10 réflexions véganes à propos desquelles j’ai changé avis !

 « Être végane signifie abandonner les produits animaux. Cela ne veut pas dire abandonner la réflexion » Tobias Leenaert

Hello,

Dernièrement je suis allé faire un tour sur le blog de Tobias Leenaert, The Vegan Strategist, activiste végane que j’aime beaucoup et ai passé 2 petites heures à lire tout ce que j’avais en retard. J’ai particulièrement aimé cet article : « 10 réflexions véganes à propos desquelles j’ai changé d’avis », qui m’a mit une petit claque dans la figure. Il est vrai que ces derniers temps, j’ai laissé tomber quelque chose que j’ai beaucoup fait au début de mon veganisme : chercher de nouvelles pistes de reflexions, m’informer, évoluer. Je m’étais posée confortablement dans mes positions, pensant que c’était bon, vous savez le fameux « je sais qui je suis, ce que je vaux, quelles sont mes valeurs et je me bat pour elles »… ah c’était chouette, mais… j’étais à coté de la plaque. Oui, j’avoue, je m’étais reposée sur mes lauriers et je ne suis pas très fière de ca. J’ai donc demandé, encore une fois, à Melvin, auteur du site vegan-life, de bien vouloir me traduire un article, par manque de temps de mon coté.

Je ne suis pas forcement d’accord avec tout le contenu (mais avec une très très grosse partie quand même), je dois encore réfléchir à certaines choses et lire certains des articles cités. Allez j’avoue ce sont les OGM qui me turlupinent.  Je partage d’ailleurs cet article plus parce que j’aimerais rappeller qu’il ne faut jamais cesser de se remettre en question, de reflechir et d’aller de l’avant que par accord avec les opinions de Tobias.

Bref assez tergiversé, voici l’article en question. Bonne lecture à vous 🙂

P.S. : Il est un des fondateurs de l’organisation Belge  EVA (Ethical Vegetarian Alternative), et, avec Melanie Joy, cofondateur de the Center for Effective Vegan Advocacy (CEVA)

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10 réflexions véganes à propos desquelles j’ai changé avis !

De  Tobias Leeneart pour The Vegan Strategist

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Tobia Leeneart, image issue de son site web

Je me suis profondément investi dans la cause animale et au sein du mouvement végane, et ce depuis environ 20 ans maintenant. Vous imaginez bien qu’après tout ce temps, j’ai abouti à des conclusions et je connais deux-trois petites choses sur le sujet.

Eh bien, finalement… j’en sais moins que ce que vous et moi pensions…

En effet, j’ai dernièrement pris connaissance de nouvelles choses, pendant que d’anciennes croyances ou pensées ont été remises en question ou tout simplement balayées. Une fois, cela s’explique par le temps que j’ai passé à écrire et à réfléchir sur mon blog and sur mon prochain livre. Une autre fois, j’ai été influencé par la philosophie – et par beaucoup de gens de The Effective Altruism movement, tout comme par des gens du Animal Charity Evaluators, de Faunalytics, et même de personnes venant du mouvement DxE (Direct Action Everywhere) .

Donc voici quelques conclusions auxquelles je suis parvenu ou auxquelles j’ai commencé à réfléchir récemment…

1. Le bien-être et la souffrance sont importants

Comme beaucoup de personnes impliquées dans le mouvement animaliste luttant en faveur des droits des animaux, je pensais qu’il ne s’agissait que d’une simple question de droits fondamentaux. Aujourd’hui, je pense que ces droits sont plus un moyen pour parvenir à une fin, principalement utile dans le fait qu’ils peuvent aider à empêcher des êtres vivants d’être blessés. Quelque part, le bien-être est devenu quelque chose de péjoratif dans notre mouvement, alors qu’il ne le devrait pas.

2. Les poulets et poissons sont également importants



Les principales victimes de nos habitudes de consommation sont de loin les poulets et les poissons. Ce sont de petits animaux, donc nous pouvons facilement en manger beaucoup, alors qu’ils souffrent tout autant. Ils méritent de fait une plus grande attention de notre part.

3. Au-delà du végétalisme 1 : la souffrance des animaux sauvages devrait également être prise en compte dans nos efforts

Les animaux ne sont pas seulement maltraités et tués par les humains : bien plus d’animaux souffrent de la faim, du froid, des prédateurs, des parasites et des maladies dans la nature. Si nous aimons tant les animaux, nous devrions également nous occuper des animaux sauvages, en étant ouvert d’esprit sur ce que l’on peut ou pourra faire pour eux dans le futur (voir l’article «La vérité dérangeante sur la souffrance des animaux sauvages : The extremely inconvenient truth of wild animal suffering).

 4. Au-delà du végétalisme 2 : il existe une autre souffrance que celle des animaux humains et non-humains

Toujours plus loin dans mes réflexions (grâce à l’ «Effective Altruism»), j’ai commencé à m’intéresser à la terrifiante possibilité qu’il puisse exister une sentience artificielle (oui, oui) dans le futur. Si nous commençons à réfléchir et à agir dès maintenant contre ceci, nous pouvons peut-être empêcher un nombre astronomique de souffrances dans les siècles à venir. Après le spécisme, il y aura… le substratisme : peu importe que tu sois vivant ou non, la seule chose qui importe est la sentience.

5. Il y a des choses bien plus importantes que le simple fait d’être végane

Oui, bien sûr, nous avons un réel impact via ce que nous mettons dans notre bouche. Et, de fait, en étant végane. Mais être un bon porte-parole et militer au quotidien pour les animaux est sûrement bien plus important encore (voir l’article «L’obsession d’être végane » : The fetish of being vegan)

 6. L’argent est l’une de nos ressources cruciales

 Nous sommes tous très véganes, mais combien donnons-nous ? Nous parlons du véganisme, mais si nous faisons des dons, est-ce que l’on encourage notre entourage à faire de même ? Avec notre argent, nous pouvons avoir un impact bien plus important qu’avec notre propre consommation seule. Et gagner de l’argent pour financer d’autres défenseurs des droits des animaux peut être un moyen très efficace de soutenir et de diffuser davantage le mouvement (voir les articles «Il est temps de faire des dons» et «Investir dans notre mouvement» : Time to donate,and Money Money Money in our Movement)

7. Le mouvement végane n’est plus nécessairement le joueur principal

Auparavant, il y avait juste nous, le mouvement végane luttant en faveur des animaux. Mais maintenant, moins directement, il y a une grande influence émanant du secteur du commerce : «Impossible Foods», «Hampton Creeks» et «the Beyond Meats», entre autres, jouent tous un rôle dans la perturbation d’une industrie toute entière et dans la création d’un changement incroyable (voir l’article «Et si les véritables avancées vers un monde végane ne sont pas essentiellement dues aux véganes eux-mêmes ? : What if the real push towards a vegan world did not come from vegans?).

8. La technologie et les OGMs à la rescousse

Les révolutions technologiques peuvent apporter des révolutions morales. Nous avons déjà vu quelques alternatives très prometteuses pour des produits animaux, mais il y a beaucoup d’autres choses à venir. Une chose qui également changé en moi est ma vision des OGMs. J’étais autrefois contre ces derniers, parce que je n’ai jamais réellement examiné le sujet en détails et j’étais consciemment aveuglé par ce que j’en entendais autour de moi. Grâce à quelques amis, et grâce au site vegangmo.com , mon opinion sur le sujet a pas mal évolué, et je peux maintenant apercevoir à quel point ils pourraient être très bénéfiques dans la lutte contre l’exploitation et la souffrance animale. Le terme «naturel» importe finalement peu (voir l’article «Qu’en est-il des OGMs et des alternatives technologiques aux aliments d’origine animale : What about GMO’s and hi-tech animal food alternatives).

9. Nous devrions investir davantage dans la recherche

 Parce que beaucoup de choses sont incertaines, et parce qu’il y a toujours des opportunités de faire de nouvelles découvertes, nous devons investir suffisamment de ressources dans la recherche et ainsi voir ce qui fonctionne vraiment. Nous devons nous y prendre sans suivre de dogmes particuliers, ouverts à tous les résultats que nous pourrions trouver. Ce qui m’amène à mon dernier point…

10. L’ouverture d’esprit est bien plus importante que ce que je croyais

Lorsque je regarde ma liste et que je remarque à quel point je me suis mis à jour dans tel ou tel domaine important, je me dois de conclure que garder un esprit ouvert est bien plus important que ce que j’imaginais. En revanche, je suis clairement allergique aux dogmes. Tandis que l’ouverture d’esprit permet un apprentissage remplit de remises en question, de nouvelles découvertes et d’améliorations, les dogmes empêchent à la fois d’apprendre et de s’améliorer – qui sont pourtant deux principes fondamentaux, surtout lorsque autant de questions et réflexions importantes sont en jeu.

Toutes ces questions sont des ouvertures vers d’autres réflexions. Cette constante évolution, ces doutes et ces incertitudes ne devraient cependant pas nous paralyser. Il y a ici plusieurs théories, stratégies et tactiques qui sont prometteuses. Nous sommes engagés dans cette lutte sur le long terme, et nous pouvons ralentir un peu pour tester celle-ci et faire des recherches, pour ensuite, avec les meilleures preuves et arguments que nous aurons trouvé, nous améliorer et prêter plus ou moins d’attention à telle ou telle stratégie.

Être végane signifie arrêter de manger des produits animaux, cela ne veut pas dire arrêter la réflexion.

 

 

3 recettes pour faire manger du tofu aux enfants (dont une sucrée carrément canon <3)

J’ai deux enfants, c’est parfois compliqué de les faire manger et donc de leur faire prendre de bonnes protéines !  Heureusement parfois ca ne l’est pas comme avec ces superbes recettes : les boulettes comme à la cantine mais en mieux, les spaghettis carottes et courgettes et du brownie cru chocolat/crème de marron. En plus c’est facile et rapide !

1) Boulettes comme à la cantine mais en mieux !
J'ai osé fait un petit écart-3
Ingrédients pour à peu près douze boulettes :
-200 grammes de tofu ferme
-2 cuillères à soupe de levure maltée
-1,5 cuillères à soupe de persil
-1,5 cuillères à soupe d’herbes de Provence
-½ oignon
-3 ou 4 cuillères à cafe d’ épices selon les gouts  (paprika, curry, cumin, coriandre…)
-Un peu de piment si le coeur vous en dit !
-2 cas de farine (moi je prend pois chiche, ou 1,5 de farine blanche et 0,5 de chanvre)
-1 gousse d’ail
-Huile d’olive
-Un tout petit peu d’eau
-Sel, poivre
Recette : 
-Couper l’oignon, l’ail puis faire revenir dans de l’huile
-Passer le tofu au mixer ou l’émietter avec les doigts
-Melanger le tofu et les autres ingredients et ajouter un tout petit peu d’eau pour pouvoir faire des boulettes.
-Les faire dorer de chaque coté
Vous pouvez servir par exemple avec de la sauce tomate, des frites, quelques légumes, à mettre dans vos spaghettis, une salade  etc
2)Spaghettis carotte/courgette, la préférée de ma fille de 2,5 ans !
J'ai osé fait un petit écart-4
Ingrédients pour 4 personnes :
-Une grosse courgette ou deux petites
-3 grosses carottes ou 4-5 petites
-Un bloc de tofu
-Huile d’olive
-Ail et/ou oignons
-Herbes et épices solons vos gouts (au thym ou au paprika c’est ce que je préfère!)
-1 cuillère à soupe de graines (sia, sesame, pavot, chanvre, tout ce que vous voulez)
Recette : 
-Emincer ail/oignon et faire revenir dans de l’huile.
-Couper le bout des légumes et les « éplucher » comme des pommes de terre jusqu’a épuisement (des légumes, des mains…xD)
-Mixer le tofu avec les herbes/épices
-Faire revenir le tout avec l’ail/l’oignon une dizaine de minutes à feu moyen, puis assaisonnez.
Vous pouvez servir seul ou par exemple avec des pommes de terre vapeur saupoudrées de persil frais. Les miens en raffolent !
3)Brownie crus,  crème de marron/tofu

 J’AI LA PHOTO !
(mais c’est pas la mienne)
(Re-pardon)

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Ce n’est pas ma recette mais celle de Swissoja, je l’ai faite plusieurs fois c’est hyper bon ❤
Ingrédients pour environ 30 carrés de brownies
-250g tofu nature
-250g crème de marron
-250g chocolat noir
-10g pur cacao en poudre
-50g noix
-1 pincée de vanille
-1 pincée de sel
Recette :

-Dans un bol, émietter le tofu avec les doigts. Ajouter la crème de marron, la vanille, les noix hachées grossièrement, le cacao, le sel, et bien mélanger.
-Faire fondre le chocolat au bain-marie. Ajouter au reste des ingrédients et bien mélanger.
-Verser le mélanger dans un plat à gratin, bien tasser et lisser avec les doigts.
-Laisser prendre au réfrigérateur durant 2-3 heures minimum. Découper en cubes

Et sinon ICI une super recette de smoothie
Bananes/Kiwi/Framboises

AVEC UNE PHOTO
MEME QUE C’EST LA MIENNE DE MOI

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Voila voila 🙂

Bon ben bon appétit !
Moi je file m’acheter un appareil photo hein 😉

La revanche de la #TeamGuacamole !

