Plants VS… Bouchers !

Que penser des actes de vandalisme commis ces derniers temps par certains activistes contre les bouchers ? Ma réponse va peut-être vous étonner : je les accepte, je les comprends, mais je les condamne.

Pourquoi est-ce que je les accepte ? Parce que tout changement de mœurs de la société s’est fait avec sa part de violence. Et il n’existe pas de contre-exemples. On peut citer, par exemple, la lutte contre l’apartheid et le racisme, avec d’un côté Martin Luther King, et de l’autre Malcolm X. Est-ce que ces violences ont été utiles ? Je n’ai pas la réponse. Il faudrait interroger les historiens et les sociologues, mais elles existent. Et ça n’est qu’un avis personnel. Je me trompe peut-être, mais elles existeront toujours. Cela nous amène au point suivant : pourquoi est-ce que je comprends ces actes et les personnes qui en usent ?

Tout comme je suis intimement et fermement persuadée que la méthode douce est la meilleure, ces activistes sont persuadés que les actes de vandalisme sont plus efficaces. Eux, comme moi, avons réfléchi, nous nous sommes renseignés. Il y a aussi une part d’expérience personnelle, qui vaut pour ce qu’elle vaut. Et nous pensons chacun être dans le juste. Il y a aussi un autre facteur qui entre en jeu : le temps, et c’est probablement à cause de ce dernier que les pacifistes et les non-pacifistes divergent : La situation est urgente et alarmante pour les animaux, alors faut-il tendre la main vers le changement ou taper du poing sur la table ? Il y a donc deux points de vue concernant ce fameux temps :

Le premier, celui des activistes pacifistes. Ils sont bien conscients que le temps que mettront les gens à réfléchir et changer, les animaux continueront d’être exploités. Ces activistes pensent aussi, et à mon sens ils ont raison, qu’un vrai changement n’a aucune chance de tenir dans le temps si les gens ne savent pas pourquoi ils le font. Si l’on impose le véganisme, il est fort probable que dès que la pression sera redescendue, d’une part nous reviendrons en arrière, et d’autre part il y aura énormément de vente sur le marché noir. On aura juste remplacé un problème par un autre. Et pour finir sur ce point, un changement plus long permet aussi de trouver des solutions à divers problèmes, tels que, par exemple, ce que nous allons faire de tous ces animaux jusqu’à ce qu’arrive le triste jour de leur mort, vers quels métiers pourraient se tourner les éleveurs/bouchers, comment remettre en place, en France (alors que la plupart des terres sont incultivables en l’état actuel), des champs de fruits, légumes et légumineuses. Liste non-exhaustive.

Le deuxième point de vue, celui des activistes usant de vandalisme, est que les animaux doivent être libérés maintenant, tout de suite. Et ils n’ont pas tort du tout, au contraire ils ont raison. Pour eux, les solutions aux problèmes qui n’ont pas encore été résolus seront trouvées sur le tas, car ils estiment que comme les humains ont exploité sans vergogne, et c’est peu dire, les animaux, iels peuvent bien passer par une période plus ou moins compliquée et mouvementée. Et pendant que nous résolvons les problèmes liés à leur libération, les animaux n’ont pas à attendre dans leurs cages, ou dans l’obscurité des étables. C’est injuste, tellement immérité, mais je pense que pour la sécurité et la survie des animaux, il est indispensable que les choses se fassent en douceur, afin qu’ils réapprennent à vivre libres de leurs cages et libres de leur dépendance à l’être humain. Il y a ce qu’on veut faire, ce qu’on peut faire, et ce qu’on doit, ou pas, faire.

 

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Enfin, pourquoi est-ce que, toutefois, je les condamne ? Parce qu’à mon sens, non seulement ces actes n’apportent rien, mais en plus pèsent lourd du mauvais côté de la balance. Plusieurs choses me gênent. D’abord, il ne faut pas confondre désobéissance civile avec vandalisme. Les entrées illégales, dans les abattoirs par exemple, sont un acte de désobéissance civile. Ils entrent, sont silencieux à l’intérieur, ne cassent rien et se laissent évacuer par la police sans résistance. Une brique dans une vitrine c’est du vandalisme, rien de plus. Ensuite, lorsque l’on fait passer un message, il est nécessaire d’apporter deux choses : un discours clairement compréhensible et un interlocuteur pour discuter. Or, le vandalisme n’apporte ni l’un ni l’autre. Lorsqu’on s’en prend aux bouchers, on envoie le message que c’est la viande qui nous pose problème. Mais la viande, une grande majorité d’entre nous l’a aimée, et certains véganes consomment régulièrement, avec plaisir et gourmandise, des similis carnés. Non, nous ne voulons pas imposer un régime alimentaire. C’est ridicule. Les véganes se battent pour la fin de l’exploitation des animaux. La fin de la viande n’étant qu’une conséquence qui, on vient de le voir, n’est même pas regrettable pour nos papilles gustatives. Ensuite, lorsque le boucher arrive à sa boutique le matin, il est certes accueilli par de grands « Go Vegan » sur le mur, mais il n’y a personne pour lui expliquer les raisons de cet acte, ni les revendications derrière. Autre point, il est indéniable que la viande aujourd’hui fait partie intégrante de la cuisine française. Et le boucher du coin, c’est souvent quelqu’un que l’on aime bien. S’en prendre à eux, c’est s’en prendre à tous ses clients, c’est s’en prendre à tous les habitants de France qui, comme le boucher, ne comprennent pas cet acte. Stratégiquement, vandaliser la vitrine de la boucherie revient à envoyer un grand coup de pelle à tous les français, puis se barrer en courant sans donner plus d’explications.

Deux autres points  rapidement: premièrement, passer un message de paix en usant d’actes considérés par notre société comme violents, c’est un non-sens en soi. Comment pouvons-nous être pris au sérieux si nous ne respectons pas nos propres valeurs et lui trouvons des exceptions quand ça nous arrange ? Rien ni personne ne doit nous les faire trahir, aucune exception n’est entendable. Et puis, entre nous, quelle personne sensée aurait envie de rejoindre un mouvement qui défend d’autres espèces animales, mais agresse verbalement, physiquement, et méprise la sienne ? Personne, et je le comprends très bien.

 Deuxième point, ce n’est pas seulement un non sens, c’est aussi, stratégiquement, mauvais. Tout le monde s’accorde pour dire que si McDonalds est victime d’un acte de vandalisme, la giga entreprise fera réparer les dégâts, grâce aux assurances. Il n’auront rien à payer, et auront même au passage gagné un gros coup de pub, comme ça, gratos, cadeau des véganes. Du côté des bouchers, je ne sais pas ce qu’il en est des assurances, ce qui est sur en revanche, c’est qu’à a chaque vitrine vandalisée, eux gagnent en sympathie, gagnent probablement aussi un peu en clientèle, pendant que nous véganes chutons vertigineusement vers le fond du grand trou réservé aux gens que les français détestent le plus.

Le véganisme en lui-même est la revendication de la liberté pour les animaux non-humains, un appel à la fin de leur exploitation et de la violence envers eux et uniquement eux. Mais il est intégré dans un cercle bien plus large qui englobe TOUS les animaux, espèce humaine comprise. S’ouvrir à la souffrance et aux problèmes des non-humains, pour se mettre à se foutre complètement de celle des humains, péter leurs vitrines parce que leur métier ne nous plaît pas ou parce qu’ils ne virent pas leurs oeillères aussi vite que nous, c’est moyen moyen. Certes, les bouchers font, de notre point de vue, un métier dégueulasse. Mais l’argument que j’entend encore et encore, à savoir « oui mais les vraies victimes ce sont les cadavres derrière ces vitrines », se traduit purement et simplement par  « mais madame ce sont  eux qui ont commencé la violence en vendant du cadavre donc je ne fais que rétorquer ». Et il me semble que dès la maternelle, on nous apprend que répondre à la violence par la violence n’est pas une solution.

Zoomons un instant sur l’aspect humain : je vous entends déjà me dire que c’est facile de devenir végane et changer de métier, et que donc les bouchers, les poissonniers, les fromagers n’ont qu’à se reconvertir dans l’agriculture, le graphisme ou l’art du cirque (vu que ce dernier n’a plus d’autres choix que de cesser d’exploiter les animaux, sous peine de simplement disparaître, et de les remplacer par des artistes). Mais vous vous mettez le doigt dans l’œil jusqu’au coude. D’une part, les reconversions professionnelles sont loin d’être simples à faire. Elles peuvent coûter cher en temps, en argent, en énergie, et ce même à 30 ans. Alors quand on en a 45, 50 ou 60, que nous sommes physiquement usés par notre métier, qu’on a peut-être aussi des crédits ou des dettes, quitter son job n’est pas si simple, et en trouver un autre peut s’avérer difficile, voire impossible. D’autre part, si pour certains, devenir végane a été facile, ça ne l’a pas été pour tout le monde. Pour l’amour de qui ou quoi que vous voulez, cessez de croire que ce qui a été possible ou simple pour vous, l’a été également pour les autres. Craintes quant à l’alimentation, incompréhension voire rejet de la famille ou des amis, etc. sans vouloir invisibiliser les vraies victimes que sont les animaux, oui, je le dis, devenir végane et l’assumer peut être très compliqué et difficile à vivre pour certains. Et ce même aujourd’hui, en France, pays de la liberté, de l’égalité et de la fraternité… pour et entre les hommes (et de temps en temps, parce qu’il faut remplir les quotas, un peu aussi pour les femmes). Alors que l’on pratique un métier hors du secteur de l’alimentation, ce changement de vie est parfois difficile. Donc imaginez avoir fait de la viande votre métier, voire que ce métier soit votre passion : rien que le premier pas de la remise en question est difficile. Devenir végane c’est se prendre une grosse claque dans la gueule parce et qu’on a dû admettre qu’on s’est fait berner. Si en plus il faut accepter que l’on ait participé un peu plus que les autres à faire tourner un système malsain et injustifiable sur tous les points de vue, il est compréhensible qu’on ne veuille même pas faire le premier pas de la réflexion. Cela peut sembler lâche. Mais toi, végane qui me lit, si tu as su passer au-delà du spécisme, je suis sûre que concernant bien d’autres points de vue de ta vie, tu n’es pas tout blanc.

Cessons donc de juger, dénigrer, rabaisser, d’envoyer des messages vides, de semer la terreur et la haine là où il faut semer la paix et l’altruisme. Et j’irai même plus loin : les éleveurs, les bouchers et les véganes, au final, ont les mêmes ennemis ; à savoir le système, ces grandes entreprises qui veulent toujours plus de viande et de lait, qui exploitent les éleveurs et bouchers, qui eux exploitent les animaux. Unissons-nous, combattons ce système, pour qu’humains et non-humains soyons libres et menions côte-à-côte la vie à laquelle nous avons droit…

@Noitasilagel

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Pourquoi je n’impose plus le véganisme à mes enfants.

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Oui enfin bon d’accord, je ne l’impose plus tout à fait à mon fils de 7 ans. Ma fille, qui vient d’avoir 3 ans, n’a pas encore son mot à dire… mais ca viendra. Il y a de cela maintenant un bon paquet de mois (je dirais bien deux ans), je publiais sur mon ancien blog « Oui, j’impose le véganisme à mes enfants ».  Le blog a été hacké mais j’en avais une copie que j’ai republié ici, et que je vous invite à lire si mes motivations vous intéressent. (A noter qu’aujourd’hui, si j’impose et continue d’imposer le véganisme à ma plus petite, certaines motivations peuvent être différentes mais ça, ça sera peut être le sujet d’un autre article).

A l’époque, l’article a cartonné, il était partout, il y a eu des centaines de commentaires et critiques sur tous les réseaux sociaux, les pages, les groupes. Il y avait les gens d’accord avec moi, ceux qui ne l’étaient pas, ceux qui comprenaient mais n’appliquaient pas la même politique (comme l’explique par exemple l’auteur Martin Page dans cette interview pour IAmVeganTV), ceux qui s’insurgeaient avant même de lire s’imaginant que je nourrissais mes enfants au lait de coco et qu’ils allaient mourir dans la semaine. J’ai eu du soutien, des compliments, des insultes, on m’a posé beaucoup de questions notamment : « oui mais quand ils grandiront et voudront prendre leurs propres décisions, que fera-tu ? Et s’ils ne restent pas véganes, comment réagira-tu? » Je vais tenter de répondre à ces deux questions aujourd’hui.

