Pourquoi je n’impose plus le véganisme à mes enfants.

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Oui enfin bon d’accord, je ne l’impose plus tout à fait à mon fils de 7 ans. Ma fille, qui vient d’avoir 3 ans, n’a pas encore son mot à dire… mais ca viendra. Il y a de cela maintenant un bon paquet de mois (je dirais bien deux ans), je publiais sur mon ancien blog « Oui, j’impose le véganisme à mes enfants ».  Le blog a été hacké mais j’en avais une copie que j’ai republié ici, et que je vous invite à lire si mes motivations vous intéressent. (A noter qu’aujourd’hui, si j’impose et continue d’imposer le véganisme à ma plus petite, certaines motivations peuvent être différentes mais ça, ça sera peut être le sujet d’un autre article).

A l’époque, l’article a cartonné, il était partout, il y a eu des centaines de commentaires et critiques sur tous les réseaux sociaux, les pages, les groupes. Il y avait les gens d’accord avec moi, ceux qui ne l’étaient pas, ceux qui comprenaient mais n’appliquaient pas la même politique (comme l’explique par exemple l’auteur Martin Page dans cette interview pour IAmVeganTV), ceux qui s’insurgeaient avant même de lire s’imaginant que je nourrissais mes enfants au lait de coco et qu’ils allaient mourir dans la semaine. J’ai eu du soutien, des compliments, des insultes, on m’a posé beaucoup de questions notamment : « oui mais quand ils grandiront et voudront prendre leurs propres décisions, que fera-tu ? Et s’ils ne restent pas véganes, comment réagira-tu? » Je vais tenter de répondre à ces deux questions aujourd’hui.

D’abord, je tiens à vous rassurer. Mon grand garçon m’a fait peur à un moment mais aujourd’hui, devant chaque nouvel aliment il me demande si c’est végane. Au supermarché s’il voit quelque chose qui lui plait et que ca n’est pas végane, attristé il le reposera mais il l’oubliera aussitôt, d’autant que j’ai vite fait d’aller au rayon d’à côté pour lui trouver l’équivalent sans souffrance pour remettre le soleil sur son petit visage d’ange. Mais pourquoi cet article en fait ? Parce que comme dit quelques lignes plus tôt, à un moment j’ai eu peur, j’ai été confrontée à des désirs de mon fils qui, pour la première fois, argumentait au lieu d’obéir. J’étais déstabilisée mais ce fut une expérience finalement positive et enrichissante, que je tenais à partager avec vous afin de vous aider. Et aussi parce que j’aimerais bien refaire plus de 100k de vues, c’était cool d’être célèbre et de mettre le bazar dans toute la véganie (je déconne) (non) (à vous de juger).

 

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L’anniversaire.

Mon fils est invité à l’anniversaire d’un copain et s’inquiète de savoir s’il y aura quelque chose qu’il peut manger. La maman dudit copain, connaissant le régime végétalien de mon fils et soucieuse aussi de la santé d’un autre invité allergique au gluten, me demande si je veux bien avoir la gentillesse de préparer quelque chose de végétalien et sans gluten pour l’occasion. Mon fils part donc à l’anniversaire de son copain avec ses muffins aux pépites de chocolat préférés (recette de AuVertAvecLili). Il m’a demandé avant la fête s’il pouvait manger autre chose, si c’était grave de manger une saucisse ou une salade avec du jambon ou du gâteau « pas végane ». J’étais perturbée car c’était la première fois qu’il me posait une question aussi franchement sur le sujet. Je lui ai rappelé que la viande et le lait venaient d’animaux, que moi je n’en mangerais pas car les animaux ne sont pas d’accord, mais que lui, à 6 ans, il pouvait décider et que je respecterai sa décision. Je ne savais pas si c’était trop tôt pour lui permettre de prendre cette décision mais j’avais assez confiance en lui et dans les valeurs que je lui transmettais pour être sûre a 100 % qu’il n’y toucherait pas. Après tout, s’il posait la question, c’était qu’il réfléchissait. S’il réfléchissait, pourquoi ne pas le laisser décider seul après avoir répondu à ses questions ? Et pour cette fois, j’ai vu juste : il n’y a pas touché (oui parce qu’en Allemagne, les parents restent à l’anniversaire la plupart du temps, en tout cas en Bavière). Si vous avez survécu à la fête d’anniversaire, passons à la suite, et là s’il vous plaît, mettez vos ceintures parce que ça va vous secouer.

Le zoo.