Chers tous,

Hier j’ai été plus qu’outrée, que dis-je choquée,  par le nombre de personnes consommant du Houmous. Il paraît que le Guacamole est FADE !? C’est UN MENSONGE EHONTÉ !
Tout ceci n’est qu’une conspiration visant à vous manipuler. On vous cache la vraie recette, celle qui fait MMMmmmh dans la bouche, qui fait BOUMBOUM dans le coeur.

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-Qui a mangé tout le guacamole?
-C’était délicieux

Mais je connais du monde au Mexique voyez-vous, et moyennant quelques Barres Vego, j’ai pu vous obtenir la vraie recette :

Ingrédients :

– 2 avocats bien mûrs
– 1 citron
– 1 oignon
– 1 gousse d’ail
– Quelques tomates cherry
– 4 à 5 branches de coriandre
– 1 cuillère à soupe d’épices mexicaines
– 1 cuillère à café de cumin
– 1/2 cuillère à café de coriandre en poudre
– un peu de piment séché
-Sel, poivre noir, poivre blanc
-Une feuille de persil pour la déco.

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Recette : 

 Tip pour un avocat bien mur : ôtez le petit bout de l’avocat. Si la chair à l’intérieur est jaune ou verte très clair, c’est trop tôt. Noire, c’est trop tard. Verte, c’est parfait.
En cas de doute : coupez-le en deux, c’est comme les bananes si vous avez du mal à l’ouvrir alors emballez-le dans du papier journal, il n’est pas prêt. Attention, contrairement au mythe qui circule, cette astuce ne fonctionne pas pour un(e) partenaire qui n’est pas prêt(e) à s’engager.

-Coupez l’avocat en deux, et à l’aide d’un couteau coupez doucement la chaire en quadrillage sans l’abimer. Réservez-là. Ca veut dire qu’il ne faut pas la jeter
mais la mettre de coté.
-A l’aide d’une petite cuillère, sortez-là sans l’abimer.
-Ecrasez la délicatement avec une fourchette. Ne mettez pas au mixer , vous vous retrouverez avec une pâte qui ressemble à du vomi, vous ne convaincrez personne avec cette violence.
-Ajouter les épices, les herbes finement coupées, l’ail émincé, les tomates coupées en dés, le jus du citron pressé, le sel et les poivres et mélangez  doucement, avec amour. J’ai dit avec amour.
-Mettez de l’eau dans votre bouche ou des lunettes de ski sur vos yeux et émincez votre oignon, puis ajoutez-le à votre préparation. Si vous n’avez pas fait comme j’ai dit, séchez vos larmes après l’operation.
-Mettez votre guacamole dans la chaire de l’avocat et déposez délicatement votre feuille de persil dessus.

Tips  bis : Servez avec au choix du pain grillé, des nachos ou autres chips mexicaines,
des légumes crus, ou encore avec des croutons à l’ail. 

ET une petit cuillère. 
Si vous avez des problèmes avec votre belle-mère, cette recette devrait tout résoudre. 

VOILA !!! 

Et comme je suis une battante, que quand je vois un injustice je fais tout mon possible pour la combattre..
voici maintenant le debunkage des arguments de la #TeamHoumous.

 ATTENTION C’EST LA GUERRE

1)  La facilité. Le houmous on met tout au mixer et cest fini.
Oui mais nous on est des vrais, on sait se servir de nos mains et de notre coeur, c’est comme ca qu’on fait de la vraie cuisine et pas autrement.

2) Les protéines.
D’une il n’y en a pas que dans les pois chiches, de deux on n’en a pas tant besoin que ca, c’est Jonathan Mann qui le dit dans sa chanson 

3) Les oignons ca pique les yeux.
Oui mais si tu fais comme j’ai dit ca ne pique plus. Sinon t’es qu’un fragile.

4) Le gout.
C’est bien simple si vous préférez le houmous vous n’en avez pas. 

Et pour finir :

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(Merci Florence Dellerie pour cette merveille)

Je vous remercie de votre attention.
Si vous aimez le guacamole, si vous détestez le houmous, votre belle-mère,
ou si vous avez bien rit, partagez !

Des kiss et du love,
Noita.

PS : Sinon j’ai écrit un super article sur le véganisme et les TCA :
ICI 
Et pourquoi j’impose le véganisme à mes enfants
ICI

Véganisme, TCA et écarts : Il faut urgemment mettre fin au lynchage. Pourquoi je suis végane… mais végétarienne.

 

Bonjour 🙂

Cet article est très long. Il est divisé en 4 parties :

-La première explique le problème TCA/véganisme.
La deuxième explique pourquoi on est quand même végane malgré les écarts.
-La troisième propose des idées pour limiter/repousser les craquages.
-La quatrième est composée de témoignages d’autres personnes. 

Allez aux couleurs qui vous intéressent 😉

Merci tout particulièrement à Ben,  Mathilde et Seb,  aux membres du groupe Facebook « Végétariens, végétaliens, vegans et cool : En route vers le Véganisme« , à K&M les véganautes et aux membres de ma team LeTofuTeParle pour leur soutien inconditionnel et précieux.

Bonne lecture, Noita.

______________________

 

« T’es végane, t’as choisi, démerde-toi » Un con.
« Apprend à te battre, et si t’as pas la carrure ou le courage apprend la tchatche »
Djamhellvice

PARTIE 1 : EXPLICATIONS : VEGANES, TCA (et TPL)

 

Intro

Je suis végane mais aussi borderline, et comme un pourcentage non négligeable de personnes, victime d’un TCA (trouble du comportement alimentaire) appelé compulsions alimentaires. Pour beaucoup d’entre vous, et je ne vous en veux pas, ces 3 termes ne veulent pas dire grand chose, à moins d’être directement concerné par un de ces problèmes ou comme moi, des trois. Important à savoir pour la suite de la lecture : toutes les personnes qui sont borderline (ou atteintes d’un autre trouble mental) n’ont pas de TCA, et tous les gens qui ont des TCA ne sont pas borderline, et les TCA touchent les véganes comme les non-véganes.

Mon TCA ne concerne que le fromage, je n’ai jamais aucune envie de viande/poisson, de miel ou dœuf. Très engagée sur les réseaux sociaux notamment Twitter, j’ai été souvent déçue voir choquée par les réactions de certains véganes qui ne tolèrent aucun écart. Mépris, jugement, injures… certaines personnes m’ont même supprimée et bloquée de leurs réseaux sociaux, me jugeant faible et non-végane car j’ai mangé, et croyez- moi à contrecœur, du fromage (ah bon, pas végane ? On y reviendra !). Je me suis d’abord beaucoup culpabilisée, beaucoup énervée, beaucoup engueulée, j’ai pleuré des centaines de litres de larmes, au point de m’épuiser mentalement puis physiquement à tenter de résister le plus possible et d’expliquer aux gens les raisons de mes écarts, avant de me rendre compte que le problème n’était pas tant de se prendre pour un(e) meilleur(e) végane, mais plutôt une incompréhension totale des TCA, des troubles mentaux, et… de morphine (vous savez ce truc qui calme) ! On y reviendra aussi. Il est temps de mettre les points sur les i, histoire d’éviter d’en mettre dans certaines figures, et de faire cesser des souffrances inutiles.

J’aimerais, avant de me lancer dans le vif du sujet, rappeler aux véganes que s’ouvrir à la souffrance animale ne veut pas dire effacer, oublier ou nier la souffrance humaine, car ceci est du spécisme, précisément ce contre quoi nous nous battons.

Véganisme et TCA : quel est le problème ?

Le véganisme est une prise de position éthique en faveur des droits des animaux. Les véganes ne consomment/n’achètent/n’utilisent/ne financent d’aucune façon l’exploitation, la souffrance et la mort animale. Tout comme les personnes consommant des POA (produits d’origine animale), certains véganes sont victimes de TCA. Les TCA sont des conduites alimentaires « extrêmes » pouvant mettre la vie en danger. Ces conduites alimentaires sont à l’origine de troubles somatiques et psychologiques profonds, du à des chocs psychologiques qui remontent souvent à l’enfance. Ça peut être de la boulimie, de l’anorexie ou de fortes pulsions envers un  aliment (mon cas). Il se peut que l’on ait affaire à un ou plusieurs aliments qui ne sont pas véganes et se pose alors un problème : avec d’un côté l’envie physique très forte de manger ce produit, de l’autre le refus moral de le faire, certains véganes se retrouvent dans une situation particulièrement difficile, le cul entre deux chaises si je puis dire : manger un POA ou aller dans le sens de ses convictions… quitte a mettre en danger sa santé (physique ou mentale).

Contrairement à ce que certains sont l’air de croire, devenir végane, c’est à dire faire un choix éthique et moral, ne stoppe pas des TCA, ne stoppe pas des troubles mentaux, qui sont souvent présents depuis des années. Autant dire qu’ils sont comme gravés, qu’ils font partie de nous. Se positionner pour la libération animale ne met pas fin à des pulsions alimentaires qui sont psychologiques et la conséquence d’une souffrance profonde. Ça serait trop beau. Au contraire, faire le choix du véganisme alors que l’on a des TCA peut aggraver ces derniers. Il faut beaucoup de force et de courage mental pour parvenir à ne plus manger de POA (produits d’origine animale) et être entouré de gens bienveillants et compréhensifs (espèce en voie de disparition). Malheureusement, c’est rarement le cas, et cela entraine de grandes souffrances. En plus des problèmes « de base » posés par les TCA s’ajoutent une autre couche de culpabilité et de honte, qui rendent les TCA encore plus difficiles à vivre et supporter.

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Quelques precisions sur mon cas personnel

Mon TCA est un des symptômes d’un trouble mental avec lequel je dois vivre depuis des années : le trouble de la personnalité limite (TPL) plus connu sous le nom de borderline.

« Le trouble de la personnalité limite  (TPL) est un trouble de la personnalité caractérisé par une impulsivité majeure et une instabilité marquée des émotions, des relations interpersonnelles et de l’image de soi. Le trouble borderline peut entrainer dépression, troubles bipolaires ou troubles anxieux généralisés.  Il peut aussi affecter le travail, la vie sociale, l’estime de soi. Les personnalités borderline ont souvent des conduites addictives. Le taux de suicide chez les personnes borderline est particulièrement élevé »* En gros, je suis quelqu’un qui peut péter des câbles facilement, qui doute énormément d’elle-même et des autres, de très anxieuse, j’ai de grosses difficultés de communication, de compréhension des « règles » de la société et de relations sociales dès que je commence à être un peu proche de quelqu’un.