D’abord, je tiens à vous rassurer. Mon grand garçon m’a fait peur à un moment mais aujourd’hui, devant chaque nouvel aliment il me demande si c’est végane. Au supermarché s’il voit quelque chose qui lui plait et que ca n’est pas végane, attristé il le reposera mais il l’oubliera aussitôt, d’autant que j’ai vite fait d’aller au rayon d’à côté pour lui trouver l’équivalent sans souffrance pour remettre le soleil sur son petit visage d’ange. Mais pourquoi cet article en fait ? Parce que comme dit quelques lignes plus tôt, à un moment j’ai eu peur, j’ai été confrontée à des désirs de mon fils qui, pour la première fois, argumentait au lieu d’obéir. J’étais déstabilisée mais ce fut une expérience finalement positive et enrichissante, que je tenais à partager avec vous afin de vous aider. Et aussi parce que j’aimerais bien refaire plus de 100k de vues, c’était cool d’être célèbre et de mettre le bazar dans toute la véganie (je déconne) (non) (à vous de juger).

 

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L’anniversaire.

Mon fils est invité à l’anniversaire d’un copain et s’inquiète de savoir s’il y aura quelque chose qu’il peut manger. La maman dudit copain, connaissant le régime végétalien de mon fils et soucieuse aussi de la santé d’un autre invité allergique au gluten, me demande si je veux bien avoir la gentillesse de préparer quelque chose de végétalien et sans gluten pour l’occasion. Mon fils part donc à l’anniversaire de son copain avec ses muffins aux pépites de chocolat préférés (recette de AuVertAvecLili). Il m’a demandé avant la fête s’il pouvait manger autre chose, si c’était grave de manger une saucisse ou une salade avec du jambon ou du gâteau « pas végane ». J’étais perturbée car c’était la première fois qu’il me posait une question aussi franchement sur le sujet. Je lui ai rappelé que la viande et le lait venaient d’animaux, que moi je n’en mangerais pas car les animaux ne sont pas d’accord, mais que lui, à 6 ans, il pouvait décider et que je respecterai sa décision. Je ne savais pas si c’était trop tôt pour lui permettre de prendre cette décision mais j’avais assez confiance en lui et dans les valeurs que je lui transmettais pour être sûre a 100 % qu’il n’y toucherait pas. Après tout, s’il posait la question, c’était qu’il réfléchissait. S’il réfléchissait, pourquoi ne pas le laisser décider seul après avoir répondu à ses questions ? Et pour cette fois, j’ai vu juste : il n’y a pas touché (oui parce qu’en Allemagne, les parents restent à l’anniversaire la plupart du temps, en tout cas en Bavière). Si vous avez survécu à la fête d’anniversaire, passons à la suite, et là s’il vous plaît, mettez vos ceintures parce que ça va vous secouer.

Le zoo.

Mon fils, ma fille et moi avions l’habitude d’aller au zoo, le Tierpark de Munich. J’avoue que pendant longtemps je me suis faite avoir par le côté parc, les grands espaces, les donations à des fondations, etc. Et puis le zoo était chouette : des aires de jeux super, des glaciers, un enclos de chèvres avec accès libre pour les caresser et les nourrir. J’adorais la proximité avec les animaux qu’offrait ce Tierpark, et on y passait de bons après midi à se promener et s’amuser. Puis j’ai su la vérité et je n’ai pas renouvelé ma carte d’abonnement. Ca n’a pas plu à mon fils, mais on a trouvé de nouveaux endroits supers chouettes et on a vite oublié. Jusqu’au moment fatidique. L’année dernière, dernière année de maternelle. En allant chercher mon fils, l’éducatrice me demande de signer l’autorisation de sortie le zoo. Je lui réponds qu’avant de signer, j’en discuterais avec mon fils, persuadée qu’il ne voudrait pas y aller. Une fois rentrés, j’attends un moment calme pour entamer la discussion. Je lui ai rappelé pourquoi nous n’allions plus au zoo et je lui ai demandé s’il avait vraiment envie d’y aller. Je lui ai dit qu’il devait y réfléchir lui même et que je me tenais à sa disposition pour répondre à ses questions et que je respecterais son choix. Et finalement, il m’a dit vouloir y aller : tous ses copains y seraient. On se moquerait de lui s’il ne venait pas. Il avait envie de s’amuser avec les autres à l’aire de jeu parce que l’aire de jeu avec les copains du quartier ce n’est pas pareil qu’avec les copains de l’école. Il voulait revoir le grand pont suspendu et manger une glace. Il voulait caresser les chèvres. Maman, laisse moi y aller.

J’avais dit que je me tiendrais à sa décision. Mais qu’est ce que j’ai raté ? Pourquoi veut-il aller dans cette prison pour animaux malgré mes supers arguments en béton armé ? Est-ce que je lui ai mal expliqué ? J’étais triste et en colère, contre moi pas contre lui, mais j’ai signé l’autorisation de sortie et mon fils est allé au zoo avec ses copains. Est-ce que c’était trop tôt ? Aurais-je choisi de le laisser choisir s’il avait fallu que je paye l’entrée de ma poche ? Je me suis posé beaucoup de questions.

Quand mon fil est rentré, il était content, il avait passé une bonne journée avec ses copains et ses institutrices. Il m’a expliqué que les éléphants se balançaient de gauche a droite pour faire rire les gens. Je n’ai pas eu le coeur de lui dire la vérité ce jour là.

Quelle leçon j’ai tiré ? Que mon fils commençait à suivre son propre chemin (j’ai les larmes aux yeux là, ça pique) et qu’il ne suivait pas forcement le même que moi. Est-ce que c’est grave ? Non, au contraire, c’est même une bonne chose qu’il ai assez confiance en moi pour me dire qu’il a envie d’aller à un endroit où je n’ai pas envie d’aller. Il n’a jamais redemandé à y retourner. Et quand on passe devant l’aquarium de la ville, il dit « oh les pauvres poissons ».

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Le MacDo

Toujours là ? Ok. On passe au Mac Do. Et là, si vous n’êtes pas du genre très tolérant/ouvert/compréhensif, allez lire autre chose (par exemple le dernier livre tout frais tout végane qui vient de sortir : La Révolution Antispéciste, dont le super blog HowIMetYourTofu nous offre une critique assez sympa) ou respirez un grand coup ou prenez un sédatif ou un calmant pour le coeur s’il vous plaît. Parce que mon fils a mangé des nuggets, oui du MacDo, que je lui ai payé avec mon argent, alors que j’étais déjà végane.

Pour ma part, si je fais mes courses entre le magasin végane, le magasin bio, le Monop’ et Lidl, normalement je boycotte totalement une entreprise comme le Mac Do. J’estime que les 2 fois dans l’année où j’y mets les pieds par faiblesse n’ont aucun impact, il m’arrive donc d’y aller me jeter sur un Veggie, en Allemagne. Sans le fromage, en Allemagne, le Veggie c’est végane (je préfère préciser, je donne deja assez d’éléments à certains pour me lyncher, n’est ce pas 😉

Un soir, on rentre du centre ville mon fils, ma fille et moi. Tout le monde est crevé, je mangerais bien un veggie avant de rentrer. Je demande à mon grand s’il se sent capable de manger un si grand hamburger et ses yeux s’illuminent a l’idée d’avoir un HappyMeal. Sauf que… problème Nº1 : pas de sandwich vegan dans le HappyMeal (impossible à négocier), problème Nº2 j’ai déjà commandé mon menu, problème Nº3 mon fils meurt de faim et ses yeux qui brillaient de mille étoiles brillent maintenant de mille larmes, problème Nº4 il trouve mon sandwich trop grand et veut des nuggets. Je lui rappelle ce que c’est des nuggets, crûment je lui dis que c’est des restes de poulet mort et qu’on a aussi tué des poussins. Il s’en fiche, il veut des nuggets. Je lui propose de prendre un HappyMeal, de jeter les nuggets, et de manger avec moi un Veggie et les frites, le dessert, et il aurait son jouet. Il veut toujours ses nuggets, et ma fille commence à s’impatienter dans sa poussette. Et puis je me dit qu’après tout il sait, que ça le regarde, qu’il va sur ses 7 ans, qu’il doit faire ses propres expériences : je cède. Je cède même deux fois en un mois parce que je voulais retenter l’expérience qui, vous l’avez deviné, n’a pas marché la première fois. Sadisme ou foi ?
Finalement, je me demande si ca n’est pas trop tôt et on n’est plus retourné au Mac Do. Quand j’en parle avec mon fils un peu plus tard, il me dit que c’est trop bon les nuggets, que le Veggie de toute façon est trop gros (je fais un bide quand je lui demande comment ça se fait que sa petite soeur en mange des petits morceaux coupés par mes soins). Je me suis dit que c’etait peut-être une question de gout : peut être que mes gâteaux véganes maison sont meilleurs que les gâteaux non véganes, c’est donc plus facile pour lui de s’en passer que les Nuggets, qui étaient meilleurs au MacDo qu’à la maison. Finalement j’ai refais des nuggets à la maison. Une nouvelle recette : nuggets plus petits, plus compacts (c’est a dire moins mous), avec potatoes et Ketchup à volonté. Et sans citron surtout parce que c’est ça qu’il n’aimait pas trop, m’a t’il dit ce jour là… Bingo.

Et puis un jour, son père m’envoie une photo, ils sont au Mac Do et tout le monde déguste… un Veggie !

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Alors ? Trop jeune pour prendre les bonnes décisions ? Pour comprendre qu’on ne va pas au zoo même pour s’amuser avec ses copains, qu’on ne mange pas un nuggets parce que c’est plus simple que le grand hamburger ? Et pourtant, à l’anniversaire, il a prit la décision inverse qu’au Mac Do. Pourquoi ? A quel âge peut on prendre les bonnes décisions ? Et puis c’est quoi une bonne décision ? Est-ce que c’est d’être végane et c’est tout, ou de faire comme maman et c’est tout ? Est-ce une bonne ou une mauvaise chose de faire son bonhomme de chemin d’enfant en faisant quelques entraves au véganisme et aux valeurs que nos parents tentent de partager avec nous ? Je n’ai pas les réponses à ces questions.

Ce que je sais, c’est que mes enfants sont libres de faire leurs propres expériences. On en parle calmement. Pour moi il est plus important qu’ils sachent que je les écoute, soutiens et respecte les personnes qu’ils sont/les choix qu’ils font plutôt qu’ils soient véganes pour me faire plaisir. C’est important pour moi qu’ils comprennent ce qu’est vraiment le véganisme, qu’ils le ressentent, qu’ils aient envie vraiment de vivre avec ces valeurs là, parce que s’ils n’y croient pas, ils laisseront tomber. On ne mène pas une vie si elle n’a pas de sens profond pour nous. Je ne suis pas prête à prendre le risque qu’ils deviennent carnistes parce que je les ai forcé ou que j’ai refusé une fois des nuggets au Mac Do, une sortie au zoo, parce que je n’ai pas respecté leur nature curieuse d’enfant, les oppositions normales et que je leur ai refusé leurs propres expériences. Je crois sincèrement qu’il faut que, si je leur enseigne les bases, le reste doit venir d’eux même, comme ça m’est venu. Le véganisme ne s’est pas imposé à moi : ça a été une évidence. Et ça doit en être une pour mes enfants.

Est-ce que je serais triste si l’un ou l’autre ne devient pas un végane en herbe plus tard ? Oui. Je rêve de les voir à mes côtés dans les manifs, peut être que l’un des deux tiendrait le magazine plus tard. Je serais triste, et déçue de moi, je me dirais que j’ai peut être raté quelque chose mais je saurais que mes enfants vivent libres, selon leurs valeurs, et pas enfermés dans les miennes. Que mes enfants vivent dans une prison, je le refuse aujourd’hui, et, j’espère, le refuserais toujours.