Je suis devenue végétarienne du jour au lendemain puis végétalienne puis végane. Malheureusement pour les animaux, cela m’a prit 2 ans. Au début pas de problèmes, c’était la joie, la libération, la légèreté, la fierté, je le criais partout…Puis je me suis tapé de violentes pulsions pour le fromage qui ont aggravées le nombre et l’intensité de mes « crises » de colère, de pleurs et surtout intensifié/augmenté les sentiments de vide et d’inexistence qui sont de véritables plaies à vivre, menant certains borderline au suicide. Retour violent de boomerang dans la gueule, difficile de contrôler mes émotions. Je casse tout autour de moi, je hurle, je pleure, j’ai parfois meme envie de frapper mes enfants, rien ni personne ne peut me calmer, je tape dans les portesjusqu’a ce que je m’effondre de fatigue.. et pour cause, pour me calmer j’ai besoin de … morphine. On y reviendra aussi… Chassez les produits laitiers ils reviennent au galop hein.

Réduire un TCA à un caprice alimentaire est une erreur, de même que réduire la dépression à une simple déprime ou un trouble mental comme le TPL à un problème psychologique. C’est une sacrée emmerde ces machins, et quand vous les combinez, c’est pire. Si vous croyez au karma et que vous êtes border avec des TCA, alors dans votre vie précédente vous avez dû être un sacré trou du cul pour vous taper cette merde.

 Concrètement, j’ai des pulsions alimentaires modérées. MO-DE-REES. Et j’en chie alors j’ai beaucoup de mal à imaginer l’immense détresse de ceux pour qui le TCA est grave. Sincèrement j’ai mal au cœur rien que d’y penser, ça doit être une torture. Je vous envoie plein de force et de courage.

« T’es qu’une hypocrite, une grosse pute »
« Tu devrais crever comme les animaux dont tu finance l’exploitation »

ASSEZ PLEURNICHÉ IL FAUT TENTER DE (SE) COMPRENDRE. Et se mettre un peu à la chimie. Oui, c’est la qu’on parle de morphine !

Pour trouver des solutions, il faut chercher. Chercher. Chercher. C’est chiant, linéaire, barbant, déprimant, mais à un moment il faut se bouger les fesses. Donc, j’ai ouvert Google et commencé à pianoter.

Quand on commence une alimentation 100 % végétale, on est très vite confronté à un problème de masse, ou plutôt de drogue, et avant de hurler au blasphème, lisez plutôt : pour les Hommes, le fromage, c’est de la drogue (doublé d’un poison mais ca c’est une autre histoire). Ca, je le savais déjà, mais comme vous ne le savez peut-être pas je vais vous expliquer #LaMeufTropCool.

En fait comme je suis assez nulle en chimie (et flemmarde) je vais simplement faire un copié collé.

« Selon le Dr. Neal Barnard, fondateur et président du Comité des Physiciens pour la Médecine Responsable, le fromage est « le crack des produits laitiers ». Cela peut vous sembler un tantinet exagéré dit comme ça, mais regardons plutôt ce qui se passe dans votre corps, lorsque vous digérez du fromage. Vous verrez qu’au final, la comparaison est loin d’être complètement déplacée !

 Il se trouve, en effet, que le fromage agit un peu de la même manière que la cocaïne sur notre cerveau. Le coupable, c’est la caséine, une protéine présente naturellement dans le lait, qui devient extrêmement concentrée au cours du processus de la fabrication du fromage. Et quand vous mangez goulûment un morceau de camembert bien crémeux, votre corps doit casser cette protéine complexe en la coupant en petits morceaux.

 Sauf qu’au lieu de complètement l’absorber, votre système digestif la découpe en petites chaînes d’acides aminés, la casomorphine. Et si le nom de cet acide vous rappelle la morphine, sachez que ce n’est pas un hasard !

Selon le Dr Barnard : « Ces fragments de protéine peuvent se fixer aux récepteurs opiacés situés dans votre cerveau. Comme son nom l’indique, la casomorphine est un dérivé de morphine, issu de la protéine de caséine. »

 Le fromage contient de la morphine, la fameuse substance active présente dans l’opium**

Boum. On croit qu’on aime le fromage pour son gout, sa texture, son coulant ou sa force de caractère : que neni, nous nous voilons la face, nous sommes dépendants. Les produits laitiers, et donc encore plus le fromage, agissent comme une drogue au niveau de nos neuromédiateurs. Nous en consommons énormément, depuis plusieurs décennies et en trop grande quantité, cette addiction est donc bien ancrée. Enormément de monde a du mal à passer du végétarisme au végétalisme a cause de cette addiction. Mais comme pour le tabac, avec de la patience et de la motivation, on y arrive.

Partant de cela, il est aisé de comprendre qu’il est difficile de stopper sa consommation de fromage, même si l’on a l’immense chance de ne pas avoir de TCA. A l’addiction physique s’ajoute les problèmes psychologiques, liés à des souffrances personnelles profondes qui remontent parfois à l’enfance.
Comprenez-vous la difficulté et la complexité du problème ? Toujours pas ? Alors voilà :

Dans mon cas personnel par exemple, un pétage de câble suite à une émotion très forte peut se calmer avec…de la morphine. Dans ces moments là il se passe quelque chose de très simple : de même que lorsque vous êtes en carence de fer votre cerveau vous réclame, selon vos habitudes alimentaires, de la viande rouge ou une bonne grosse portion de houmous , lorsque je suis « en crise », le mien réclame l’aliment dans lequel se trouve la morphine : le fromage. Lors d’un TCA, le principe est a peu près le même, quel que soit le problème, qui diffère selon les personnes, le cerveau va réclamer l’aliment qui soulage, qui fait du bien, dans lequel se trouve ce dont vous avez besoin pour vous calmer.

 

PARTIE 2 : EST-ON VEGANE SI ON A DES TCA ? ATTENTION SPOILER : OUI

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De nombreuses personnes ont des TCA, véganes ou non. Mais, je l’ai écrit au début de cet article : celles ayant fait le choix de ne plus financer l’exploitation animale, à chaque craquage, peuvent ressentir énormément de honte et de culpabilité. Il m’arrive de pleurer toutes les larmes de mon corps alors que je mange ma 4 fromages, j’ai d’ailleurs eu plusieurs fois les larmes aux yeux alors que j’écris cet article. Hors, il n’y a strictement aucune raison de se sentir coupable ou d’avoir honte. AU-CUNE. Pour quatre raisons

1) Le 100 % végane est un mythe. Comme le 100 % Zéro Déchets ou le 100 % local/saison. Comme aiment à nous le rappeler les personnes qui ne comprennent que très mal notre choix moral, lorsque nous marchons nous tuons des fourmis, lorsque nous conduisons nous tuons des moustiques, ou, pour aller très très loin dans un raisonnement que j’ai du mal à comprendre mais allons-y quand même, lorsque nous sommes malades nous nous soignons en tuant des bactéries, des virus. Il n’est pas suffisant d’une seule vie pour démasquer tous les produits qui contiennent des POA ou sont testés sur des animaux. Parfois, certains produits sont financièrement inaccessibles (par exemple les shampooings à 4,40 euro le flacon, quand à coté il y en a pour 80 ct et qu’on fini mal les fins de mois), on peut aussi se retrouver dehors sans rien, à crever la dalle, et sans options végane aux alentours. Je pourrais faire une liste énorme des cas où appliquer le véganisme n’est pas possible.

2) PERSONNE n’à à vivre un enfer parce que notre société est malsaine. Comme m’ont dit les blogueurs K&M : nous ne devons rien à personne. La souffrance humaine ne doit pas être ignorée, ou minimisée par rapport à la souffrance animale. Combien de fois m’a-t-on dit « mais pense aux animaux, ils souffrent plus que toi ». Pardon mais c’est des conneries. Bullshit. Oui les animaux souffrent le martyr, et j’en suis désolée. Mais moi aussi. Et penser à ce qu’ils subissent ne soigne pas un trouble mental, ne soigne pas un TCA (gravez cette phrase au marteau piqueur dans votre tête svp). Au nom de quoi est-ce que je dois m’imposer une torture mentale, une souffrance quotidienne, et faire de ma vie/celle de mes proches un enfer ? Au nom des animaux ? Ce que je vais dire va peut en choquer quelques un d’entre vous, mais j’estime que ma santé passe avant tout le reste. Avant les animaux. Avant mes enfants. Et puis, si je suis constamment en crise, comment est-ce que je milite ? Comment est-ce que je gère une équipe de 30 personnes pour publier un magazine qui touche des milliers de gens si je suis épuisée, dépressive ou si j’ai envie de mourir ? Pis face à un ours qui voudrait vous bouffer, je doute que vous vous diriez « eh l’ours je suis végane, vas-y dévore-moi, et fait toi plaiz tartine moi de miel j’en ai vu par la bas ». Non, vous vous défendriez, quitte à le tuer si vous échapper ou le blesser ne suffit pas. C’est pareil avec les TCA, c’est une question de survie.

3) Les médocs ne sont pas véganes. Alors vous allez me dire que je pourrais prendre des médicaments et que le problème serait réglé. Apres tout c’est ce que font les gens atteins de trouble mentaux et de problèmes psychologiques. Hors, les médocs n’aident pas tous/toujours. Je n’en prends pas pour deux raisons. La première est personnelle : pour des raisons qui ne regardent que moi je refuse de prendre ces cochonneries. La deuxième est liée au véganisme : les cachets sont entourés de gélatine de porc, contiennent du lactose et sont testés sur les animaux. Donc, ce n’est pas plus moral ou éthique que de consommer du fromage. En fait, avec le fromage, je finance l’exploitation animale, au moins je ne finance pas les tests sur animaux, c’est un moindre mal.

4) Pour tout ce qu’on fait à coté…Combien d’entre nous véganes sommes atteins de TCA et sont pourtant des exemples ? Que l’on soit activiste, militant ou pas d’ailleurs. Je dis souvent que rien qu’être végane montre à notre entourage qu’il y a des alternatives, et que de fait, on peut toucher des personnes, ouvrir des consciences : c’est déjà énorme. Et quand on s’investit, on en fait tellement plus. On touche du monde, on « véganise », on change le monde jour après jour, et ce aux cotés de gens qui financent toutes les horreurs de ce monde malade parfois en étant complément conscients du problème. Vous, vous savez, et vous faites ce que vous pouvez, alors aux chiottes le mal-être. 

Souvenez-vous qu’être végane c’est FAIRE LE MAXIMUM QUE L’ON PEUT. Merci Clarence de me l’avoir rappelé. Regardez vous dans un miroir, si vous savez que vous ne trichez pas, que vous ne vous servez pas du TCA comme excuse, alors vous n’avez pas à vous sentir mal, relâchez la pression. Avec mon TPL, je ne suis jamais satisfaite de moi-même, je doute sans cesse, et quoi que je fasse je me sens coupable. Malgré les centaines de messages de soutiens que j’ai eu dernièrement, malgré mon militantisme sur Twitter, sur mon blog ou via le magazine*** je me sens comme une grosse merde à chaque fois que je dois faire un écart. Ne vous infligez pas ca, ce sont des souffrances inutiles que vous n’avez, pour aucune raison, besoin d’endurer, vous ne méritez pas ca. Soyez fiers d’être végane, de faire ce que vous pouvez dans la limite de vos moyens, gardez le sourire et avancez. #ForceEtCourage. Re-cœurs sur vous. Pleins.

Et j’ajouterais même un petit 5 : quelle image du véganisme donne-t-on si celui-ci est un calvaire à vivre ? A qui donnerons nous envie de nous lancer s’ils nous voient malheureux, dans la galère, ou pire, malades ? Le véganisme est déjà hyper mal vu quand il montre tout le bien qu’il fait…

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PARTIE 3 : IDEES POUR LIMITER/REPOUSSER LES CRAQUAGES (voire ne pas en avoir du tout si on n’a pas de TCA)

Sans TCA, ces conseils devraient vous aider à supprimer définitivement les POA de votre vie, avec TCA vous pourrez peut-être repousser quelques temps la consommation de fromage et donc, en consommer moins à long terme.

Important avant de passer à la liste : pour régler un problème il faut en connaître l’origine. Vous seul savez si c’est votre TCA qui vous casse les pieds ou s’il s’agit d’autre chose. Cependant, le temps (3 ans !) m’a montré que je peux souvent me tromper. Et dernièrement, un couple d’amis (merci B et M) m’a expliqué que mon envie de fromage peut être :

-Un besoin de gras. Perso, dans ce cas un avocat réduit en guacamole fait passer le truc. J’ai augmenté ma quantité hebdomadaire de gras car je mangeais bien trop « healthly », et j’ai moins souvent envie de fromage depuis 3 semaines ! Comme quoi, trop c’est pas forcement le mieux 😉 En plus c’est top pour la santé ! 

-Un besoin de salé. Des chips et ca passe 😀

A vous de choisir vos aliments gras/salés. Pour combiner les deux rapidement tout en se faisant plaisir : des frites ou des nachos avec votre sauce préférée.
Si après ces deux tentatives, rien n’y fait, alors vous êtes bien en tête à tête avec votre TCA.

LISTE :

  • Pensez aux victimes. Fonctionne approximativement 3 minutes en cas de TCA mais pour les autres, ca peut aider, surtout au début. Rappelez-vous pourquoi vous avez décidé de supprimer les POA de votre vie. Essayez de chanter du Res Turner à fond, ou collez une photo/un sticker sur votre frigo, ca calme.
  • Réduire petit à petit, SI NECESSAIRE. Là aussi, pour les TCA ca marchera moyen voire pas du tout, mais pour les autres ca peut faire des miracles. Quand on passe de végétarien à végétalien, on se prend les effets du manque dans la tronche. Autant éviter la mauvaise humeur et les frustrations en réduisant petit à petit. A ne faire que si vraiment vous avez du mal. Ceux qui peuvent arrêter du jour au lendemain, faites le, pensez aux animaux ! Les autres, ne culpabilisez pas de ne pas pouvoir : nous n’avons pas tous les mêmes armes pour nous battre face à ce genre de situation (ADN, physique, mental, pression sociale, santé etc)
  • Faire des réserves de ce qu’on aime manger, dans son placard mais aussi toujours en avoir dans son sac : sa barre Vego ou les barres raw, son fruit préféré, sa petite bouteille de smoothie, un paquet de gâteaux, galettes de mais soufflé… Quand je dis réserve, je dis réserve, façon bunker : gardez en une bonne quantité et n’attendez pas de ne plus en avoir pour en racheter.
  • Préparer des plats à l’avance et congeler. Quand vous avez un peu de temps libre, prenez un moment de détente et mettez vous derrière les fourneaux : pizzas, lasagnes, pots de houmous, hachis Parmentier et autres gratins, feuilletés, quiches/tartes/gâteaux, sushis etc.
  • Notez quelques recettes « de secours » hyper rapides : pain perdu, guacamole, quatre quart, banana bread, boulgour à la tomate, salades, smoothies
  • Trouvez des alternatives, découvrez des nouvelles saveurs qui pourraient prendre la place de ce qui n’est pas végane et que vous avez l’habitude de manger. Le végétalisme ce n’est pas SE PRIVER, au contraire c’est découvrir de nouvelles saveurs. Ca vaut pour le véganisme et tout ce qui touche aux cosmétiques ou la mode : testez, faites vous plaisir. N’hésitez pas à regarder dans les groupes veg. de Facebook ce que les gens disent des produits ou à demander si personne ne l’a déjà fait.
  • Pour retrouver le gout du fromage, pensez aux fromages végétaux. Il y en a des tout prêts, mais vous pouvez aussi les faire maison. Ceux à base de noix de cajou sont très faciles et rapides à faire et le gros avantage c’est que vous leur donnez le gout qui vous chante. Mon préféré c’est tomate/thym. Idem pour la viande, les similis sont de mieux en en mieux. Je vous conseille en particulier les livres de Marie Laforet et Sébastien Kardinal.
  • -Pour la livraison de pizzas : Quand vous avez un peu de temps libre, partez à la recherche des livreurs autour de vous qui proposent des options véganes. Beaucoup proposent des pates ou pizzas végétariennes, si vous allez sur place chercher votre plat, peut-être accepteront-ils de mettre du fromage vegan, si vous le leur apportez. Et s’ils sont ok, proposez leur un deal avec VegoResto . Allez savoir, vous allez peut-être changer la vie de quelqu’un 😉 Idem pour les sushis, certains établissements en proposent peut-être à l’avocat, au concombre, au poivron, au tofu, au tempeh, à la tomate séchée, à la mangue etc. Fouillez  🙂
  • -A l’extérieur : Installez Happy COW sur votre téléphone pour trouver des restos avec des plats véganes ou végétariens. L’appli est gratuite et la version sans pub est à 4euro. Elle indique aussi les magasins bio qui ont une boulangerie si celle-ci propose du végane/végétarien (en tout cas pour la version allemande que j’ai, je vis à Munich). Si vos invités, la cantine etc. ne peuvent pas/ne veulent pas vous proposer de plats véganes, amenez le vôtre. Sinon vous pouvez : ne pas y aller, ne pas manger, éventuellement faire un écart exceptionnel.

 

 

PARTIE 4 : LES CAS DES AUTRES : TEMOIGNAGES

Merci à tous ceux/celles qui ont eu le courage de partager leur histoire. Je vous envoie une pluie de kiss et de love bio, local et de saison ❤ 

Clémence, 23 ans : 
Je souffre de compulsions alimentaires depuis 2 ans et demi, c’est un problème à part entière. Cela consiste pour ma part à avoir des idées obsédantes de nourriture qui apparaissent souvent en milieu d’apres midi, une tension naît en moi, toutes mes pensées se tournent vers le besoin de manger des choses grasses et sucrées. Tant que je n’ai pas assouvi cette envie, je ne peux me concentrer sur rien d’autre… Donc je vais dans une supérette, j’achète des biscuits, du fromage, des sucreries, comme si j’étais dans un état second. Et je m’empresse de rentrer chez moi pour m’empiffrer et ce, même si je n’ai pas faim à la base… Et ensuite je suis amorphe, je suis fatiguée. Je suis étudiante en médecine, donc même si au début j’étais dans le deni en pensant pouvoir reprendre le contrôle quand je le voudrais, j’ai du me rendre à l’évidence que c’était un véritable problème. Et quand j’ai regardé la vérité en face, je suis tombée en dépression. Ça a été très dur. Quand j’ai des compulsions, j’ai une envie de manger très pressante, donc je vais au magasin du coin et j’achète des gateaux, des céréales, du lait, du fromage, etc… des produits qui contiennent des POA en plus qui sont transformés. Cela crée un véritable conflit de valeurs en moi, car je sais toute la souffrance animale que cela engendre et je ne voudrais plus y participer. Au quotidien c’est assez difficle, je suis assez déprimée et parfois j’ai envie de tout arrêter, de me remettre à manger de tout, comme avant. Mais dès que je repense aux images d’abattoir, aux conséquences de l’élevage industriel sur l’écologie et les hommes, je me dis que je ne peux pas revenir en arrière. Donc aujourd’hui j’ai accepté que je n’étais pas parfaite, j’accepte mes « craquages » même si je mange des produits à base de lait et d’œufs. J’ai remarqué que de faire ça, ça me permet d’espacer mes crises de compulsions. Et je sais qu’un jour, tout ça sera derrière moi, je serai fière du chemin parcouru et je pourrai inspirer les gens pour que à leur tour, ils se tournent vers le végéta*isme. Je conseillerai d’en parler à notre entourage ou du moins aux gens qui nous sont le plus proches pour qu’ils comprennent et ne jugent pas. Et aussi ne pas hésiter à se faire aider, il n’y a pas de honte à avoir, c’est une maladie qui nécessite du temps pour s’en sortir, mais c’est possible ! Et surtout, le pire ennemi est la culpabilité ! Donc même si lors du TCA tu craques sur un produit que tu « t’interdis », assume, prends du plaisir et va de l’avant ! Personne n’est pas parfait et le passé est le passé. Et aussi, ne pas oublier de se dire qu’on n’est pas les seuls à vivre cet enfer et que des gens s’en sont sortis. Je trouve inspirant d’aller voir leur témoignage sur youtube, ça donne de l’espoir et du courage !

Sev Gratia 
Je suis végane depuis un an, végétarienne avant cela.Je me suis engagée notamment auprès de la Société Végane Francophone et j’étais admin de « Vive la b12 ». Je souffre d’hyperphagie depuis longtemps avec des hauts et des bas comme pour tous les TCA. Le stress et la frustration augmentent les crises. Avant, j’étais une vraie viandarde et une fan de fromage comme tout savoyard qui « se respecte ». Je n’ai pas eu de mal à devenir végane. Mais au fur et à mesure, j’ai commencé à avoir de plus en plus de crises d’hyperphagie. Je mettais ça sur le compte d’une année psychologiquement difficile. Puis, petit à petit je me suis rendue compte que j’avais envie de fromage. Vraiment envie alors que j’en étais dégoûtée.  Jai fait une crise avec du fromage. La culpabilité était énorme (culpabilité des crises + culpabilité pour les animaux). En en parlant avec ma psy on a déterminé que la frustration accentuait la fréquence des crises. Le problème c’est que ma santé en pâtit. Mon foie a du mal à supporter.Du coup, avec beaucoup de culpabilité mais aussi un certain soulagement de relâcher l’intense contrôle dont j’avais besoin au quotidien, je suis redevenue végétarienne .Je reste pour le véganisme,  vraiment. Je continue à acheter des produits sans POA et non testés pour la vie courante etc. Mais je relâche le contrôle que je m’imposais. Je me soigne et j’espère pouvoir redevenir végane*. Mais je préfère être en bonne santé et bien dans mes baskets que végane malade (physiquement et psychologiquement)

*Tu l’es 😉

(Anonyme) 24 ans
Je souffre d’hyperphagie, j’ai des pulsions de nourriture très souvent. Je peux dévorer tout ce que je trouve à ma portée, sans faim. Je l’ai accepté en tant que TCA à partir du moment où j’ai commencé à vouloir me contrôler dans le cadre d’un arrêt de ce que je pensais être du grignotage. Je me suis renseigné et j’en ai parlé à un médecin. Cela pose problème au véganisme car j ai des pulsions concernant le fromage. J’arrive à faire des sevrages de plusieurs semaines, mais le tca me rattrape tout le temps. Autour de moi il y a aussi bien de la compréhension et de l’aide, que des jugements et des tentatives de me faire culpabiliser…chose qui me fait replonger encore + dans mes pulsions à cause de la déception et de la peine. J’aimerai qu’ils comprennent dans un premier temps, qu’ils fassent peuve d’empathie, en encourageant à se battre. Pas de difficulté pour mes proches, aucun n’est vegane. Je donnerai le conseil d’avoir TOUJOURS un aliment végane sur soit qu’on adore. De travailler sur soit, car l’hyperphagie est à mon sens en premier lieu un soucis psychologique. Également, acheter pleins de fruits, pour ceux qui peuvent se le permettre, ça m’a sauvé la mise plus d’une fois.

… Eeeeeeet… j’avais plus de témoignages que ca, mais impossible de les retrouver parce que je suis hyper mal organisée ! J’update si je remet la main dessus 🙂 N’hésitez pas à écrire les vôtres en commentaire 🙂

Je vous embrasse tous très fort.

Des kiss et du love,

Noita

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N.1 Le Tofu Te Parle avec ITW de JihemDoe
N.2 Le Tofu Te Parle avec ITW de Gurren Vegan
Page Facebook Le Tofu Te Parle et site web (on le remplit doucement 😉

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* http://www.aqpamm.ca/ressources/fiches-maladies/le-trouble-de-la-personnalite-limite/

** http://www.demotivateur.fr/article-buzz/manger-du-fromage-serait-aussi-addictif-que-certaines-drogues-dures-selon-de-nombreuses-etudes-tout-s-explique–3620

*** http://letofuteparle.com

 

Interview de Jo-Anne McArthur, photojournaliste activiste.

Bonjour à tous !