Des Kiss et du Love,
Noita

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Pourquoi les véganes d’aujourd’hui sont des extra-terrestres (et l’importance ou non des leviers hors éthique)

Dépenser de l’énergie pour nous n’est déjà pas simple ; alors est-on prêt·e à dépenser de l’énergie pour quelque chose qui ne nous touche pas directement si c’est déjà difficile quand ça nous concerne ? A la fin de cet article, j’en profite pour relancer le débat de l’utilisation des leviers santé, écologie, etc. dans l’argumentation face aux non-véganes. Si, si, vous verrez, il y a un rapport entre les deux 😉

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Alors que l’on pose une question de morale, d’éthique et de justice (MEJ), personnellement ça me gonflait totalement de parler aux carnistes de santé, d’environnement, de faim dans le monde, de pollution… Cela me paraissait, jusqu’à très récemment, totalement un non sens. Mais avons-nous vraiment le choix ?  Pour moi, la réponse était oui : on peut, on se doit même de ne parler que de MEJ. Il n’y a que ça qui compte. Sur ce point, des gens influents comme Tobias Leenaert et Thomas Lepeltier, deux personnes dont j’aime beaucoup le travail et la pensée, ne sont pas d’accord, et c’est un grand débat au sein de la Véganie* (je reviendrai sur leurs différents arguments très prochainement).

*(J’en profite pour vous remettre cette superbe carte de la véganie dessinée par Saoyiste, auteure du blog Version Vegan que, stp, tu pourrais renommer « Version VÉGANE » ? Oui, je sais, autre débat, je m’égare!)
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Evidemment, face à la « résistance » des carnistes autour de moi et sur les réseaux sociaux, j’utilisais quand même tous les leviers possibles et ça me faisait chier. Vraiment, littéralement, sachez-le, ça me cassait les couilles. Dans le magazine que je tiens, Le Tofu Te Parle, j’avais fait le choix d’utiliser tous ces leviers, sans vraiment au départ comprendre pourquoi, mais je pensais que c’était la meilleure chose à faire. Peut-être un peu par dépit, par envie de voir les choses changer. Je me disais et me dis toujours que tant qu’on leur fout la paix, les animaux non humains se fichent de savoir pourquoi. Et je continuerai parce que dernièrement, deux nouvelles informations me sont arrivées : l’énergie et… les extra terrestres qui, en fait, sont à peu près la même chose.

Alors rassurez-vous, je ne vais pas vous parler d’aliens, mais simplement du fait que beaucoup des véganes d’aujourd’hui, qui ont facilement fait le choix de ne plus exploiter d’animaux, sont des personnes « à part’. Vous allez vite comprendre… 

I ) Mon expérience personnelle

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Comment suis-je devenue végane ? Ça a été très facile et pourtant, cela a pris du temps. En fait, je me laissais porter par les informations qui arrivaient à moi sans chercher à en savoir plus et le changement se faisait au fur et à mesure que celles-ci arrivaient, à l’improviste. Je suis devenue végétarienne parce que mon budget ne me permettait pas de m’acheter de la viande bio, locale, de qualité. Je ne me souciais pas du bien-être animal, ne sachant rien de la sentience des animaux (enfin, l’ayant enfouie très loin au fond de moi et vous verrez plus loin, j’étais spéciste sans le savoir comme nous tous·tes). En cherchant des recettes, je découvre le végétalisme, je me disais que de temps en temps pourquoi pas, mais me passer de fromage, de miel, d’oeufs, trop peu pour moi. J’ai commencé par réduire, parce que sur beaucoup de blog de recettes, les blogeur.euse.s. expliquaient les méfaits de ces produits sur la santé. 

Puis j’ai commencé à visiter des blogs plus engagés, par pur hasard, notamment celui d’Antigone XXI (je met le lien par respect mais vous connaissez tous par coeur l’adresse de son blog)(non?)(comment ca non?) en cherchant un moyen moins dégueu que le shampooing pour laver mes cheveux. J’ai arrêté les oeufs quand j’ai su qu’on broyait des poussins (je n’ai appris que plus tard le calvaire des poules grâce à une vidéo de L124), sans me demander si par exemple il n’y avait pas de grand secret derrière le lait ou le miel. Quand les informations sont arrivées, j’ai arrêté. Je n’ai pas eu besoin de plus que ces images, pas eu besoin de surfer des heures sur le web, de philosopher pendant des semaines sur des questions comme « est-ce juste ou injuste », de chercher avec la rigueur d’un·e scientifique si stopper toute consommation de produits animaux était viable pour la santé, la planète etc. Ce que je voyais m’écœurait, c’était injuste, je ne voulais plus y participer, point barre. Une fois la question de la nourriture réglée, il n’y avait plus grand chose à faire car, sans le savoir… j’étais déjà végane (c’est là que vous pouvez voir mon spécisme inconscient de l’époque) : j’ai toujours détesté le cuir, la laine, la chasse, les oreillers en plume, toujours essayé de privilégier le cruelty-free quand le budget me le permettait (10 ans en arrière, on ne trouvait pas facilement des produits cosmétiques ou ménagers non testés sur animaux sans que la carte bleue ne saigne comme si on avait coupé une artère. Aujourd’hui, en France en tout cas, car en Allemagne où j’ai passé 6 ans, c’est tout à fait abordable, les prix peuvent encore être élevés mais on est plus dans l’ordre de la veine que de l’artère). J’allais encore naïvement au zoo, me laissant avoir par la propagande protectrice, puis il y a un an, une enquête de One Voice (je crois, je ne suis plus sûre) m’a fait découvrir les coulisses de ces prisons. 

En bref, j’avais déjà une bonne base de végane, et ayant déjà l’habitude de faire des changements pas simples, c’était facile d’en faire d’autres. Il ne me manquait que, et je le déplore, le questionnement et/ou la curiosité, qui m’auraient poussée à faire mes propres recherches plutôt que d’attendre que les informations arrivent à moi. Etait-ce, au fond, un refus de me priver trop vite de ce que j’aimais, un manque d’énergie, les deux ?

Mais pourquoi diable, quand j’explique ce qui se passe dans les élevages, les abattoirs, les laboratoires, les cirques etc., les gens n’entreprennent-ils pas illico un changement radical, comme moi? Eh bien, parce que j’avais en main une carte qu’iels n’ont pour l’instant pas, mais que vous lecteurices, si vous avez aussi fait très vite le choix du véganisme, aviez aussi probablement. A savoir : la capacité à dépenser de l’énergie. Je ne sais pas comment vous êtes passé·e·s outre les excuses mais de mon côté, la vie a parfois été très difficile. J’ai dû apprendre à soulever des poids très lourds pour me sortir de caves où de gros rocs me tenaient prisonnière. J’ai eu des choix compliqués à faire. Et aujourd’hui, à force d’expérience, je n’ai plus besoin de beaucoup d’énergie pour amorcer un changement. Devenir végane fut donc facile. 

II ) L’énergie, et donc pourquoi vous êtes des extra-terrestres, des gens « à part » 

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Mais qu’est-ce que j’entends par énergie ? En gros, je parle d’entreprendre des changements qui mènent à la fatigue, mentale comme physique, mais rien à voir avec un burn-out par exemple. Entreprendre un changement nécessite une dépense d’énergie : réfléchir, faire les choses différemment, s’adapter, assumer son choix face à celleux qui nous critiqueront, se justifier, chercher des informations, des alternatives, obtenir de nouveaux objets ou au contraire s’en débarrasser, la liste n’est pas exhaustive : physiquement comme mentalement, cela peut être bien plus usant que ce que vous pensez. Ne faites surtout pas l’erreur de croire que ce dont vous êtes capables, aussi simple que cela vous paraisse, les autres en sont capables aussi. C’est, à mon sens, une des plus grosses erreurs que font les véganes et qui nous fait passer pour des odieux·euses trous du cul qui veulent imposer leur façon de vivre. Notre incapacité à accepter le fait que les autres ne peuvent pas changer aussi facilement, combinée à l’urgence de la situation des animaux nous rendent impatient·e·s, pressant·e·s, et on passe pour des personnes antipathiques alors que nous sommes tout le contraire. 

Et ceux qui sont véganes depuis longtemps, rappelez-vous. Vous pensiez peut-être que cela s’arrêtait à quelques points comme l’alimentation, fringues, les produits cruelty-free, les zoos etc. Hors, vous avez fini, à force de découvrir de nouvelles informations, qu’il y a beaucoup, beaucoup à savoir ; on en découvre même encore après 20 ans. Sans le savoir, vous avez dépensé énoooormément d’énergie depuis que vous êtes véganes !

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Dans cet article, Tobias, connu pour chercher la méthode la plus efficace pour véganiser le monde, nous parle de ce qui pourrait simplifier les choses, donc permettre de dépenser moins d’énergie. De fait, si de nombreuses alternatives végétales existent déjà, il faudrait moins dépenser d’énergie pour en trouver soi-même et devenir végane serait donc plus facile. Mais pour moi, cela ne suffit pas. On pourrait avoir toutes les alternatives facilement disponibles et à prix cassé, il resterait quand même à être capable d’avoir assez d’énergie pour faire le premier pas vers un changement.  Le véganisme ne s’arrête pas à la facilité d’avoir des alternatives à portée de main, encore faut-il, socialement, avoir l’énergie de le vivre, l’assumer, le justifier encore et encore etc.

Les êtres humains ne sont pas des stockeur·euse·s d’énergie. C’est là le rôle des excuses dans lesquelles on s’enfonce à chaque projet que l’on a, que ce soit vouloir partir faire le tour du monde, changer de métier, quitter son/sa partenaire, faire un régime, dire ses quatre vérités à quelqu’un qu’on laisse pourrir notre vie… ou devenir végane : économiser de l’énergie.

On a très très peu de réserves, il nous faut nous reposer et nous recharger un minimum de 6-7 heures par nuit pour la plupart d’entre nous. Même en journée, il nous faut nous reposer : faire des siestes, une pause café, partir en vacances etc. Afin d’éviter la fatigue, notre cerveau est programmé pour dépenser le moins d’énergie possible. Et c’est là que vous êtes à part, que vous êtes des extra-terrestres si vous êtes devenus véganes facilement : pour vous, le changement, en tout cas celui-ci, a été très simple. Au moment de la transition, vous aviez de l’énergie disponible ou alors comme moi, vous avez appris à ne plus vous en soucier. C’est ce que disait Tobias Leenaert lors de sa conférence du mardi 24 octobre à Paris : la plupart des véganes sont des personnes à part. Si j’avais bien compris que, personnellement, j’ai pu faire ce changement facilement parce que depuis des années, j’entreprenais des changements (mon cerveau a fini par comprendre qu’il brûle plus d’énergie en tentant de combattre le changement plutôt qu’en le laissant le faire), je ne savais pas encore qu’en fait, très peu de personnes sont capables de faire ça (et je précise que je ne me sens pas « meilleure » pour autant). Tant que l’on n’a pas d’énergie, on ne peut pas changer. Tant que l’on n’a pas compris que cette dépense d’énergie sera en fait bénéfique, on ne peut pas entreprendre un changement. Tant que l’on n’a pas compris qu’à long terme, changer use moins d’énergie que se trouver des excuses, on ne peut pas changer. 

III Conclusion et débat : le manque d’énergie peut-il justifier les leviers santé, écologie etc. ?

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Et donc c’est là que vous êtes à part, que vous êtes des extra-terrestres : vous avez été capables de faire facilement ce qui, pour des millions et des millions de personnes, est difficile. Je le répète : ce n’est pas parce que ça vous semble facile que ça l’est pour les autres, ce n’est pas parce que ça a été simple pour vous que ça le sera pour les autres. Rappelez-vous qu’on vit dans un pays où on nous jauge chaque seconde sur tout ce qu’on dit/fait, de la couleur de nos chaussettes à nos choix MEJ, un pays où sortir du cadre peut vite dire exclusion, discrimination, conflit, un pays où on vit déjà dans un stress intense et où le moindre petit changement est délicat à vivre à l’intérieur de soi et à assumer à l’extérieur.

C’est donc bien plus facile de prendre une décision quand elle nous concerne, par exemple devenir végétarien·ne ou végétalien·ne, pour NOTRE santé, NOTRE planète, la survie de NOS enfants. Elle nécessite beaucoup moins de questionnement, moins de changements que de devenir végane. Et pour que les gens deviennent véganes, si les arguments MEJ ne suffisent pas, alors il est peut-être justifié d’utiliser les autres leviers. Les animaux non-humains veulent qu’on leur foute la paix, je doute qu’ils s’intéressent au pourquoi du comment on ne les exploite pas. Utiliser ces leviers permettrait aux gens d’user moins d’énergie d’un coup, et de faire donc plus facilement le premier pas. Iels deviendraient végétarien·ne·s, végétalien·ne·s, quelles qu’en soient les raisons. Puis iels auraient un peu plus d’énergie pour l’étape suivante. Beaucoup de véganes en témoignent et j’en fais partie, ce sont souvent au départ des arguments qui nous ont concerné qui ont amorcé un changement (ça peut aussi être l’égocentrisme évidement, il n’y a pas que le manque d’énergie qui bloque les gens, mais chez combien de gens l’égocentrisme est-il juste un manque d’énergie, combien finalement préfèrent dire à demi-mot qu’ils sont égoïstes alors qu’en fait, c’est une excuse, un manque d’énergie ? La question mérite d’être posée). On fait bien plus de kilomètres en marchant doucement qu’en courant, c’est bien connu. Mais, en prenant en compte l’énergie, la question est : peut-on adapter cette méthode au véganisme ? 

Qu’est ce qui, réellement, est le plus important : que le nombre d’animaux exploités et tués injustement soit réduit le plus possible et le plus rapidement possible, quitte à laisser dans un premier temps l’éthique de côté, ou mettre l’éthique en avant quitte à ce que dans un premier temps, il y ait bien plus d’animaux exploités/tués ? 

Merci d’avoir lu ce pavé, vous êtes bien courageux·euse. N’hésitez pas à laisser votre avis et débattre en commentaire ou sur Facebook/Twitter si vous voyez passer l’article ! 

Des kiss et du love, pluie de beurre de cacahuètes sur vous ! 

Noita

 

 

 

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Véganisme : pourquoi et comment j’ai changé de stratégie de communication.

Dans cet article, je vais vous parler un petit peu de mon parcours de végane et de mon changement de stratégie de communication. Ceux qui m’ont connue avec mon premier blog savent que je suis passée par une période très sombre où, sur mes comptes Twitter et Facebook, les vidéos choc et gores défilaient les unes après les autres, et où j’aboyais sur tous les carnistes ainsi que sur les véganes qui ne partageaient pas mon point de vue. 

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J’ai commencé à militer sur les réseaux sociaux il y a de cela à peu près 18 mois, quelques semaines après avoir passé la porte du véganisme, lui-même précédé de 18 mois de végétarisme, de recherches bien plus portées sur la santé et l’environnement que sur l’injustice de l’exploitation animale. J’étais devenue végétarienne pour des questions de budget -pensant remanger de la viande une fois que j’aurais les moyens de m’en payer de la bio et locale- puis végétalienne principalement pour maggle : éviter de me chopper un cancer. Ce qui m’a fait passer la porte du véganisme, c’est ma première vidéo de L214. J’étais abasourdie par ce que je voyais. Je me disais que ça n’était pas possible, que c’était extrait d’un film. Je suis allée googler qui était L214, et j’ai pris une sacrée claque. Pendant plusieurs jours, je leur en ai voulu de m’avoir montré ça. J’étais mal et pour moi, c’était de leur faute. Puis je m’en suis voulu d’avoir participé à ce système, j’ai compris qu’ils ne faisaient que me donner une information que je n’avais pas, et que le seul moyen de ne plus me sentir mal était de ne plus y contribuer. Donc j’ai dit à mon ex-mari : « Je deviens végane » (et il m’a répondu : « moi aussi »).

Ça n’a pas été si compliqué. Cela faisait 3 ans que je ne mangeais plus de viande, très peu de poisson et 18 mois pendant lesquels j’avais considérablement réduit les oeufs (que j’achetais bio et plein air), je ne buvais plus de lait, ne mangeais plus de yaourts/crème que j’avais déjà remplacés par le soja/riz/avoine/noisette. J’avais juste un peu de mal à décrocher avec le fromage, coucou la casomorphine et les troubles du comportement alimentaires (les fameux TCA). Et donc, ayant un seul ami végane sur Facebook, j’ai débarqué sur Twitter.

Au début, c’était un mélange de soulagement et de joie. Je ne participais plus à ce système. Je découvrais de supers alternatives, de nouveaux aliments, je voyais que beaucoup de gens et associations se bougeaient pour faire changer les choses. Je suis passée de l’étoile (oui, à ce moment- la, c’était encore cette magnifique petite étoile et pas le coeur #Nostalgie #EtoileReviens) au retweet. Puis quand j’ai vu qu’on « étoilait » mes RT, je me suis mise à faire mes propres tweets. J’étais entrée, par ego et plaisir, dans la grande, belle et juste maison du militantisme. Et puis…

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Et puis un jour, un vent de folie me prend. Dans la barre de recherche, je tape « manger de la viande ». Je répond aux gens qui postent des photos de leurs MacDo et plateaux de fromage. Ils ne m’écoutent pas. Ils ne veulent pas devenir véganes. Je ne comprend pas. Pourquoi ne voient-ils pas l’injustice ? Et ceux qui la voient, pourquoi refusent-ils de changer ? Je découvre le cri de la carotte, le point Godwin, j’entend des excuses plus absurdes les une que les autres. Des excuses qui ne m’étaient pas venues à l’idée une seule seconde. Impossible de rester calme. 

Toutes les discussions partent en live. Toutes. Mais mon nombre de followers grandit, j’atteins presque les 1000, je ne vois pas de raison de remettre en question ma facon de communiquer. Tout ce que je vois, c’est qu’on me suit de plus en plus, que ce que je tweete plaît… ou pas.

Brigitte Gothière et Sébastien Arsac ont donc été les deux premières « personnalités » véganes que j’ai découvertes. Le troisième était Jihem Doe.  Jihem avait RT « Earthling 2 » de Res Turner, voilà comment j’ai découvert le gus. Je partageais sa colère, je me retrouvais dans chaque mot qu’il écrivait, même les plus durs, les plus offensants. 

Puis j’ai vu que non seulement mon nombre de followers n’augmentait plus… mais qu’il  diminuait. 

Quand on a de l’égo, et j’en avais un gros à ce moment-là, on peut soit s’offusquer soit se remettre en question, et en discutant sur Facebook avec une végépote, j’ai compris que certains (beaucoup) n’appréciaient pas ma violence verbale et mon agressivité. 

Mais il m’a fallu beaucoup de temps et pas mal de rechutes avant une véritable remise en question. Il y a bientôt un an, c’était au moment où j’allais à la rencontre IRL de Res Turner en concert, je tombe sur un article de Tobias Leenaert : VEGAN STRATEGIST / POURQUOI CHANGER NOS MODES DE PENSÉE EST SI COMPLIQUÉ. Et je comprends pourquoi je n’arrive à convaincre personne et perds des followers en masse. 

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J’ai passé quelques mois dans la confusion la plus totale, passant du coq à l’âne, testant la bienveillance et la patience puis revenant à la violence. Il y avait une chose que je n’avais pas encore comprise : on ne peut pas changer tout le monde. Certaines personnes ne veulent tout simplement pas. C’est un fait, c’est dur, c’est rageant mais c’est comme ca. Accepter ça, c’est faire le premier pas vers un autre mode de communication. On arrive bien plus à garder son calme quand on sait d’avance qu’il y a, aussi malheureux que ça soit, peu de chances qu’il y ait un résultat dans le bon sens. 

La deuxième chose, c’est se pardonner. Parce que si on ne le fait pas, on déverse sa colère sur les autres. Honnêtement, êtes-vous vous même plus apte à écouter quelqu’un de calme et en paix avec lui-même, ou une personne en colère, parfois au bord de crier/de vous insulter et qui fait ressortir de vous des sentiments de honte ou de culpabilité ?

En fait, il n’y a rien à se faire pardonner. On ne savait pas. Et qu’importe le temps qu’on a mis à devenir végane, on l’a fait. On ne peut pas changer le passé. Et pourtant on se sent tous coupables, tous en colère contre soi-même. Ce qu’il faut faire, c’est accepter le passé, accepter qu’on ait été manipulé, qu’on ait cru à ces mensonges. Oui, je sais, c’est difficile. Ça veut dire accepter qu’on ait été un gentil petit mouton comme les autres. Ça pique, hein ? Allez, une petite barre Vego et ça ira mieux. 😉 Et surtout, il ne faut pas oublier qu’on l’a été. Il FAUT s’en souvenir, se rappeler son égoïsme, son insensibilité, son spécisme. C’est important pour communiquer dans le calme et la bienveillance. Parce que si l’on oublie, on risque très vite de se sentir « meilleur » que les carnistes, de les prendre de haut en leur parlant. Et donc, ils ne nous écouteront pas. 

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En lisant « 3 amis en quête de sagesse » (rien à voir avec le véganisme en soi mais très intéressant) (oui parce qu’il n’y a pas que les livres sur les animaux et le véganisme dans la vie :P), j’ai vu que des discussions pouvaient avoir lieu dans la bienveillance. Ce livre m’avait beaucoup fait réfléchir et avait fait résonner des questions fondamentales pour moi. Est-ce qu’un carniste vaut moins que moi ? Est-ce que les autres vont m’écouter si je les agresse ? Pourquoi les gens ne veulent-ils pas changer ? Et je me suis rappelé l’article de Tobias et les 3 points fondamentaux : 

  • Changer d’avis concernant quelque chose est difficile,
  • Nous n’aimons pas quand quelqu’un d’autre nous fait changer d’avis,
  • Nous n’aimons pas admettre que nous avons changé d’avis, et surtout pas que c’est quelqu’un d’autre qui nous a fait changer d’avis.

Mais alors, que faire ? La cause animale est importante pour moi, comment faire réfléchir les gens ? Comment les amener à prendre la bonne décision ? Il y a quelques semaines, je discutais avec mon végépote Vgarou, qui me disait que je faisais deux erreurs : répondre à un argument par un autre plutôt que de démontrer que l’argument ne tient pas la route, et prendre les gens par les sentiments. 

Je pense qu’il a raison et que stratégiquement, il faut éviter de faire ça. L’interlocuteur se sent mal et vous rejette la faute. Vous devenez son ennemi et il ne veut plus vous écouter. Vous lui donnez le sentiment que c’est contre lui-même qu’il va devoir se battre, que c’est lui le mauvais dans l’histoire, alors que vous savez aussi bien que moi que le carniste n’est tout simplement pas informé, il est la victime. Donnez-lui plutôt des faits, des informations. Ça peut être par votre intermédiaire ou des livres, des films, des articles scientifiques. L’ennemi sera alors l’injustice et là, il y a quelque chose qu’il aura envie de combattre. Il aura pris une décision en fonction de ces informations, ça aura été un choix qui vient de lui. Cette stratégie s’est montrée tres efficace à de nombreuses reprises. 

J’aime beaucoup ce qu’a dit Guillaume Corpard dans une vidéo de IamVeganTV :  «Les véganes n’ont pas l’exclusivité de la bienveillance. ll y a des gens qui mangent de la viande et sont plein d’amour pour les autres. Ce qui m’intéresse en conférence, c’est de donner des faits. Quand on estime que l’autre est largement aussi capable d’exprimer ce qu’il y a dans son coeur que soi, ça se passe en général tres bien » 

Ou Mathieu Ricard : « Le sourire, c’est la porte du cœur qui s’ouvre à l’autre. »,  et « Évitez de même tout acte nuisible, même le plus insignifiant. Telle l’étincelle minuscule qui, en présence de vent, peut consumer en un instant un énorme tas d’herbes sèches, un simple accès de violente colère peut détruire une montagne de mérites. Rejetez comme du poison toute conduite néfaste en comprenant qu’elle est cause de toutes nos souffrances, et transformez également les actes neutres en actes positifs. »

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Revenons quelques secondes sur la colère. J’avais peur de la lâcher. Je croyais que ma colère était mon moteur pour le militantisme, mais j’avais tort. Le moteur, c’est l’injustice que subissent les animaux. J’ai écrit sur Facebook il y a quelques jours : « Vous débarrasser de votre colère ne vous fera pas perdre votre niaque. Vous ne vous lèverez pas en vous disant oh, je n’ai plus envie d’être activiste. Non, vous vous lèverez serein et en paix. Quel plus beau cadeau pouvez-vous faire aux animaux que de les défendre sans violence d’aucune sorte ? » 

Et vous savez, quand on commence à avoir de meilleurs résultats, eh bien… on a encore plus la niaque, au final. 🙂 »

Alors, je ne suis pas en train de dire que si on devient végane en voyant des vidéos choquantes, on va sombrer du coté obscur et se changer en Gremlin. Bien sûr que non. Ça serait comme dire que les jeux vidéos rendent violents, c’est absurde. Mais derrière ces vidéos plus qu’importantes pour dévoiler la vérité, il faut que chacun puisse trouver un moyen de ne pas/plus être en colère contre soi-même et contre les autres. Il faut prendre son mal en patience, se rappeler qui on a été, garder en tête que nous n’apprécierions pas nous même d’être/de se sentir agressé d’une manière ou d’une autre. Et surtout, surtout : que la bienveillance doublée d’informations, ça paye !