Vous ne le savez peut-être pas, mais je vis en Allemagne. Il y a trois mois, c’est Sébastien Kardinal, le roi de la french porn-food, qui faisait la Une. Il tient d’ailleurs avec sa compagne le site VG Zone, un indispensable pour les véganes parisiens ! Par manque de temps, je n’avais pas pu la traduire et poster l’article. J’ai contacté l’intéressé, sait-on jamais, on pourra peut être la retrouver !

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Des fois que vous ayez des doutes sur ce que je dis 😉

Dans le dernier numéro, j’ai découvert  Jo-Anne McArthur, journaliste photographe,  grande amoureuse des animaux et activiste très engagée dans la lutte pour la libération animale. Je voudrais partager cette découverte avec vous. Ses photos sont magnifiques, et montrent les animaux d’une façon très differente de ce que l’on a l’habitude de voir. Elles m’ont beaucoup touchées.
Grand merci à Melvin, auteur du site VeganLife pour la traduction ! 

Interview Jo-Anne McArthur
Version originale : Vegan Magazin
Toutes les photos sont issues de son site internet
Envie d’en savoir plus ? Plus d’infos sur Jo-Anne sur son wiki anglais

 

Vous avez mené des enquêtes dans des fermes à fourrure et dans des abattoirs. À quoi ressemble véritablement votre travail?

Les gens ne voient que le résultat final de mon travail, mais pas tous les défis et les tentatives que celui-ci représente. Nous devons faire face à toutes sortes de situations, comme des portes fermées et l’impossibilité d’entrer dans un endroit, ou encore, parfois, nous devons nous enfuir rapidement. Je n’aime pas mentir aux gens ni tourner autour du pot. Je préférerai faire tout mon travail honnêtement, sans ambiguïté et en plein jour, mais ceci est rarement envisageable pour les personnes comme moi qui souhaitent exposer la cruauté devenue institution. Nous devons donc travailler la nuit et accomplir une tâche épuisante, douloureuse et agaçante; nous prenons en photo des animaux, pour ensuite les laisser derrière nous. Fermer la porte et s’en aller ainsi est la partie la plus difficile de notre travail.

Pourquoi?


Nous sommes ici parce que la cause animale nous importe, et la dernière chose que nous voudrions faire est de les laisser derrière nous. Mais notre objectif est seulement de documenter les gens afin d’exposer la cruauté.

Quelle est la partie la plus difficile à supporter dans votre travail? 


Ce qui peut être très difficile, c’est de supporter tout ce que l’on voit afin de prendre les photos nécessaires, sans être tenter de partir. Être dans abattoir peut être vraiment difficile à surmonter, et je ne peux pas vraiment expliquer ce que je ressens vraiment par rapport à ce que je peux y voir. Ces animaux regardent partout autour d’eux dans l’espoir de trouver un échappatoire. Ils ont besoin d’aide. Et je ne peux pas les aider.

 Comment gérez-vous la violence dont vous êtes témoin à travers votre travail?

J’ai appris à la gérer après des années de pratique. J’ai suivi une thérapie qui m’a aidé à m’adapter à ce genre de situation. Nous pourrions sans doute tous nous sentir terriblement mal chaque jour à cause de ce qui se passe dans le monde, tant pour la planète que pour les animaux. Mais cet état d’esprit me rend finalement paresseux et improductif. Tous les jours, je choisis de vivre avec espoir et de me concentrer sur le fait de changer les choses et sur les bonnes personnes autour de moi. C’est le mieux que je puisse faire.

 Y a-t-il quelques situations où il vous était impossible de prendre des photos?

Oui, la semaine dernière, lorsque je n’ai pas pu pénétrer dans une grange – les portes étaient fermées! Cependant, en général, je parviens toujours à trouver un moyen d’entrer et/ou de prendre des photos. Dans des zoos par exemple, il y a souvent des obstacles, comme des parois épaisses de plexiglas toutes rayées, ou encore des barrières en tout genre. Être photographe veut aussi dire se montrer créatif devant les obstacles que l’on peut rencontrer. Ou, pour donner un autre exemple, photographier les interactions des gens (ou le manque d’interaction plutôt) avec les animaux n’est pas toujours évident. C’est un thème récurrent dans mon travail.

 Donc votre travail n’a pas pour seul sujet les animaux?

C’est véritablement une étude sociologique sur notre rapport avec les animaux. Notre manque d’esprit critique sur ce monde. Les humains dans les zoos prennent des photos et selfies, complètement absorbés par le fait qu’il y ait un animal majestueux devant eux. Ils sont tous à côté d’animaux, sans vraiment les voir.

 

 Vous êtes parvenu à documenter des abattoirs et des animaux en train de souffrir et de mourir. Avons-nous réellement besoin de ce genre d’images, selon vous?

 

Oui nous avons besoin, mais je préfère ne pas les mettre en valeur trop souvent. Les gens doivent davantage faire leur propre recherche à ce sujet. Voir la violence aussi près de soi ainsi peut être très traumatisant, et cela peut même braquer certaines personnes. Nous devons faire le contact entre l’animal et nos yeux via ces photos, même s’ils sont tout près de la mort. Cependant, il semblerait que les gens soient plus affectés par des histoires positives que par des images plus ou moins choquantes.

 Quel type(s) d’images fait le plus changer les gens?

Les gens sont davantage inspirés par des célébrités, qui sont presque héroïques pour certaines personnes. C’est pourquoi je me concentre également sur des activistes autour du globe, et plus tard, sur les femmes dans la défense des animaux. Ce projet est appelé « Unbound ». Je fais cela parce que j’ai pu rencontré des personnes comme DR Jane Goodall. En apprenant peu à peu son histoire, je me suis dit « Si elle peut faire ce genre de travail tout en ayant une vie aussi incroyable, alors moi aussi je le peux ». Elle m’a beaucoup influencé et m’a permis de me rendre compte de la réalité, d’apprendre à être créative et d’aider les animaux. C’est pourquoi Unbound est une grande plate-forme qui regroupe beaucoup de femmes très intéressantes qui essaient de changer le monde pour les animaux. Je me suis toujours demandé à quoi ressemblerait la cause animale si aucune femme n’y était impliquée. D’un point de vue historique, tout du moins en Europe et en Amérique du Nord, le mouvement animaliste compte entre 60 et 80% de femmes. Parfois, certains groupes de femmes se sont sentis obligé de choisir un homme pour diriger leur association afin de paraître plus légitime aux yeux du grand public, et afin d’éviter d’alimenter le cliché répandu qui dit que les personnes qui s’intéresse à la cause animale ne sont que des femmes hystériques et trop émotives. Autrefois, c’est ce que certaines associations pensaient être nécessaire pour être plus crédibles et ainsi être davantage reconnues.

 J’espère que cela a changé depuis!

J’espère aussi. Mais est-ce vraiment le cas? Je me le demande. Unbound aborde également ce sujet.

 Vous voyez-vous comme une photographe ou une activiste?

Pour moi, l’activisme est en première ligne et la photographie est un outil pour faire avancer les choses. Je me suis surprise en train d’utiliser le mot « activiste » moins souvent, donc je suis vu comme une photojournaliste. Cela change vraiment la vision qu’ont les gens de toi, lorsque tu te présentes en tant que « photojournaliste » et non en tant que « photojournaliste des droits des animaux ». Triste vérité!

Les photojournalistes travaillant sur la cause animale ne sont pas perçus comme sérieux au sein de la communauté de photographes. Comment cela peut-il s’expliquer, selon vous? 
C’est parce que les « droits des animaux » ont encore un long chemin à parcourir avant d’être sérieusement considérés par la population et par les médias. Nous sommes également souvent réticents) regarder la vérité en face, car nous sommes bien souvent directement impliqués dans la violence que je photographie. Nous ne voulons pas regarder ces images de fermes-usines car nous mangeons tous des cochons, des poules, des dindes et des vaches. Affronter directement cette cruauté reviendrait à nous rendre compte de notre propre complicité vis-à-vis de cette même cruauté. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle il est grand temps de normaliser cet important travail, réalisé par des photographes professionnels.

 Vous avez eu l’occasion de travailler sur tous les types d’exploitation animale. Votre nouveau livre aura pour sujet les animaux en captivité – pourquoi ce thème en particulier?

Je suis en train d’écrire un livre intitulé « Captivity » pas parce que c’est le problème le plus pressant en ce moment, mais parce que le débat actuel à propos de l’éthique des zoos est devenu courant, et ce depuis, par exemple, le documentaire « Blackfish », depuis le meurtre du gorille Harambe aux États-Unis et l’abattage de Marius la girafe à Copenhague. Je profite donc de cette opportunité pour apporter ma pierre à l’édifice et au débat public au sujet des animaux en captivité.

 

Combien de zoos et d’aquariums avez-vous visité pour votre livre?

Je me suis renseigné au sujet des zoos et des aquariums pendant plus d’une décennie. Cette année, j’ai passé des mois a sillonné les routes d’Europe, à prendre des photos pour la « Born Free Foundation ». Mon livre parlera de la captivité animale dans plus de 20 pays différents. En tout et pour tout, j’ai dû me rendre dans plus de 50 ou 60 zoos et aquariums. C’est bien trop!

 

Que va devenir votre projet « We Animals »?

Grâce à un support financier, j’ai pu embauché du personnel, et le projet « We Animals » va grandir et est bien parti pour devenir une association. Cela me permet d’avoir plus de temps, que je peux désormais consacrer à d’autres projets comme prendre des photos, écrire et parler de mes engagements.

 

Quels sont vos autres projets?

Nous sommes en train de mettre en place un projet appelé « We Animals Archive », qui sera simplement une petite agence de photos à propos des droits des animaux. Le site internet « We Animals » contient déjà près de 1200 images, mais il en existe des milliers d’autres. La nouvelle archive que nous avons construite renferme plus de 5.000 images, étalées sur 15 ans de travail. Toutes ces images ne devraient pas être stockées ainsi à ne rien faire sur mes nombreux disques durs!

 

Vous travaillez depuis longtemps sur la cruauté animale à l’échelle mondiale. Quels changements avez-vous vu durant tout ce temps?

Eh bien, les choses s’améliorent et empirent à la fois. Il y a beaucoup plus de fermes-usines qui voient le jour dans les économies émergentes, comme en Chine ou en Inde. Mais d’un autre côté, le véganisme se répand dans de nombreux autres pays. Il reste encore beaucoup de travail à faire devant nous tous, mais je reste optimiste.

 

Quelle est votre perspective d’avenir pour les animaux?

Le mouvement animaliste est en train d’écrire l’Histoire en ce moment-même. Ce mouvement œuvrant pour les droits des animaux grandit chaque jour. Un activiste qui lutte en faveur de la cause animale n’est pas seulement une personne avec un t-shirt « végane » dans la rue. Il y a également au sein de ce mouvement des avocats, des philosophes, des réalisateurs de films, des scientifiques, etc. Et aussi des photographes.

 

 

Avez-vous remarqué des changements grâce à votre travail?

Oh, oui, tous les jours. Mes images sont utilisées à travers le monde entier. Elles touchent les gens. La photographe de guerre Lynsey Addario a dit: « Une fois que vous avez constaté les effets de votre propre travail, vous ne pouvez plus revenir en arrière. » Et c’est pourquoi elle continue de se rendre dans ces endroits déchirés par l’horreur et la guerre parce qu’elle sait que cela créé un changement, une véritable prise de conscience. Tout comme pour le travail sur les droits des animaux où la demande en images s’accroît davantage chaque jour. C’est pour cela que je continue de faire ce que je fais.

 

 

Le smoothie trop pas de saison et carrément pas local mais hyper bon pour le moral : bananes/kiwi/framboises

Ouuuuuuh, je le sais je le sens,  je vais me faire taper sur les doigts ! En principe les gens qui me cassent les couilles, je leur dit fuck, mais puisque c’est vous, je vais plutôt vous expliquer  😉

En ce moment, comme je le dis dans mon précédant article, mes TCA me font la guerre. Les TCA sont des troubles du comportement alimentaire, comme l’anorexie ou la boulimie, mais il existe d’autres formes moins connues comme la mienne qui consiste en des pulsions envers un ou plusieurs aliments. C’est, de base, parfois très difficile voir impossible à contrôler, et dans le cadre d’un véganisme, cela entraine d’encore plus grandes souffrances et incompréhension de soi-même ou de la part des proches.