Nombre d’entre vous qui ont fait le même chemin que moi (ou pas, si vous avez été de suite dans la bienveillance, bravo!) n’aiment pas les véganes agressifs. Je ne pense pas qu’il faille les combattre ou leur faire la morale, il faut plutôt essayer de comprendre leurs sentiments et les aider à aller vers quelque chose de plus positif. 

Pour finir, combien sommes-nous à essayer de les calmer ? Autant les faire entrer en véganie avec la bienveillance, sans qu’ils se sentent coupables ou en colère, avec en main de bons outils de communication. Je dis souvent à mes enfants que s’ils ne veulent pas ranger leur chambre… il ne faut pas y mettre du bazar. 😉 

Des kiss et du love sur vous, 

Noita

P.S. : Merci aux petites mains dans l’ombre pour la correction @Bwitch ❤ 

 

 

 

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Végane mais pas gaga des animaux. Oups ?

« -Mais comment ça tu n’aime pas les animaux ?
– Ce n’est pas que je ne les aime pas, disons que je n’en suis pas gaga. Certains, je les trouve moches, ou ils me font peur. 
-Mais pourquoi t’es végane alors ?
-Parce que ce sont des êtres vivants sentients, et que je respecte leur droit et leur envie de vivre.
-Ah, ok… »
(Rictus et tête dubitative)

Je suis végane. Abolitionniste. Engagée. Militante. J’ai un blog et je suis carrément rédac en chef d’un magazine sur le sujet. Et pourtant… pas une très grosse amoureuse de tous les animaux, de pas beaucoup en fait, et parfois je suis même encore très spéciste (mais je me soigne). Les heures de câlin avec le chaton et les reportages animaliers en boucle, trop peu pour moi. Un bien long sujet dont j’avais envie de vous parler depuis un certains temps mais j’ai essayé de ne pas faire trop long tout de même.

Je vais peut-être en choquer quelques-uns (pour changer !) mais les animaux, c’est comme les enfants : j’adore les miens, un peu moins ceux des autres, et dans la mesure du possible je m’en tiens loin. Pour plusieurs raisons. 

-1 Où est ma place auprès des animaux libres ? 

Le véganisme, pour moi, ne s’arrête pas à la seule lutte contre l’exploitation animale. Etre végane c’est aussi protéger les animaux, par exemple en le sortant d’un refuge si j’en ai la possibilité, en ne nuisant pas à leur environnement, appeler une asso si je trouve un oiseau blessé…  Mais devant la simple nature, un animal libre, que suis-je sensé faire concrètement ? J’ai envie de répondre : rien, ou dans certaines limites. 

Devant un animal sauvage en pleine savane, ou un cygne/un écureuil près de chez moi, c’est simple : ma place est loin, cachée, discrète. Je n’interviens pas. J’irais bien leur faire une petite caresse, leur donner un petit truc à manger, les prendre en photo, mais ça ne les intéresse pas, ils n’en ont pas besoin, et je pourrais les perturber. A contrario si une oie s’approche de moi au parc et montre de l’intérêt pour ma salade de maïs, je veux bien partager. C’est elle qui est venu à moi, avec un désir en particulier : manger.  Je ne m’approche pas non plus des chiens et chats délaissés, qui ont souvent peur et que je vais traumatiser encore plus. Mais s’ils s’approchent, ils ont droit à quelques caresses. S’ils sont blessés, j’appelle le refuge dont j’ai le numéro de téléphone depuis longtemps enregistré dans mon répertoire, avec aussi celui de l’asso qui s’occupe des oiseaux blessés. 

Petite histoire arrivée il y a de cela peut-être un mois. J’étais installée sous un arbre dans mon jardin-cour quand ma fille se met à hurler et court vers moi en pleurant. Après un câlin je vérifie si elle est blessée mais je ne comprends pas, elle a l’air d’aller bien. Elle me montre alors un tout petit oiseau par terre, qui était tombé juste devant elle, lui faisant peur. Il ne bougeait pas, était allongé là, comme mort en plein soleil sous le béton. Mon fils rapplique aussi et je leur dis de ne surtout pas le toucher pour l’instant. Je ne savais pas trop quoi faire et mon premier réflexe c’était d’aller chercher du pain et de l’eau, mais je commence par m’abstenir. Je ne suis pas gaga des animaux mais devant un petit qui n’a pas l’air d’aller bien, je n’ai qu’un envie : lui faire plein de bisous et de câlins, le serrer dans mes bras pour qu’il se sente en sécurité. Mais je ne le touche pas, du peu que je sais ça n’est pas la marche à suivre. J’appelle mon voisin qui me dit que les vieux oiseaux se suicident en se jetant par terre et que je n’ai qu’à le mettre dans la poubelle. Sauf que cet oiseau n’a pas l’air vieux, et qu’en regardant de plus près, il respire encore. Je l’envoie sur les roses non sans manquer de lui dire qu’on ne jette pas un animal dans une poubelle comme un bout de plastique. Je prends l’oiseau et on l’emmène sous l’arbre, à l’ombre. J’appelle cette asso qui s’occupe des oiseaux : occupée. Je demande de l’aide sur le net en attendant qu’on me rappelle. Ne pas donner à manger ni à boire, le toucher le moins possible, le laisser au calme. On va donc jouer de l’autre côté. L’asso me rappelle et me demande de le mettre sur une branche et de quitter mon jardin une demi heure. On m’explique que c’est la saison, les petits apprennent à voler et tombent. Si je le touche trop, ses parents pourraient l’abandonner, si on reste au jardin avec les enfants qui crient, le petit n’appellera pas ses parents ou ils ne l’entendront pas. Je laisse les enfants (inquiets de le laisser seul) lui dire au revoir, et on rentre. Une demi heure plus tard, on revient : plus d’oiseau. Tristesse pour les enfants, mais victoire pour ce bébé qui a retrouvé sa famille. Moralité : laissez la nature et les pros faire, sinon, c’est la cata. 

-2 Où est ma place auprès des animaux domestiques ?

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J’ai eu deux chats et je les ai adorés, mais je n’étais pas collée à eux, ou eux collés à moi H24. Je n’aurais pas supporté. C’est pour ça que, même si en ce moment j’aimerais beaucoup avoir un chien, joueur, qui aime les longues ballades, j’hésite beaucoup. S’il est trop collant/câlin, ça ne passera pas. Adopter oui, mais seulement adopter un chien avec qui je m’entendrais. Me retrouver avec un labrador qui pleure toute la journée parce que je n’ai pas envie de le câliner/caresser autant qu’il a besoin, je ne sais pas si c’est une bonne option. Vous me direz qu’il est toujours mieux chez moi qu’au refuge, je vous répondrais que se sentir mal-aimé ou seul ça fait chier où qu’on soit (c’est du vécu). Si je dois avoir un chien à mes coté, ça sera un chien heureux. Il est hors de question de sortir du refuge pour sortir du refuge. Je vois ça comme adopter un enfant pour lui faire passer la journée devant la tv : sans intérêt pour lui comme pour moi. Et si jamais je me décide, il faudra aussi que financièrement ça suive. S’il a besoin de soins, c’est mon devoir de les lui payer. Quand aux vacances, si je ne trouve pas de moyens de le faire garder, je peux m’en passer sans soucis. Je ne suis pas prête à adopter par simple envie, par plaisir personnel. Donc pour l’instant, je n’ai pas d’animal « de compagnie ». J’ai deux enfants et pour les câlins et les sorties, c’est déjà pas mal 😉 

Au passage, un chien (ou un chat ou autre), ce n’est pas un enfant…

Il y a quelque chose qui me dérange dans les relations animaux non-humains domestiques/Hommes, que je vois beaucoup. J’ai du mal à comprendre et parfois ça peut porter préjudice aux non humains. Je comprends qu’on les aime, qu’on les câline, qu’on les colle, qu’on soit inséparable, même qu’on dorme avec eux. Mais…quelque chose là dedans me met mal à l’aise. Parce que ce ne sont pas des enfants, pas des petits humains à poils. Un chien doit être traité comme en a besoin un chien et pas comme un enfant de 2 ans, de même qu’un petit enfant doit être traité comme un enfant, non pas comme un mini-adulte. Ils ont des besoins spécifiques. Entre les enfants élevés aux punitions/cris/fessées et les animaux que l’on humanise et a qui on inflige les mêmes traitements, à qui en plus on met des habits, des flots dans les poils sur la tête ou pire qu’on inscrit à des concours de beauté… hip ips oups, pour moi non merci. Combien de chiens très gentils a-t-on subitement vu se jeter sur une personne pour protéger celle qu’il prend pour sa mère, comme si c’était son rôle ? Combien de chien ne supportent plus une heure d’absence et le vivent comme des traumatismes tellement ils sont couvés ? Il y a sûrement un juste milieu à trouver là dedans et fort heureusement je vois beaucoup d’animaux heureux avec leurs familles. J’espère un jour pouvoir aussi être une famille pour l’un d’eux.  

-3 Les pigeons, les cigognes, le spécisme et moi 

Hum. Qui n’a pas grandi comme moi, courant parfois sur la place publique à faire peur aux pigeons et leur filant des coups de pieds ? J’avoue qu’un moment je trouvais ça drôle, et puis comme c’est moche, que « ça » chie partout et que « ça » ne sert à rien,  on s’en fout. Mais un jour une vieille dame nous a chassés les copains et moi et leur a filé des graines. Je me suis sentie assez mal et je ne les ai plus jamais touchés. Aujourd’hui j’interdis à mes enfants de faire comme leurs copains et de leur faire du mal. Mais… je ne les aime toujours pas. Je les trouve toujours moches et degueulasses. J’ai lu un peu sur eux, ils sont intelligents, attachants, mais… ça coince. Quand j’en voit un, je regarde ailleurs, je pense « beurk sale bête » non sans un peu de honte. Par contre, pourtant je suis athée et pas superstitieuse, mais quand je croise un corbeau, je m’éloigne, je me tais, je ne pense rien. Ils me font peur. J’ai lu des histoires où ils harcèlent certaines personnes, qu’ils sont rancuniers et que s’ils vous ont dans le collimateur, vous êtes dans la merde. Vrai ? Faux ? Je ne sais pas. Mais j’ai toujours ressenti de la méfiance par rapport à eux. Et en fait je n’ai jamais aimé les oiseaux. 

Par contre j’ai vécu une année à Nancy. A la Pépinière, outre ce singe nommé Jojo,  enfermé pendant des années et qui me faisait tellement de peine,  il y avait un couple de cigogne. Un jour je les ai vues voler, je les ai trouvées magnifiques. L’été dernier, en rando en Alsace, j’en ai croisé beaucoup, je les trouve toujours aussi belles, aussi gracieuses. Dans un camping où je m’étais arrêtée, un matin avant de reprendre la route, il y en avait une, juste là, en train de picorer. Les gens sur place m’ont dit qu’elle venait tous les ans, mais qu’il ne fallait pas l’approcher et la laisser tranquille. Ca m’a fait plaisir d’entendre ça, je m’attendais plutôt à voir débarquer tout le camping pour faire des selfies. J’ai retenu mon « Non mais je suis végane je ne la toucherais pas » et j’ai profité quelques minutes du spectacle, sous le soleil qui se levait à peine. Ou se couchait, je ne me rappelle plus 🙂 
-4 Ces animaux qui m’éblouissent ou me font peur

Qu’on se mette d’accord tout de suite : l’animal le plus grand, le plus beau, le plus fort, le roi du monde c’est Res Turner l’éléphant. Il a tout : bébé il est craquant, adulte il est magnifique, il en impose (j’allais écrire improse, puisque M’sieur Turner est maintenant 3 fois champion de France du End of the Weak, mais concentre toi sur l’éléphant Noita). Il n’est pas pressé, il est végétalien, il est puissant. Y’a un truc qui se dégage de cet animal,  je ne saurais dire quoi et la pour le coup, j’avoue… j’en suis gaga.

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On dirait pas mais j’vous jure je ne suis pas à l’aide DU TOUT !

Apprêtez-vous à bien vous marrer maintenant : j’ai peur des vaches. Ou disons que je ne suis pas très à l’aise avec. En fait c’est comme avec l’éléphant, y’a un je ne sais pas quoi qui se dégage mais pour le coup qui ne me plaît pas du tout. Et pourtant je les ai toujours trouvées très belles. J’adore les cochons aussi. Qu’est ce qu’ils sont drôles, joueurs, beaux et intelligents. Toutes ces côtes de porcs me resteront plus que tout autre bout de viande en travers de la gorge… (spécisme, quand tu me tiens encore…). 

J’ai horreur des vers de terre et serpents, en plus ces derniers me font flipper grave depuis le livre de la jungle. Les poissons rouges (et poissons tout court), bien que j’en ai eu un pendant 20 ans (il s’appelait Tarzan) et que je l’adorais, je suis totalement indifférente. Idem pour les orques ou dauphins etc. que tout le monde ou presque adule.  J’ai horreur des mouches et des moustiques mais j’aime bien les abeilles. Les papillons, bof, ouais c’est joli m’enfin bon. Les pies, les moineaux ? Moyen. Les ours ? Impressionnants, m’enfin pas plus que ca. Voyez : j’suis pas gaga des animaux. 

Et donc ?

Qu’est ce qui fait qu’on aime certaines espèces et pas d’autres, et que même au sein de d’une espèce, on apprécie plus un animal qu’un autre ? L’éducation ? Le feeling ? Les goûts ? Bah, qu’importe. Tant qu’on laisse les animaux tranquilles, on peut ne pas les kiffer, et honnêtement, je doute qu’ils en aient quelque chose à faire de ce qu’on pense d’eux… 

Et pour ma part, ne pas en être hyper folle ne m’empêche pas d’être très engagée et de consacrer un temps non négligeable à la protection animale. Parce que ce qui compte ce n’est pas de les aimer. C’est de les respecter. Respecter leur droit et envie de vivre, et les considérer comme ce qu’ils sont : des êtres vivants sentients avec des droits.

Et vous, vous aimez les animaux ? Lesquels ? Pourquoi ? De quelle manière ?

Des kiss et du love sur vous,

Noita

 

Justice pour les anim… Non pour Jean Hénaff, pardon. Ou pas.

 

Cher Jean Hénaff,

Mettons-nous tout de suite à l’aise et tutoyons-nous, tu veux bien ? Après tout, gamine, j’en ai dévoré de tes petites boîtes bleues, ou celles d’autres marques, sur des toasts au beurre, quel délice à l’époque. C’est un peu comme si on se connaissait bien tous les deux. Deux vieux amis qui se sont perdus de vue et se retrouvent aujourd’hui, pas pour le meilleur mais bien pour le pire. 

L’association L124 a fait un petit tour par chez toi. Ils aiment bien, ils font ça souvent ces derniers temps, ils planquent des caméras et balancent tout sur le net. C’est scandaleux. J’ai lu ta réponse. Vraiment, c’est scandaleux. Ces mensonges, cette hypocrisie, cette manière de prendre le consommateur pour un sombre crétin… Au cas où tu aurais déjà oublié, voici ce que tu as répondu à l’alerte de L214 concernant la manière dont tu traites tes animaux et j’aimerais que l’on revienne ensuite sur quelques points essentiels : 

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Tu commences par parler de montage d’images. Il est sûrement vrai qu’L214 n’insère pas dans ses vidéos les moments où les cochons sont endormis (moins paisiblement que toi) ou autres très rares moments « de repos » ou de soins de ces animaux non-humains. Quel intérêt ? Pas sûr même qu’ils aient pu en filmer, soyons honnêtes, toi et moi on sait bien qu’ils ne connaissent pas une minute de répit. On leur coupe même les testicules sans anesthésie, money, money, il faut économiser et puis, ce ne sont que des animaux. Pas étonnant, la maltraitance dans un monde où leur donner un peu d’eau peut potentiellement mener à la prison. 

Mais revenons à toi mon ami. Comment se fait-il que lorsque l’on tape « Jean Hénaff » dans un moteur de recherche puis sur « images », même  en introduisant les mots « élevage » ou « ferme » ou bien être animal » etc, on ne trouve que ça ? Même pas une vraie photo :

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C’est quand même légèrement suspicieux, si « tes » porcs étaient aussi bien traités que tu le laisses entendre, pourquoi ne pas le montrer ? Où sont les preuves de ce que tu avances ? Tu dis que tu souhaites qu’il soit prouvé qu’il y ait un lien avéré entre les images diffusées par L214 et tes fournisseurs. Or… Si tu commençais par prouver, toi, que ce que tu avances sur ton site internet et dans cette lettre, est vrai ? Oh, le site internet. Je suis allée y faire un tour… C’est décevant. On va y venir. 
Plus loin dans ta lettre, tu dis « démontrer au quotidien que le bien-être animal est au coeur de tes préoccupations ». Je suis allée vérifier : tu mens. Mal, en plus.  

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C’est quoi ce charabia ? « Politique de qualité unique et différenciée », «  intransigeance sur la qualité », « conscience professionnelle et engagement dévoué » ou encore « fabrication artisanale » . C’est joli tout ça, ça doit bien enfumer ta conscience et celles des consommateurs.  Mais ça veut dire quoi exactement ? Qu’est- ce que ça signifie concrètement, chaque jour/heure/minute sur le terrain, pour chacun de tes milliers de  cochons et tes nombreux employés ?

Je pensais trouver plus d’informations dans la section « vidéo » hors… elle est vide. Bravo.

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Donc, tu n’informes sur rien, tu floutes le plus possible les consommateurs avec de jolis mots. Chapeau Jean. 

Encore plus loin, tu écris que « tu veilles aux bonnes conditions d’élevage ». Voyons les chiffres que tu communiques très fièrement, contrairement à tes vidéos/photos montrant la joie de vivre des cochons. 

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Avec ces chiffres, deux options : soit une grosse partie du territoire agricole de la France sert à fabriquer tes pâtés, parce qu’il en faut de l’espace pour produire autant, soit ils sont élevés et traités comme le montrent les vidéos de L214. 

Dans la dernière partie de ton torchon (oui désolée, j’ai étudié un peu la littérature, je ne peux pas appeler ça plus longtemps une lettre et il faut bien que je mette un peu de Noita dans mon article sinon mes lecteurs vont râler, ils aiment bien, je leur apprends aussi pas mal à le faire), cerise sur le gâteau ! Tu parles de soucis pour… l’environnement. Tu en parles beaucoup sur ton site internet, contrairement au reste*
Ici notamment Bouh le Greenwashing

*P’tit placement de « produit » à écouter chaque matin au petit déj. 

Sauf que, comme tu le dis… : 

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 …quand on fait venir même un tout petit peu de produits de Japon, Chine, Canada, Brésil, Chili et qu’on vend 100 000 boîtes de Pâté Hénaff  aux USA… eh bien ce n’est pas écolo du tout et surtout : l’élevage intensif est le 1er responsable de l’actuelle catastrophe écologique. Tu l’écris, tu n’abats que 0,2 % de «  tes » porcs en France. Belle hypocrisie, joli greenwashing, et terriblement efficace pour laver les consciences. Et vu les chiffres avancés, le rapport animaux tués/cadence de travail ne doit pas être joli joli. 

Tu nous parles de « jouer avec les émotions », c’est un débat je l’avoue : certains militants le défendent, d’autres l’accusent, mais toi, tu flirtes, pardon tu couches avec les mensonges et la manipulation. Tu es donc vraiment très mal placé pour donner des leçons. 

Et je finirai par le plus important…
Quelque chose dont tu ne parles surtout pas, ni dans tes communiqués de presse ni sur ton site internet, et qui devrait pourtant être la 1ère chose que, par souci d’honnêteté et de transparence, tu devrais dire sans détour aucun aux consommateurs : les cochons sont des êtres vivants sentients qui n’ont strictement aucune envie de finir en pâté, quand bien même ils seraient bio, locaux et toi soucieux de l’environnement. Tu es un assassin et tu entraînes malgré eux des consommateurs qui, sans le savoir et sans le vouloir, deviennent complices. 

Alors cesse de jouer à la victime. Tu es le bourreau et plus personne n’est dupe. 

Véganement, 

Noita.



L214 : Par ici !

Et aussi 😀 : 
Noita : Par là !

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Le Totu Te Parle : mag végane et bien plus : Clique ici 🙂 

 

Remerciement correction :
-S. : AspieVeggie
-Et Chrystèle Bwitch

 

 

 

 

 

Un torero/chasseur meurt, les véganes se marrent… c’est grave docteur ?

Ces derniers temps, c’est LE grand truc. Ca fait jubiler, danser, boire du champagne, ça combat les dépressions, ça rassemble comme un meeting de Jean-Luc Mélanchon.  On s’assoie derrière son écran et on déroule, on déroule, on déroule, jusqu’à ce qu’on tombe enfin sur LA bonne nouvelle de la journée : chasseur, torero, parfois même pêcheur, quelqu’un est… mort.

YAKEMWAKCACHOK ?
Comprenez moi bien : Je ne pleure pas et ne pleurerais jamais la disparition d’une personne menaçant régulièrement (ou même juste une fois) la vie d’autrui, humain ou non humain. Non pas par manque d’empathie, non pas parce que le karma, mais parce que je trouve qu’il n’y a rien de triste dans le fait de perdre la vie quand on allait en enlever une. C’est normal, c’est le « jeu », c’est la vie, c’est la Nature, c’est le risque, c’est comme ca. Enfin bon, vous avez compris…
Moi aussi je ressens ce fort sentiment de justice envers l’animal qui, menacé, s’est défendu, s’est fait justice et s’en est tiré. Bien sur que celui qui voulait faire du mal et tuer mérite de se prendre un retour de boomerang dans la gueule.
Mais…
Je ne supporte pas ces torrents de posts joyeux sur le web, comme si la mort de quelqu’un était une bonne nouvelle ou quelque chose de beau, comme si ça allait changer quelque chose, comme si une personne ne se résume qu’aux mauvais actes qu’elle commet et comme si le véganisme c’était rire de la mort et manquer de respect aux familles endeuillées qui, elles, n’ont rien demandé.
Youpi ce connard de chasseur/torrero est mort, un de moins. Un de moins ? Vraiment ? Parce qu’il n’y a jamais de nouveaux toreros, chasseurs ? Parce qu’il n’y a pas de parti politique, de lobby, ou simplement un tonton pour recruter de nouveaux tueurs en série ? Parce que quand on condamnait à mort les violeurs, les pédophiles, on était proche de leur extinction ( bah flute, à l’époque on n’est pas passé loin, deux-trois de plus et on en était débarrassé à jamais peut-etre?). ? Parce que chaque fois qu’on tue un terroriste, on est proche de la fin du terrorisme ? Non. La mort, ça ne change rien. Rien. Et c’est toujours moche.
Posez-vous la question : face à un chasseur/torero, seriez-vous capable de le tuer de vos propres mains ? Ne criez pas fort « OUI » sans y avoir vraiment réfléchi .Seriez-vous capable de tuer, de prendre une vie ? Pour la plupart d’entre vous, la réponse est non.
Vous savez que ça n’est pas la solution.
Et si à la mort d’un de vos proche, emporté par une maladie liée à l’ingestion quotidienne de cadavre, j’écrivais sur mon mur « Youpi un bouffon de carniste en moins » alors que vous pleurez la mort de quelqu’un que vous aimiez, que ressentiriez-vous ?
Alors, c’est ça le véganisme ? Non, je ne crois pas. Qu’une mort soit méritée, je ne le nies pas. Qu’on ressente de la joie pour l’animal qui s’en est sorti, je comprend et j’adhère.  Mais qu’’elle soit célébrée, je le déplore, profondément. Je l’ai fait aussi avant, et je regrette amèrement.
Beaucoup d’entre vous ont lu le «  Plaidoyer pour les animaux » de Mathieu Ricard. Essayez son « Plaidoyer pour l’altruisme », c’est pas mal aussi…

Et puis, c’est sans parler de l’image que ça donne de nous qui, avouons le, n’est pas déjà jolie jolie. On a bien plus à gagner en gardant notre joie pour nous et en exposant plutôt notre peine pour l’animal mort ou sévèrement blessé, et en informant sur les méfaits de la chasse, la barbarie que représente la corrida.