Il y a 3 jours, j’avais encore une fois du fromage à la main, les larmes aux yeux et la honte plein le coeur, direction la caisse du magasin et j’ai vu des framboises. Du coup j’ai eu super envie d’un smoothie, je ne sais pas encore quel mécanisme s’est déclenché dans ma tête (je pense avoir une idée mais je dois vérifier l’hypothèse), mais l’envie forte de fromage a disparu pour laisser place a une forte envie… de framboises, c’est bien, vous suivez 🙂

Evidement ça me foutait un peu mal quand même, parce qu’écologiquement, et pour l’économie locale, l’addition sera deux fois zéro pointé, mais il fallait que je reparte avec quelque chose, alors plutôt polluer un peu que de tuer encore.

Avant que vous vous mettiez à hurler, une petite clarification : je ne suis pas du tout de ces véganes qui pensent que parce qu’ils ne participent plus au zoocide ni a la pollution qu’il engendre, ils peuvent  se permettre de ne pas trier, recycler, jeter ce qu’ils veulent par terre et manger exotique toute l’année. Je pense très sincèrement que ce n’est pas parce qu’on est vegane par devant qu’on peut niquer la planète en toute beauté par derrière. Si être vegane ne signifie pas être 100 % parfait, il est tout de même de notre devoir de faire au mieux, selon nos possibilités (petite parenthèse pub : si vous n’avez aucune idée de votre potentiel ni de comment l’utiliser, je vous conseille la chaine youtube de développement personnel de Lula Morales. Elles est drôle, pétillante, motivante, du pur bonheur ! ). Et donc, en véganie, arrive que nous devions parfois choisir entre écologie ou vie animale. Ou, dans les cas graves de TCA, entre vie animale et santé mentale mais ça, on en parlera dans le prochain, qui est pas loin d’être bouclé ! Et la je compte sur vous pour partager un max (la meuf qui fait la pub de son article qui est même pas encore sorti et qui parle de santé mentale, haha…)(Bref)(xD) Donc, en général j’evite le coup des fraises etc en hiver, mais là, c’était les TCA contre moi, le fromage ou les framboises.

Regardez comme il est beau, y’a même une petite gnominette qui essaie de me le chiper !

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Breeeeeef, parlons de ce smoothie. Et comme on a déjà perdu du temps avec mes bavardages je vous balance de suite la recette !

Pour 3 enfants ou 2 adultes normaux ou 1 adulte qui a très faim ou qui a des pulsions alimentaires ou envie de se retaper la petite maison dans la prairie pour la 114ème fois ou si vous avez envie de criser parce que vos marmots ont manqué de péter votre tout nouveau CD d’Eddy Kaiser) :

– 1 banane
– 2 kiwis
– 1 poignées de framboises fraiches ou congelées
– Vos graines ou poudres que vous chérissez mettre dans vos smoothies
aa(Moi c’est graines de chia ou de chanvre ou poudre de mangue)

Vous mettez le tout dans un mixer ou votre presse purée s’il est en panne vous ajoutez une paille réutilisable à vie pour ne pas gaspiller bêtement du plastique vous vous mettez sous les rayons du soleil vous fermez les yeux vous souriez bêtement eeeeeeeet ..vous dégustez !

Ceux qui aiment peuvent couper avec un peu de lait 😀

Voila voila. Le mot de la fin : en fait en polluant on nique pas la planète, on mène notre espèce à l’extinction. Pour la Terre, vous en faites pas, si elle a pu se débarrasser des dinosaures, elle saura se débarrasser de l’espèce qui a inventé Topito (ah non pardon, ca c’est bien ❤ !)

Des kiss et du love,
Noita

 

J’ai fait un écart. Allez-y, défoncez moi la gueule…

Prochainement je vous parlerai plus en profondeur des difficultés du végétalisme lorsque l’on souffre de T.C.A (troubles du comportement alimentaires, dans mon cas un des symptôme du borderline), en tout cas je parlerai des miennes. J’essaierai de vous expliquer la complexité de la situation « pulsions pour du fromage VS convictions personnelles » et croyez moi c’est pas qu’une question de force mentale.

Mais auourd’hui je voudrais me concentrer sur un moment en particulier, il y a de ça environ 1 semaine, et parler des réactions qu’il y a eu autour, parce que j’ai fait un écart alimentaire sans réelle raison valable (sur le coup) et me suis payé un feuilleté épinards-chèvre au resto. J’ai mis une photo de tout le repas (le reste était 100 % vegane) sur Insta, j’ai pas menti j’ai précisé que j’ai fait un écart et la… boum
Ceux qui vivent en véganie depuis un certain temps le savent, ceux qu’on appelle entre nous à la rédac de LTTP les « végestapo » (oui, on a osé!) sont une plaie ouverte et infectée, et si t’essaies de t’y frotter tu te prend le spray qui pique hyper fort dans les yeux. On les appelle plus courement la police végane et la plupart de ces gens sont membre d’un célèbre goupe Facebook, les VVV.  Les carnistes les appellent les « véganes extrémistes » et perso je les appelle juste des cons. Quoi ? Ca va plus vite, c’est plus court, c’est tout. Et sur Twitter c’est important okay ?!

Si tu oses te tromper en lisant une étiquette (et en 2017 allez, c’est plus possible, comment peux-tu encore confondre  « 5405vfjkvd4059focX2 » qui signifie « extrait de poudre de lait de vache » avec « 5404vfjkvv4059foqX2 » qui signifie « poudre de lait de soja bio »)(cherche pas sur google, ces trucs ne veulent rien dire), si tu as le culot d’utiliser une expression spéciste, que tu as l’insolence (coeurs coeurs coeurs) de rire devant la vidéo d’un chat, que tu ne milites pas assez à leur gout, ou pas assez bien, si tu portes un t-shirt avec un cheval (oui c’est de l’exploitation d’image tu captes oui ou bien ?) et que tu passes pas au moins 6 heures par jour à signer des pétitions alors tu es un mauvais végane, qui nuit à la cause et ne sert à rien. Prend ton baluchon et retourne chez tes parents en pleurnichant, t’es rien qu’une grosse merde.

Mais consoles-toi, il y a pire : tu pourrais faire partie d’une des deux catégories que les VVV détestent le plus : les végétariens (oui même en transition)(ah quand je te dis qu’ils sont cons, tu me crois maintenant ?!), et…. ceux qui font des écarts. Même un. Même si ça va très mal et que sur l’instant c’était ça ou crever son dernier oeil à mamie et lui bruler les oreilles avec des vidéos d’AnneSoFruit. Et forcer mamie à se taper AnneSo en boucle, c’est pas très cool, donc des fois, certaines personnes font des écarts.

Et la c’est le végédrama. T’as plutôt intérêt à bien cacher tes ballonnements ou ta culpabilité sous ta salade de carottes râpées-soja parce que si tu te fais démasquer, c’est retour à l’enfance : on te déculotte, on t’engueule, on te fout au coin, on te fais payer ta connerie et surtout on n’essaie de pas comprendre ce qui t’as amené à déraper pour comprendre ton erreur et t’éviter de recommencer. Ben non ça pourrait t’aider toussa, vaux mieux pas. Bien évidemment ceux qui t’infligent cette misère se sentent forts et supérieurs, et eux ils sont si parfaits blablabla, tu les déteste même plus que ta belle-mère, tu déteste le monde, aux chiottes le véganisme c’est de la merde et t’as envie de disparaitre sous un tas de feuilles . Humides. Bref, ca va pas, et alors que t’as besoin de soutien, les gens creusent ta tombe. Et ça, c’est la pire des choses à faire.
Heureusement, de même qu’il existe l’éducation bienveillante, il existe le véganisme bienveillant. Hors, certains, trop nombreux, croient en Marine LePen ou aux martiens, a la théorie du complot mondial ou croient qu’on est allé sur la lune (ou pas) mais l’altruisme non ça, c’est de la philosophie pour les faibles,  et la tolérance pour eux, c’est comme un MacDonald : même en dernier recours on n’y fout pas les pieds (c’est bien un des seul point sur lequel je suis d’accord avec eux).

Donc, assez radoté, voila l’histoire : alors que je suis dans une situation assez inconfortable dans un resto, l’esprit très embrouillé, physiquement épuisée et mentalement à peu près dans le même état qu’un CD des 2be3 (sur une échelle de cassé à brisé en 1000 morceaux je devais me situer à peu près à inutilisable), le menu sous les yeux mon regard se pose sur ce foutu feuilleté épinards-chèvre. Et là, je sais pas ce qui s’est passé mais je me suis dit merde, au diable les animaux, c’est pas la fin du monde si je mange ce truc. Je l’ai mangé, et comble de l’histoire y’avait même pas assez de chèvre pour que ça soit vraiment bon. Et je savais que je ne recommencerais pas de sitôt. Voila. Fin de l’histoire. Bah oui c’est tout. Est-ce qu’il y a de quoi me traiter de bouffonne irrespectueuse ? D’hypocrite ? De mite nuisible à la cause ? De pute, de lavette, de grosse merde…? Je vous passe la longue liste.

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Des fois j’aimerais faire partie de ces végane que la simple odeur de fromage dégoûte, et ça suffit à régler le problème. Mais j’en suis loin. J’ai des moments où certaines choses me dégoûtent comme le saucisson, mais ça ne dure jamais très longtemps. Est-ce que c’est les TCA dûs au trouble borderline, est ce que c’est le trouble directement, est-ce que je suis comme ça naturellement, j’en sais rien, mais c’est comme ça. Malgré les images, les POA ne me dégoûtent pas. Donc face à une envie ou une pulsion, je n’ai que la force mentale et dans quelques rares situations, comme ce soir la au resto, ça ne suffit pas. L’autre soir au resto, ça ne suffisait plus.

Et donc ceci a justifié des insultes, de la moralisation, du jugement, du pointage de doigt, tout ce que vous voulez. Déjà, quand c’est pas à moi que ça arrive je gueule un coup mais là, c’était moi qu’on humiliait pour une erreur dans un contexte difficile où j’aurais plutôt eu besoin de soutien (que j’ai la chance d’avoir eu ensuite, parce que sinon va savoir quelle mouche m’aurait piquée (ALERTE POLICE VEGANE EXPRESSION SPECISTE). Donc forcement, mon clavier doit se taper un énième coup de gueule, et vous aussi. Le clavier je sais pas mais vous, avouez, vous aimez bien, c’est pour ca que vous me suivez sur Twitter, Facebook et Insta (voir les liens tout en bas de la page quoi je peux bien faire ma propre promo dans mon article oui ou bien quoi ?).

J’ai eu plein de messages de merde, mais le pire que j’ai pu lire, ce qui m’a vallu de peter un sacré câble, c’est ça.
« Connasse extrémiste » qui mange du chèvre, tu vas être très très limite niveau crédibilité par contre. Peu importe ce que j’ai vécu et ce que je vivrai à l’avenir, jamais je ne me permettrai un « écart », jamais. On parle pas d’un mec qu’a arrêté le tabac et qui se permet une latte un jour de temps en temps là, on parle d’un écart qui COUTE UNE VIE! Une vie innocente. un écart fait par une « Vegane abolitonniste »???? Putain mais il est beau l’abolitionnisme. Jai la tête en plein dedans en ce moment, dans la souffrance animale, mais directement hein, je ne pourrais t’en dire + surtout ici, mais mangeant ça tous les jours et voyant après des post insta comme le tiens ça me donne juste envie de faire sauter la planète entière en fait, me donne une grosse envie de gerber. « Un moment de faiblesse »….. PUTAIN!!! Mais si seulement tu voyais ce qu’ils vivent de tes propres putains de yeux peut-être que là tu remettrais en question ton petit « moment de faiblesse » et tes hashtags qui sont une honte en dessous d’une photo contenant des produits animaux! Genre j’assume quoi… Pfffffff à vomir. Mais ta raison ooooh grande abolitionniste que tu es, continue de faire payer aux animaux tes problèmes perso, t’as raison. Et affiche le bien sûr internet en mode « miss tolérante ». A GERBER. Quelle blague le veganisme en France putain..

Ce genre de trucs encore quand ça vient d’inconnus, tu peux t’en foutre, ils te connaissent pas et ça te passe vite au dessus de la tête, mais quand ça vient de la part de gens qui savent les nuits blanches que tu passe à taffer sur ton magazine vegane, ou sur le net à discuter avec les gens pour leur ouvrir les yeux, ce manque d’empathie ça détruit le peu de motivation que t’as encore.

« C’est pas aux animaux de payer pour tes problemes persos ». C’est vrai. Mais est ce que quelqu’un s’est demandé si dans cet instant de faiblesse, je ne payais pas moi même pour les autres..?

Apres cette pluie d’injures, au supermarché c’était l’enfer. J’avais envie d’acheter tout le rayon fromage, tout le rayon chorizo et tout le rayon saumon. Les trucs que j’adorais avant. J’avais même des bâtons de surimi en main, l’horreur. Je m sentais hyper mal, coupable, nulle, inutile, hypocrite. Mais Noita, comment tu peux aller dire à des gens d’arrêter de manger de la viande et du fromage si toi une fois tous les 3 ans tu craque, tu vaux pas plus qu’un sac de nouilles chinoises, arrêtes tout ça. J’entendais les injures des gens et j’y croyais presque, je me sentais tellement mal que j’avais envie de tout laisser tomber, ne penser plus qu’à moi. Apres tout pourquoi se battre, se priver, ça ne sert a rien : le combat avance trop peu vite, l’humanité crèvera avant d’avoir libéré les animaux, pis tu te fais insulter par tout le monde.

Et c’est surement à peu près comme ça qu’on se sent tous quand d’une part on fait quelque chose qu’on regrette et qu’en plus on se fait accabler de partout. Est-ce qu’on mérite ça ? Est-ce qu’accabler les gens, ça les aide à ne plu recommencer ou est-ce qu’au contraire ca les pousse à recommencer, les affaibli encore plus, les mène a encore plus d’écarts  ? Si un écart, effectivement, c’est mal, ce n’est pas non plus la fin du monde.

J’ai mis tous ces trucs cités avant dans mon panier et je ne sais par quel miracle, avant d’aller à la caisse j’ai tout reposé, d’un coup j’ai repensé à un truc que j’ai entendu. Le must de l’histoire, c’est que c’est la même personne qui m’a foutu à terre avec son discours puant, qui m’a fait remettre ces saloperies en rayon parce que ce sont ses mots qui sont arrivés jusqu’à mon cerveau cramé. Sur le coup, je l’ai détesté encore plus.

Il y a quelque part une limite entre laisser passer sans rien dire des écarts qui auraient pu ne pas avoir lieu, et accabler violemment des gens qui n’en font quasi jamais. Il y a une différence entre quelqu’un qui se sert de la tolérance comme une excuse pour sauter sur du reblochon dès l’automne installé (alors qu’il est meilleur en été, mais bon, question de gout…) et quelqu’un qui s’en sert pour apaiser les gens qui se sentent mal parce qu’ils regrettent amèrement leur action. Et puis , ce n’est pas pas parce que vous l’acceptez de moi, ou de quelqu’un d’autre,  que vous allez craquer aussi. Ce n’est pas parce que soutenez quelqu’un qui a fait un écart ou qui est encore végétarien que vous êtes faible.

Si je ne m’étais pas autant faite accabler, au supermarché j’aurais fait de gros fuck au saumon au lieu de le foutre dans mon panier. Je me serais sentie forte, soutenue. Si on m’avait rappelé pourquoi je fais tout ça, j’aurais même pas capté le fromage. Moi, j’ai pu le poser mais combien n’ont pas ou plus assez de force mentale et craquent encore, et encore et encore ? Et vous osez les blâmer, alors que c’est un peu de votre faute, ces autres écarts.

A un moment il faut arrêter de ne voir que les animaux et penser aussi à la complexité humaine. Se rappeler qu’on n’st pas des machines et que de toute façon même les machines se plantent.  Depuis le resto, j’ai repensé à ce qui s’est passé, pourquoi j’ai fait ça, mais j’aurais pu le faire beaucoup plus vite et sans verser des litres de larmes. On est déjà si peu, alors pourquoi se tirer dans les pattes à la moindre occasion… ?

Voila. Alors je ne vous cache pas qu’à cause de ma situation personnelle actuelle qui est catastrophique, j’ai pas encore retrouvé le sourire, ni beaucoup de motivation, mais je les ai toujours au bout des lèvres, et quoi qu’il m’arrive, j’espère que je garderais toujours ces mots à la bouche : empathie, altruisme, tolérance.

Des Kiss et du love,

Noita.

 

 

Noita, 30 ans, végane, borderline et fumeuse de weed.

Tant qu’à devoir redémarrer le blog à zéro, autant le faire bien et le faire franchement.
J’en ai un peu marre d’être sans cesse coincée dans moi meme, comme si mon corps était trop serré pour supporter mon âme trop large, et d’avoir constement le cul entre deux chaises c’est fatiguant. Aujourd’hui j’ai 30 piges, il est 9h15 du matin et je suis assise sans un des canapés de la bibliothèque de médecine de l’université de Munich, déjà une bonne dose de weed dans le sang. Je vais vous expliquer pourquoi tout de suite.

BORDERLINE

La vie n’est simple pour personne et en ce qui me concerne, les emmerdes ont commencé bébé. Certaines études récentes disent que l’on nait avec les traumatismes de nos parents, qui sont « mémorisés » ou « gravés » dans l’ADN. Entre les guerres mondiales et autres que ce sont tapés mes ancêtres et l’histoire de ma famille dont la majorité des membres sont dépressifs, bipolaires, alcooliques, pervers narcissiques ou juste cons, je suis quasi sure d’être née avec un joli pet au casque et la suite n’a pas du arranger les choses. D’après un psy qui m’a aidée il y a deux ans, je suis borderline depuis l’âge de 4 ans et émotionnellement coincée à cet âge là. J’ai subi ce truc sans savoir ce que c’était pendant 28 putain d’années. Je sentais bien qu’un truc allait pas avec moi, que j’étais parfois « bizarre ». J’ai jamais vraiment agis ou pensé comme les autres, ou alors je sentais que ça me plaisait pas. Ce trouble mental m’empêche d’avoir une vie sociale normale, de garder un boulot (sauf si c’est moi la patronne), a foutu un peu la merde a tous les plans de ma vie, mais je suis pas loin de le foutre KO. A 10 ans je me disais qu’à 20 ans ça ira mieux, à 20 ans je me disais qu’à 30 ans ça ira mieux et maintenant, à 30 ans, je me suis que c’est à moi, et pas au temps,  de faire en sorte que ça aille mieux. J’ai compris ça il y a un an. Je n’ai pas trouvé de solutions à tout mais grosso modo, il y a du mieux, et même si les prochains mois vont être encore compliqués,les choses vont aller en s’arrangeant. Et au pire, il paraît que vers 40 ans, les symptômes se dissipent.
Un dernier mot sur le trouble de la personnalité limite : ceux qui me suivent depuis un bout de temps ont peut être remarqué des humeurs changeantes. Quelques semaines je vais être calme, joyeuse. Sur Twitter j’encourage les végétariens et milite activement pour le véganisme, j’essaie de raisonner les plus violents véganes en leur expliquant que ça sert à rien. Puis pendant les semaines semaines suivantes, je suis moi même violente dans mes propos, je vais aller chercher le clash chez les carnistes ou les chasseurs. Et parfois je disparais pendant quelques jours. C’est normal. Ca fait maintenant 6 mois que « je me cherche », que je lis plein de choses pour savoir « quel type de végane je suis », et puis, fatiguée d’essayer de me fixer sur un seul « comportement type », j’ai décidé d’accepter les 2 cotés. Tans pis si pour certains du coup, l’image me concernant est un peu trouble. Les « elle sait pas ce qu’elle veut celle là », j’en ai entendu 10 mille, et j’en entendrais encore longtemps. Mais fuck.
VEGANE
On va la faire short parce qu’il n’y a pas grand chose à dire. 2 ans végétarienne, et maintenant végane depuis un an, à la tête d’une équipe de 25 personnes qui se démènent pour sortir Le Tofu Te Parle tous les 3 mois. J’ai découvert et découvre encore chaque jour des pratiques barbares, des traditions ancestrales qui n’ont plus aucun sens ou des violences gratuites, mais la véganie se serre les coudes et j’ai découvert un univers qui, s’il en prend un peu plein la gueule à cause de son image, elle même ruée de coup à cause d’une communication catastrophique, est tout de même chaque jour de plus en plus fort et surtout, est humain. Enfin quand les VVV viennent pas nous casser les couilles.
FUMEUSE DE WEED
L’herbe, et les plantes en général, ce n’est pas du tout ce que vous croyez, mais on en reparlera plus tard. Je voulais juste vous dire que j’ai décidé que cette année, j’allais un peu plus oser vous parler de cannabis, sujet sur lequel en France, y’a (comme pour le véganisme en fait), 20 ans de retard. Ce n’est pas une drogue et je sais que vous allez me dire que vous avez vu ou connaissez quelqu’un qui a vu les ravages de cette plante sur 50 ans. Je vous crois. Mais je vous expliquerais en quoi c’est la faute à la psychologie, pas à l’herbe. Et je vous parlerais un peu plus souvent de plantes et huiles essentielles. Parce que la quand même on est en 2017,  faudrait arrêter d’associer les principes actifs des plantes a de la sorcellerie et se repencher un peu sur ses cours de chimie. C’est pas compliqué de comprendre qu’on nous ment sur tout, de comment on fait du lait aux femmes qui ne peuvent pas allaiter, de l’importance de la libre pensée à la fabrication de l’huile de palme ou d’un meuble Ikea, de maladies qui n’existent pas à celles qu’on nous cache, et surtout sur ce qui pourrait soigner/rendre notre vie meilleure.
Si la weed était dangereuse et que ca pouvait creuser encore un peu plus le trou de la sécu, croyez moi, elle serait aussi légale que cette saloperie de tabac.
TCHAO LES ETIQUETTES (à part sur ma boite aux lettre pour pas recevoir les pubs, j’en veut pas)(rassurez-vous je prend les stickers, quand même, je suis pas une extrémiste hein), je suis pas tout à fait comme tout le monde à cause de ce trouble mental et de part les choix que j’ai fait. Et tant mieux. Si on me proposait une vie plus calme et pleine de l’amour dont j’ai manqué mais que le prix à payer serait de ne plus être moi, je refuserais.
Et donc, me voila ce mercredi matin dans le canapé de la bibli, après 2 mois catastrophiques à tous les niveau,fatiguée physiquement et mentalement, une migraine qui dure depuis hier soir. Mais il faut que je me reprenne en main avant de sombrer totalement. J’ai fumé un peu d’herbe, j’ai allumé l’ordi, et avant de taffer j’écris ce billet.
Voila. Merci d’avoir prit le temps de lire. Merci à tous ceux qui ont été la pendant ces quelques semaines pénibles et/ou qui m’ont laissé des messages de soutiens ou qui le feront  encore plus tard. Vous êtes des amours.
Je vous retrouve plus tard dans la semaine avec le 1er vrai article du blog. Ca parlera de tolérance. Un peu comme faisait Noita avant. J’ai beaucoup changé en deux mois mais ça, ca ne changera pas. La tolérance est vue comme une faiblesse, moi je dis que c’est un peu l’ingrédient magique qu’il manque à notre vie pour qu’elle soit plus belle, et plus légère. J’ai pas l’habitude de m’attaquer à des gens mais les VVV et la police végane vont morfler sévère.
Des kiss et du love,
Noita

.