Noita.
De retour (et pas pour vous jouer un mauvais tour)

Lettre à Marineland : votre pétition est une insulte !

Cher Marineland,

J’aimerais d’abord adresser quelques mots aux employés et aux visiteurs de Marineland : ce n’est pas à vous que je jette la pierre. Je ne doute pas qu’une grande partie d’entre vous aime réellement les animaux non-humains. Vous ne détenez tout simplement pas les bonnes informations parce que depuis toujours, on vous a menti sur les animaux non-humains. On vous bassine à coup de « ils s’en moquent », ils ne sentent rien » et « on les traite bien ». Prenez le temps de vous informer sur qui sont réellement les animaux non-humains et vous les aimerez encore plus. Encore mieux. Je vous joins quelques références à la fin de cette lettre.

Je ne me présenterai pas parce que nous ne sommes pas ici pour parler de moi, sachez seulement que je ne suis pas partisane de votre conduite spéciste envers les animaux (ni d’aucune autre aussi traditionnelle, bio, éthique, plein air ou locale soit-elle), et passons directement au sujet de cette lettre : les animaux marins que vous retenez contre leur gré en captivité afin de gagner de l’argent, niant leur sentience, n’assumant pas vos responsabilités envers eux et vos mensonges envers votre public.

Revenons à vous, Marineland. Je vous adresse cette lettre suite à la découverte de votre pétition adressée au Ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer qui, je l’avoue, n’a pas manqué de me mettre dans une colère forte. De nombreuses manifestations homophobes ou racistes ont eu lieu ces derniers mois en France. Il est écoeurant, à l’aube du XXI ème siècle, de voir encore des gens se battre contre les droits des animaux humains. Dits moi, vous avez été plutôt lent à la détente pour lancer la nouvelle génération de défense des non-droits : la pétition pour continuer librement d’exploiter, maltraiter et tuer des animaux non-humains. Ca manque d’idées chez vous, vous devriez penser à renouveler votre équipe de petits génies maléfiques.

Cher Marineland, vous vous vantez de protéger les animaux non-humains, plus particulièrement « vos » orques et « vos » dauphins. Sachez que ces animaux non-humains ne vous appartiennent pas, quand bien même vous les avez payé cher. Vous faites pêcher ces animaux illégalement, blessant voire tuant certains au passage. Vous les soutirez à leur liberté, leurs droits, leurs vies, leurs familles, pour les condamner à la captivité. A l’horreur de l’isolement, des drogues et du stress, s’ajoutent vos méthodes  » modernes » de dressage : à coup de sous-nutrition, punitions corporelles, isolement, vous les forcez à une vie d’animateurs de live-show alors qu’ils sont faits pour nager, jouer, se construire leur propre vie sociale. Tout ceci menant certains à la déprime voire à l’infanticide ou au suicide, comme l’ont révélé les derniers scandales en date. Vous demandez à des orques venant de l’océan de vivre dans des bocaux ridicules, et vous parlez de bien-être animal, de protection. Ces mots sont une honte sortant de vos bouches. Personne n’est heureux quand il doit subir cette « vie ».

Vous mentez à votre porte monnaie public depuis toujours. Vous prétendez leur permettre de voir des orques mais vous leur montrez un animal fatigué, révolté, devenu agressif alors que c’est un des animaux non-humains les moins agressifs de la planète : il n’existe qu’un cas connu de « bousculade » Orque-Homme, et aucun cas de mort. Vous prétendez leur montrer des dauphins hors vous leur montrez des esclaves déprimés. Vous prétendez sauver des animaux de la chasse illégale en mer alors que vous êtes vous-même ce chasseur. Vous prétendez les aimer alors que vous les exploitez dans le seul et unique but de vous enrichir. Marineland, vous puez la malhonnêteté, l’indifférence, la dissonance cognitive, le spécisme, l’obsession de la richesse et du pouvoir, alors que les vrais protecteurs et défenseurs des animaux aspirent à l’exact contraire : bonté, compassion, vérité, antispécisme, partage.

Marineland, je suis une personne altruiste : j’essaie de comprendre les actes et les paroles des gens plutôt que de les juger, afin de les aider à devenir de meilleures personnes et à trouver la paix avec elles-mêmes. Mais j’ai beau essayer, je n’arrive pas à comprendre comment on peut être aussi proche des animaux, les voir chaque jour qui passe, savoir leur sentience, leur envie d’être libre… et continuer à les exploiter en toute quiétude, les poches gonflées, la conscience javelisée.

Aussi, je vous demande d’avoir la décence de retirer votre pétition (ou même de fermer, en fait, tant qu’on y est). Elle n’a pas lieu d’être et est une honte, je dirais même une insulte à la protection animale que vous prétendez défendre.

Meilleures salutations,
Noita, blogueuse, rédactrice en chef « Le Tofu Te Parle »

– Site Web LeTofuTeParle

Notre magazine gratuit online

Twitter et Insta : @Noitasilagel @letofuteparle
Cliquez ici pour signer cette pétition

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Liens pour faire un 1er pas vers le véganisme

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Association L214 : site principal de L214. Investigations, dénonciation, information et principalement sur les animaux d’élevage

Sea Shepherd : Pareil mais coté mer
Vegan Pratique : site de L214 pour aider à une transition vers le végétalisme
Liste de chanteurs/euses et autres artistes –> Francophones : KreezyR, Res Turner, Maxime Ginolin (court métrage/MagicJack en FR, chansons en EN), Eddy Kaiser (français mais chante en EN)

Gratuit : Le Tofu Te Parle N.3 en ligne !

🌱Bonjour 🌱

Le N. 3 de notre magazine gratuit est en ligne
Merci d’avance pour vos nombreux partages, commentaires, j’aime, et vos avis constructifs !
Vous pouvez le lire ici : http://www.letofuteparle.com/tofu-te-parle-n3-avrilmai-2017/

C’est le meilleur ❤ magasine ❤  du monde la preuve par quelques screens :

Kreezy R interview :Capture d_écran 2017-04-29 à 16.12.38

Les ponts entre l’écologie et le véganisme :Capture d_écran 2017-04-29 à 16.12.15

De l’illustration qui pique un peu :Capture d_écran 2017-04-29 à 16.12.59

Et puis le sommaire tiens 🙂
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Bonne lecture 😉

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Le Tofu Te Parle est un magazine gratuit et en ligne (format PDF) traitant du véganisme et tout ce qui tourne autour. Il est lisible depuis votre ordinateur, tablette et téléphone.

(Re)lisez notre N. 2 ici : http://www.letofuteparle.com/…/uplo…/2017/01/LTTP2-FINAL.pdf

(Re)lisez notre N. 1 ici : http://www.letofuteparle.com/…/LeTofuTeParle.N1.Octobre2016…

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10 réflexions véganes à propos desquelles j’ai changé avis !

 « Être végane signifie abandonner les produits animaux. Cela ne veut pas dire abandonner la réflexion » Tobias Leenaert

Hello,

Dernièrement je suis allé faire un tour sur le blog de Tobias Leenaert, The Vegan Strategist, activiste végane que j’aime beaucoup et ai passé 2 petites heures à lire tout ce que j’avais en retard. J’ai particulièrement aimé cet article : « 10 réflexions véganes à propos desquelles j’ai changé d’avis », qui m’a mit une petit claque dans la figure. Il est vrai que ces derniers temps, j’ai laissé tomber quelque chose que j’ai beaucoup fait au début de mon veganisme : chercher de nouvelles pistes de reflexions, m’informer, évoluer. Je m’étais posée confortablement dans mes positions, pensant que c’était bon, vous savez le fameux « je sais qui je suis, ce que je vaux, quelles sont mes valeurs et je me bat pour elles »… ah c’était chouette, mais… j’étais à coté de la plaque. Oui, j’avoue, je m’étais reposée sur mes lauriers et je ne suis pas très fière de ca. J’ai donc demandé, encore une fois, à Melvin, auteur du site vegan-life, de bien vouloir me traduire un article, par manque de temps de mon coté.

Je ne suis pas forcement d’accord avec tout le contenu (mais avec une très très grosse partie quand même), je dois encore réfléchir à certaines choses et lire certains des articles cités. Allez j’avoue ce sont les OGM qui me turlupinent.  Je partage d’ailleurs cet article plus parce que j’aimerais rappeller qu’il ne faut jamais cesser de se remettre en question, de reflechir et d’aller de l’avant que par accord avec les opinions de Tobias.

Bref assez tergiversé, voici l’article en question. Bonne lecture à vous 🙂

P.S. : Il est un des fondateurs de l’organisation Belge  EVA (Ethical Vegetarian Alternative), et, avec Melanie Joy, cofondateur de the Center for Effective Vegan Advocacy (CEVA)

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10 réflexions véganes à propos desquelles j’ai changé avis !

De  Tobias Leeneart pour The Vegan Strategist

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Tobia Leeneart, image issue de son site web

Je me suis profondément investi dans la cause animale et au sein du mouvement végane, et ce depuis environ 20 ans maintenant. Vous imaginez bien qu’après tout ce temps, j’ai abouti à des conclusions et je connais deux-trois petites choses sur le sujet.

Eh bien, finalement… j’en sais moins que ce que vous et moi pensions…

En effet, j’ai dernièrement pris connaissance de nouvelles choses, pendant que d’anciennes croyances ou pensées ont été remises en question ou tout simplement balayées. Une fois, cela s’explique par le temps que j’ai passé à écrire et à réfléchir sur mon blog and sur mon prochain livre. Une autre fois, j’ai été influencé par la philosophie – et par beaucoup de gens de The Effective Altruism movement, tout comme par des gens du Animal Charity Evaluators, de Faunalytics, et même de personnes venant du mouvement DxE (Direct Action Everywhere) .

Donc voici quelques conclusions auxquelles je suis parvenu ou auxquelles j’ai commencé à réfléchir récemment…

1. Le bien-être et la souffrance sont importants

Comme beaucoup de personnes impliquées dans le mouvement animaliste luttant en faveur des droits des animaux, je pensais qu’il ne s’agissait que d’une simple question de droits fondamentaux. Aujourd’hui, je pense que ces droits sont plus un moyen pour parvenir à une fin, principalement utile dans le fait qu’ils peuvent aider à empêcher des êtres vivants d’être blessés. Quelque part, le bien-être est devenu quelque chose de péjoratif dans notre mouvement, alors qu’il ne le devrait pas.

2. Les poulets et poissons sont également importants



Les principales victimes de nos habitudes de consommation sont de loin les poulets et les poissons. Ce sont de petits animaux, donc nous pouvons facilement en manger beaucoup, alors qu’ils souffrent tout autant. Ils méritent de fait une plus grande attention de notre part.

3. Au-delà du végétalisme 1 : la souffrance des animaux sauvages devrait également être prise en compte dans nos efforts

Les animaux ne sont pas seulement maltraités et tués par les humains : bien plus d’animaux souffrent de la faim, du froid, des prédateurs, des parasites et des maladies dans la nature. Si nous aimons tant les animaux, nous devrions également nous occuper des animaux sauvages, en étant ouvert d’esprit sur ce que l’on peut ou pourra faire pour eux dans le futur (voir l’article «La vérité dérangeante sur la souffrance des animaux sauvages : The extremely inconvenient truth of wild animal suffering).

 4. Au-delà du végétalisme 2 : il existe une autre souffrance que celle des animaux humains et non-humains

Toujours plus loin dans mes réflexions (grâce à l’ «Effective Altruism»), j’ai commencé à m’intéresser à la terrifiante possibilité qu’il puisse exister une sentience artificielle (oui, oui) dans le futur. Si nous commençons à réfléchir et à agir dès maintenant contre ceci, nous pouvons peut-être empêcher un nombre astronomique de souffrances dans les siècles à venir. Après le spécisme, il y aura… le substratisme : peu importe que tu sois vivant ou non, la seule chose qui importe est la sentience.