Oui, j’impose le véganisme à mes enfants.

(Voici l’article phare de mon précédent blog. Merci encore pour vos 20.000+ lectures !)

Quand on devient végane, on a le droit à toutes sortes de remarques. Il y a aussi les jugements hâtifs, ceux faisant le plus mal étant ceux qui insinuent que nous n’avons pas été fichus de nous renseigner, comme si nous étions les derniers des cons, qu’on a pris cette décision en voyant une pub dans les prospectus entre ceux de Lidl et de la Scientologie. Mais ça n’est pas le pire. Non, ce qui nous fout le plus des poignards au coeur c’est quand on nous accuse d’être de mauvais parents.

« Mais tu ne peux pas lui imposer ça. C’est dangereux et de toute façon tu n’as pas à faire des choix à sa place » 

– Imposer

– Mettre en danger

– Choisir à sa place

2 reproches en une seule phrase (avec un doublon pour bien en rajouter), qui dit mieux ? Même ma belle-mère n’a pas ce level.

Parlons-en de la question du choix :

A moins d’avoir mal compris, en tant que mère, mon rôle est justement de faire des choix pour mon enfant, non ? Ou est-ce que je suis censé le mettre face au sein remplit du lait maternel de sa mère et un biberon de lait maternel de vache et attendre qu’il me pointe son choix du doigt ? Vous, vous le laissez choisir à quelle heure il doit aller au bain, s’il veut aller à la maternelle ou non, et il a son mot à dire au moment de la vaccination ? Quand il sera plus âgé, s’il décide de rejoindre Daesh, vous le laisserez faire sans vous battre parce que vous n’avez pas à faire de choix pour lui et qu’il est majeur ? Et surtout, est-ce que vous, parents qui consommez des P.O.A. (produits d’origine animale), vous laissez le choix à vos enfants ? Vous leur avez expliqué comment on fait de la viande, d’où ça vient, les risques pour la santé et tout le tralala, puis vous les avez fait réfléchir avant de vous soumettre à leur décision ?

Nous sommes des parents. Notre job est de prendre des décisions pour nos enfants. Nous prenons ces décisions selon nos âmes et consciences, selon ce que nous estimons être le mieux pour eux. Véganes ou non, nous imposons tous nos choix à nos enfants. TOUS.

TOUT LE MONDE A FAIT DES CHOIX POUR MOI, et ça n’est pas normal.

Petite, je n’ai jamais eu mon mot à dire sur rien. Si le lapin me dégoûtait, il fallait le manger quand même. Tant pis si ça me foutait des nausées. Avec le temps, je me suis habituée et j’ai oublié cette sensation désagréable de culpabilité, l’impression de manger quelqu’un. Les discours des grand-mères « c’est qu’un animal » m’est rentré dans le crâne. Plus tard on a eu un lapin nain chez une de mes grand-mères, en cage. Quand je lui ai demandé si on allait le manger, elle m’a regardé de travers : « pas lui voyons ». Je ne comprenais pas la différence avec les autres lapins. L’un est mangeable, l’autre non ? Un jour je l’ai vu déplumer un pigeon. J’ai été punie pour lui avoir dit de laisser cet oiseau tranquille. Évidemment je n’avais le choix de rien, puisque « je n’étais qu’une enfant ». Ado, à moins de pleurs et de disputes interminables, j’ai rarement eu mon mot à dire sur mes envies ou mon avenir. Et une fois maman, ce n’était pas mieux

– À l’hôpital, j’avais dit pas de tétine, pas de biberon et surtout pas de lait de vache. Pas 24h avant sa naissance, mon fils a eu les deux, et ce contre mes consignes claires et strictes. L’équipe avait décidé à ma place que la tétine est indispensable à mon fils et que les bibis de lait de vache c’est mieux que mon lait maternel, donc quand il est parti faire des examens avec les médecins, ils lui ont donné. J’ai lutté 3 mois pour essayer de sauver mon allaitement mais rien à faire : trop fainéant, confondant tétine et sein, il ne tétait pas assez et pas assez bien. Autre chose, on m’a aussi injecté un vaccin sans me demander mon avis. Alors que j’étais à moitié endormie, l’infirmière est arrivée avec la seringue et m’a piquée sans que j’ai eu le temps de réagir. C’est une violation de mes droits.

Cas à part ? Non, en France c’est malheureusement le quotidien. Vous trouvez ça normal, parce que les médecins « savent mieux » ? Pas moi. Ils ont décidé pour moi, et en aucun cas ça n’est normal. Ils auraient dû m’en parler. Médecins ou bon Dieu, celle qui choisi pour moi, ça doit être moi et uniquement moi.

– Une fois né, deux grand-mères se sont senties le droit légitime de me prendre mon fils quand elles le souhaitaient. « Quand il aura quelques mois tu vas partir à l’étranger avec lui, alors on veut en profiter ». L’une des deux a carrément pris mon fils de mes bras alors qu’il dormait parce que « il ne doit pas dormir quand mémé Monique est là ». Premier enfant, logée gratuitement, sentiment de culpabilité, je n’ai pas osé broncher. Je me disais qu’elles savaient peut-être mieux que moi après tout… Les gens ont le don de vous manipuler et de vous faire croire, sur le coup en tout cas, que vous êtes d’accord et si vous ne l’êtes pas, jouent avec vos sentiments. Normal ? Non ! 100 fois non ! C’est comme ça dans toutes les familles ? Ok, mais moi j’ai décidé de briser ce tabou, et ça ne sera pas comme ça chez moi.

Ce ne sont que deux exemples, ceux qui m’ont le plus marqués, mais je pourrais en faire un liste énorme. À quel moment les gens ont-ils respecté mes choix ? Quasi aucun. Normal ? Non.

QUID DE VOS PROPRES CHOIX ?

Et vous, qu’importe la décision à prendre, entre la pression/les moqueries/le manque de soutien des parents, des employeurs, le manque de confiance, les « j’ai pas le choix »  imposés par le système et la manière de vivre d’aujourd’hui etc., combien de fois d’autres ont choisi pour vous, allant clairement contre vos envies, vos valeurs, vos décisions ? Combien de fois avez-vous pensé que c’était votre choix alors que pas du tout, que vous avez été manipulé ? Combien de fois avez-vous changé d’avis parce que vous avez vu 50 fois la pub ou que votre cousine vous a saoulé ?

Ces choix que nous prenons pour nos enfants sont-ils réellement NOS choix ? Quid de la tradition ou de l’avis de notre entourage, ne pèse-t-il pas parfois tellement lourd qu’on va contre sa propre volonté ? (Ex  : votre mère : Moi j’ai fait comme ça et c’était très bien, comment oses-tu remettre en cause l’éducation que je t’ai donné, tu me blesses)

Quant à la viande, avez-vous eu toutes les informations et un temps de réflexion pour faire un choix ?

Là où les uns cachent (inneficacement), j’ai choisi d’expliquer. 

Il ne faut pas prendre les enfants pour des imbéciles. Ils ont du coeur. Ce n’est pas que les adultes n’en ont pas, c’est qu’on leur a appris à ne pas l’écouter. Les enfants comprennent, et surtout nous font confiance. Si on fait un choix pour eux, même s’ils ne comprennent pas sur l’instant, ils comprennent plus tard. Véganisme, déménagements nombreux, vie sans père/mère etc., c’est le même combat.

Tous les enfants passent par la case « je ne veux pas manger le lapin ».

À ce moment-là vous avez le choix entre les forcer à faire ce qu’ils ne veulent pas ou leur proposer une autre alternative. Cette alternative leur évitera de se confronter si jeune à la dissonance cognitive. Elle signifie aussi, si vos enfants ne sont pas véganes depuis toujours, devoir leur expliquer pourquoi ils n’ont pas/plus le droit à la viande. Parlez-leur de santé et d’environnement s’ils sont encore trop petits pour savoir ce qui se passe derrière un abattoir. Chaque chose en son temps, il n’est nul besoin de traumatiser nos enfants, ils le seront bien assez tôt.

Cette même alternative ne signifie pas devoir les affamer. Mon fils raffolait des poissons pannés/nuggets, aujourd’hui il dévore des poissons pannés/nuggets véganes, très faciles à faire à la maison ou qu’on trouve en magasin. Chez nous, il y a du gâteau et des glaces, comme dans toutes les familles. Mes gosses ne sont pas malheureux et ils ont autant d’énergie que ceux qui carburent au sucre et aux protéines animales.

Mon fils de 5 ans pose des questions, j’y répond, et il comprend pourquoi nous ne mangeons pas de P.O.A. Il a plutot du mal à comprendre pourquoi certaines personnes sont aussi « méchantes », comme il dit. Ma fille de 2 ans est végane depuis la naissance, elle se porte super bien !

Les moqueries à l’école ? Si ça n’est pas le véganisme, les  gosses trouveront autre chose. Quand on veut emmerder quelqu’un dont la tête ne nous revient pas, on trouve toujours quelque chose.

Sans les zoos, les aquariums, les cirques… enfance malheureuse? 

Bouh, mauvaise mère, ce n’est pas une enfance si on n’a pas vu un lion. Premièrement, ce que vous montrez à vos enfants ne reflète pas ce que sont les animaux dans leur milieu naturel. Deuxièmement, est-ce que vous voulez vraiment qu’ils voient des animaux malheureux, parfois humiliés, faire des numéros contre-nature et troisièmement, est ce que la vie d’un animal est moins importante que les étoiles dans les yeux de vos enfants, alors qu’en plus ce n’est que mensonge ? Il y a tellement d’autres moyens de les faire rêver !

Pour amuser vos enfants, il y a la piscine, les clubs de sport, les jeux de société, le cinéma ou que sais-je. Ils ne seront pas traumatisés s’ils ne vont jamais au zoo. Au contraire, ne pas voir ces injustices ne leur fera que du bien.

VIANDE OU PAS VIANDE ? Ça n’est de toute façon pas une question de choix personnel. 

Nous sommes en 2016. Croire encore que les P.OA. sont bons pour la santé c’est comme croire au père Noel à 30 ans : c’est se voiler la face sur la réalité. Oui c’est vrai, ça fait chier, on aime la viande, et on ne veut pas perdre du temps à changer les habitudes. Oui, on nous a manipulé et menti toute notre vie, on se sent con, on est en colère, c’est normal. Mais cette colère est-elle à tourner vers les véganes qui essayent de vous faire comprendre qu’une vie plus saine existe (et combien sont ceux qui tiennent des blogs pour vous aider !), ou plutôt vers le système qui se paye votre tronche ??? Voulez-vous à votre tour vraiment imposer ça à vos enfants ?

Qui dit encore que les P.O.A. sont bons ? Lobbyistes, industries, pharma, publicités mensongères, bref ceux qui veulent vendre leur viande qui vous rend malade puis les médocs pour vous soigner. Votre plus grande référence en nutrition a le cul entre deux chaises : la vérité, qu’il connait puisqu’il lui est arrivé de dire du bien du véganisme, et cette grande marque de produits laitiers qui lui file des chèques. Super ! Jean Mich, t’as 10 trains de retard en nutrition.

On ne peut plus non plus croire encore qu’un animal n’a pas de conscience et ne ressent pas la douleur, ou qu’il a été mis là par Dieu pour que nous le traitions comme de la merde afin de le manger. On ne peut plus croire qu’il faut continuer à cause de la tradition. Nous ne vivrions pas dans un monde aussi moderne si les traditions n’avaient jamais changées.

Conclusion

Donc, oui j’impose le véganisme à mes enfants, ils sont heureux quand même. C’est mon rôle de leur offrir ce que j’estime être le mieux pour eux. Mon rôle est de les protéger. Je préfère quelques moqueries à l’école que de les goinfrer de pesticides, O.G.M., excréments et médocs. Pour ma part je pense que c’est ce qu’il y a de mieux pour eux, comme vous faites ce que vous pensez être le mieux pour les vôtres. Il n’y a aucune différence.