5. Il y a des choses bien plus importantes que le simple fait d’être végane

Oui, bien sûr, nous avons un réel impact via ce que nous mettons dans notre bouche. Et, de fait, en étant végane. Mais être un bon porte-parole et militer au quotidien pour les animaux est sûrement bien plus important encore (voir l’article «L’obsession d’être végane » : The fetish of being vegan)

 6. L’argent est l’une de nos ressources cruciales

 Nous sommes tous très véganes, mais combien donnons-nous ? Nous parlons du véganisme, mais si nous faisons des dons, est-ce que l’on encourage notre entourage à faire de même ? Avec notre argent, nous pouvons avoir un impact bien plus important qu’avec notre propre consommation seule. Et gagner de l’argent pour financer d’autres défenseurs des droits des animaux peut être un moyen très efficace de soutenir et de diffuser davantage le mouvement (voir les articles «Il est temps de faire des dons» et «Investir dans notre mouvement» : Time to donate,and Money Money Money in our Movement)

7. Le mouvement végane n’est plus nécessairement le joueur principal

Auparavant, il y avait juste nous, le mouvement végane luttant en faveur des animaux. Mais maintenant, moins directement, il y a une grande influence émanant du secteur du commerce : «Impossible Foods», «Hampton Creeks» et «the Beyond Meats», entre autres, jouent tous un rôle dans la perturbation d’une industrie toute entière et dans la création d’un changement incroyable (voir l’article «Et si les véritables avancées vers un monde végane ne sont pas essentiellement dues aux véganes eux-mêmes ? : What if the real push towards a vegan world did not come from vegans?).

8. La technologie et les OGMs à la rescousse

Les révolutions technologiques peuvent apporter des révolutions morales. Nous avons déjà vu quelques alternatives très prometteuses pour des produits animaux, mais il y a beaucoup d’autres choses à venir. Une chose qui également changé en moi est ma vision des OGMs. J’étais autrefois contre ces derniers, parce que je n’ai jamais réellement examiné le sujet en détails et j’étais consciemment aveuglé par ce que j’en entendais autour de moi. Grâce à quelques amis, et grâce au site vegangmo.com , mon opinion sur le sujet a pas mal évolué, et je peux maintenant apercevoir à quel point ils pourraient être très bénéfiques dans la lutte contre l’exploitation et la souffrance animale. Le terme «naturel» importe finalement peu (voir l’article «Qu’en est-il des OGMs et des alternatives technologiques aux aliments d’origine animale : What about GMO’s and hi-tech animal food alternatives).

9. Nous devrions investir davantage dans la recherche

 Parce que beaucoup de choses sont incertaines, et parce qu’il y a toujours des opportunités de faire de nouvelles découvertes, nous devons investir suffisamment de ressources dans la recherche et ainsi voir ce qui fonctionne vraiment. Nous devons nous y prendre sans suivre de dogmes particuliers, ouverts à tous les résultats que nous pourrions trouver. Ce qui m’amène à mon dernier point…

10. L’ouverture d’esprit est bien plus importante que ce que je croyais

Lorsque je regarde ma liste et que je remarque à quel point je me suis mis à jour dans tel ou tel domaine important, je me dois de conclure que garder un esprit ouvert est bien plus important que ce que j’imaginais. En revanche, je suis clairement allergique aux dogmes. Tandis que l’ouverture d’esprit permet un apprentissage remplit de remises en question, de nouvelles découvertes et d’améliorations, les dogmes empêchent à la fois d’apprendre et de s’améliorer – qui sont pourtant deux principes fondamentaux, surtout lorsque autant de questions et réflexions importantes sont en jeu.

Toutes ces questions sont des ouvertures vers d’autres réflexions. Cette constante évolution, ces doutes et ces incertitudes ne devraient cependant pas nous paralyser. Il y a ici plusieurs théories, stratégies et tactiques qui sont prometteuses. Nous sommes engagés dans cette lutte sur le long terme, et nous pouvons ralentir un peu pour tester celle-ci et faire des recherches, pour ensuite, avec les meilleures preuves et arguments que nous aurons trouvé, nous améliorer et prêter plus ou moins d’attention à telle ou telle stratégie.

Être végane signifie arrêter de manger des produits animaux, cela ne veut pas dire arrêter la réflexion.

 

 

3 recettes pour faire manger du tofu aux enfants (dont une sucrée carrément canon <3)

J’ai deux enfants, c’est parfois compliqué de les faire manger et donc de leur faire prendre de bonnes protéines !  Heureusement parfois ca ne l’est pas comme avec ces superbes recettes : les boulettes comme à la cantine mais en mieux, les spaghettis carottes et courgettes et du brownie cru chocolat/crème de marron. En plus c’est facile et rapide !

1) Boulettes comme à la cantine mais en mieux !
J'ai osé fait un petit écart-3
Ingrédients pour à peu près douze boulettes :
-200 grammes de tofu ferme
-2 cuillères à soupe de levure maltée
-1,5 cuillères à soupe de persil
-1,5 cuillères à soupe d’herbes de Provence
-½ oignon
-3 ou 4 cuillères à cafe d’ épices selon les gouts  (paprika, curry, cumin, coriandre…)
-Un peu de piment si le coeur vous en dit !
-2 cas de farine (moi je prend pois chiche, ou 1,5 de farine blanche et 0,5 de chanvre)
-1 gousse d’ail
-Huile d’olive
-Un tout petit peu d’eau
-Sel, poivre
Recette : 
-Couper l’oignon, l’ail puis faire revenir dans de l’huile
-Passer le tofu au mixer ou l’émietter avec les doigts
-Melanger le tofu et les autres ingredients et ajouter un tout petit peu d’eau pour pouvoir faire des boulettes.
-Les faire dorer de chaque coté
Vous pouvez servir par exemple avec de la sauce tomate, des frites, quelques légumes, à mettre dans vos spaghettis, une salade  etc
2)Spaghettis carotte/courgette, la préférée de ma fille de 2,5 ans !
J'ai osé fait un petit écart-4
Ingrédients pour 4 personnes :
-Une grosse courgette ou deux petites
-3 grosses carottes ou 4-5 petites
-Un bloc de tofu
-Huile d’olive
-Ail et/ou oignons
-Herbes et épices solons vos gouts (au thym ou au paprika c’est ce que je préfère!)
-1 cuillère à soupe de graines (sia, sesame, pavot, chanvre, tout ce que vous voulez)
Recette : 
-Emincer ail/oignon et faire revenir dans de l’huile.
-Couper le bout des légumes et les « éplucher » comme des pommes de terre jusqu’a épuisement (des légumes, des mains…xD)
-Mixer le tofu avec les herbes/épices
-Faire revenir le tout avec l’ail/l’oignon une dizaine de minutes à feu moyen, puis assaisonnez.
Vous pouvez servir seul ou par exemple avec des pommes de terre vapeur saupoudrées de persil frais. Les miens en raffolent !
3)Brownie crus,  crème de marron/tofu

 J’AI LA PHOTO !
(mais c’est pas la mienne)
(Re-pardon)

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Ce n’est pas ma recette mais celle de Swissoja, je l’ai faite plusieurs fois c’est hyper bon ❤
Ingrédients pour environ 30 carrés de brownies
-250g tofu nature
-250g crème de marron
-250g chocolat noir
-10g pur cacao en poudre
-50g noix
-1 pincée de vanille
-1 pincée de sel
Recette :

-Dans un bol, émietter le tofu avec les doigts. Ajouter la crème de marron, la vanille, les noix hachées grossièrement, le cacao, le sel, et bien mélanger.
-Faire fondre le chocolat au bain-marie. Ajouter au reste des ingrédients et bien mélanger.
-Verser le mélanger dans un plat à gratin, bien tasser et lisser avec les doigts.
-Laisser prendre au réfrigérateur durant 2-3 heures minimum. Découper en cubes

Et sinon ICI une super recette de smoothie
Bananes/Kiwi/Framboises

AVEC UNE PHOTO
MEME QUE C’EST LA MIENNE DE MOI

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Voila voila 🙂

Bon ben bon appétit !
Moi je file m’acheter un appareil photo hein 😉

La revanche de la #TeamGuacamole !

Chers tous,

Hier j’ai été plus qu’outrée, que dis-je choquée,  par le nombre de personnes consommant du Houmous. Il paraît que le Guacamole est FADE !? C’est UN MENSONGE EHONTÉ !
Tout ceci n’est qu’une conspiration visant à vous manipuler. On vous cache la vraie recette, celle qui fait MMMmmmh dans la bouche, qui fait BOUMBOUM dans le coeur.

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-Qui a mangé tout le guacamole?
-C’était délicieux

Mais je connais du monde au Mexique voyez-vous, et moyennant quelques Barres Vego, j’ai pu vous obtenir la vraie recette :

Ingrédients :

– 2 avocats bien mûrs
– 1 citron
– 1 oignon
– 1 gousse d’ail
– Quelques tomates cherry
– 4 à 5 branches de coriandre
– 1 cuillère à soupe d’épices mexicaines
– 1 cuillère à café de cumin
– 1/2 cuillère à café de coriandre en poudre
– un peu de piment séché
-Sel, poivre noir, poivre blanc
-Une feuille de persil pour la déco.

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Recette : 

 Tip pour un avocat bien mur : ôtez le petit bout de l’avocat. Si la chair à l’intérieur est jaune ou verte très clair, c’est trop tôt. Noire, c’est trop tard. Verte, c’est parfait.
En cas de doute : coupez-le en deux, c’est comme les bananes si vous avez du mal à l’ouvrir alors emballez-le dans du papier journal, il n’est pas prêt. Attention, contrairement au mythe qui circule, cette astuce ne fonctionne pas pour un(e) partenaire qui n’est pas prêt(e) à s’engager.

-Coupez l’avocat en deux, et à l’aide d’un couteau coupez doucement la chaire en quadrillage sans l’abimer. Réservez-là. Ca veut dire qu’il ne faut pas la jeter
mais la mettre de coté.
-A l’aide d’une petite cuillère, sortez-là sans l’abimer.
-Ecrasez la délicatement avec une fourchette. Ne mettez pas au mixer , vous vous retrouverez avec une pâte qui ressemble à du vomi, vous ne convaincrez personne avec cette violence.
-Ajouter les épices, les herbes finement coupées, l’ail émincé, les tomates coupées en dés, le jus du citron pressé, le sel et les poivres et mélangez  doucement, avec amour. J’ai dit avec amour.
-Mettez de l’eau dans votre bouche ou des lunettes de ski sur vos yeux et émincez votre oignon, puis ajoutez-le à votre préparation. Si vous n’avez pas fait comme j’ai dit, séchez vos larmes après l’operation.
-Mettez votre guacamole dans la chaire de l’avocat et déposez délicatement votre feuille de persil dessus.

Tips  bis : Servez avec au choix du pain grillé, des nachos ou autres chips mexicaines,
des légumes crus, ou encore avec des croutons à l’ail. 

ET une petit cuillère. 
Si vous avez des problèmes avec votre belle-mère, cette recette devrait tout résoudre. 

VOILA !!! 

Et comme je suis une battante, que quand je vois un injustice je fais tout mon possible pour la combattre..
voici maintenant le debunkage des arguments de la #TeamHoumous.

 ATTENTION C’EST LA GUERRE

1)  La facilité. Le houmous on met tout au mixer et cest fini.
Oui mais nous on est des vrais, on sait se servir de nos mains et de notre coeur, c’est comme ca qu’on fait de la vraie cuisine et pas autrement.

2) Les protéines.
D’une il n’y en a pas que dans les pois chiches, de deux on n’en a pas tant besoin que ca, c’est Jonathan Mann qui le dit dans sa chanson 

3) Les oignons ca pique les yeux.
Oui mais si tu fais comme j’ai dit ca ne pique plus. Sinon t’es qu’un fragile.

4) Le gout.
C’est bien simple si vous préférez le houmous vous n’en avez pas. 

Et pour finir :

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(Merci Florence Dellerie pour cette merveille)

Je vous remercie de votre attention.
Si vous aimez le guacamole, si vous détestez le houmous, votre belle-mère,
ou si vous avez bien rit, partagez !

Des kiss et du love,
Noita.

PS : Sinon j’ai écrit un super article sur le véganisme et les TCA :
ICI 
Et pourquoi j’impose le véganisme à mes enfants
ICI