Mon fils, ma fille et moi avions l’habitude d’aller au zoo, le Tierpark de Munich. J’avoue que pendant longtemps je me suis faite avoir par le côté parc, les grands espaces, les donations à des fondations, etc. Et puis le zoo était chouette : des aires de jeux super, des glaciers, un enclos de chèvres avec accès libre pour les caresser et les nourrir. J’adorais la proximité avec les animaux qu’offrait ce Tierpark, et on y passait de bons après midi à se promener et s’amuser. Puis j’ai su la vérité et je n’ai pas renouvelé ma carte d’abonnement. Ca n’a pas plu à mon fils, mais on a trouvé de nouveaux endroits supers chouettes et on a vite oublié. Jusqu’au moment fatidique. L’année dernière, dernière année de maternelle. En allant chercher mon fils, l’éducatrice me demande de signer l’autorisation de sortie le zoo. Je lui réponds qu’avant de signer, j’en discuterais avec mon fils, persuadée qu’il ne voudrait pas y aller. Une fois rentrés, j’attends un moment calme pour entamer la discussion. Je lui ai rappelé pourquoi nous n’allions plus au zoo et je lui ai demandé s’il avait vraiment envie d’y aller. Je lui ai dit qu’il devait y réfléchir lui même et que je me tenais à sa disposition pour répondre à ses questions et que je respecterais son choix. Et finalement, il m’a dit vouloir y aller : tous ses copains y seraient. On se moquerait de lui s’il ne venait pas. Il avait envie de s’amuser avec les autres à l’aire de jeu parce que l’aire de jeu avec les copains du quartier ce n’est pas pareil qu’avec les copains de l’école. Il voulait revoir le grand pont suspendu et manger une glace. Il voulait caresser les chèvres. Maman, laisse moi y aller.

J’avais dit que je me tiendrais à sa décision. Mais qu’est ce que j’ai raté ? Pourquoi veut-il aller dans cette prison pour animaux malgré mes supers arguments en béton armé ? Est-ce que je lui ai mal expliqué ? J’étais triste et en colère, contre moi pas contre lui, mais j’ai signé l’autorisation de sortie et mon fils est allé au zoo avec ses copains. Est-ce que c’était trop tôt ? Aurais-je choisi de le laisser choisir s’il avait fallu que je paye l’entrée de ma poche ? Je me suis posé beaucoup de questions.

Quand mon fil est rentré, il était content, il avait passé une bonne journée avec ses copains et ses institutrices. Il m’a expliqué que les éléphants se balançaient de gauche a droite pour faire rire les gens. Je n’ai pas eu le coeur de lui dire la vérité ce jour là.

Quelle leçon j’ai tiré ? Que mon fils commençait à suivre son propre chemin (j’ai les larmes aux yeux là, ça pique) et qu’il ne suivait pas forcement le même que moi. Est-ce que c’est grave ? Non, au contraire, c’est même une bonne chose qu’il ai assez confiance en moi pour me dire qu’il a envie d’aller à un endroit où je n’ai pas envie d’aller. Il n’a jamais redemandé à y retourner. Et quand on passe devant l’aquarium de la ville, il dit « oh les pauvres poissons ».

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Le MacDo

Toujours là ? Ok. On passe au Mac Do. Et là, si vous n’êtes pas du genre très tolérant/ouvert/compréhensif, allez lire autre chose (par exemple le dernier livre tout frais tout végane qui vient de sortir : La Révolution Antispéciste, dont le super blog HowIMetYourTofu nous offre une critique assez sympa) ou respirez un grand coup ou prenez un sédatif ou un calmant pour le coeur s’il vous plaît. Parce que mon fils a mangé des nuggets, oui du MacDo, que je lui ai payé avec mon argent, alors que j’étais déjà végane.

Pour ma part, si je fais mes courses entre le magasin végane, le magasin bio, le Monop’ et Lidl, normalement je boycotte totalement une entreprise comme le Mac Do. J’estime que les 2 fois dans l’année où j’y mets les pieds par faiblesse n’ont aucun impact, il m’arrive donc d’y aller me jeter sur un Veggie, en Allemagne. Sans le fromage, en Allemagne, le Veggie c’est végane (je préfère préciser, je donne deja assez d’éléments à certains pour me lyncher, n’est ce pas 😉

Un soir, on rentre du centre ville mon fils, ma fille et moi. Tout le monde est crevé, je mangerais bien un veggie avant de rentrer. Je demande à mon grand s’il se sent capable de manger un si grand hamburger et ses yeux s’illuminent a l’idée d’avoir un HappyMeal. Sauf que… problème Nº1 : pas de sandwich vegan dans le HappyMeal (impossible à négocier), problème Nº2 j’ai déjà commandé mon menu, problème Nº3 mon fils meurt de faim et ses yeux qui brillaient de mille étoiles brillent maintenant de mille larmes, problème Nº4 il trouve mon sandwich trop grand et veut des nuggets. Je lui rappelle ce que c’est des nuggets, crûment je lui dis que c’est des restes de poulet mort et qu’on a aussi tué des poussins. Il s’en fiche, il veut des nuggets. Je lui propose de prendre un HappyMeal, de jeter les nuggets, et de manger avec moi un Veggie et les frites, le dessert, et il aurait son jouet. Il veut toujours ses nuggets, et ma fille commence à s’impatienter dans sa poussette. Et puis je me dit qu’après tout il sait, que ça le regarde, qu’il va sur ses 7 ans, qu’il doit faire ses propres expériences : je cède. Je cède même deux fois en un mois parce que je voulais retenter l’expérience qui, vous l’avez deviné, n’a pas marché la première fois. Sadisme ou foi ?
Finalement, je me demande si ca n’est pas trop tôt et on n’est plus retourné au Mac Do. Quand j’en parle avec mon fils un peu plus tard, il me dit que c’est trop bon les nuggets, que le Veggie de toute façon est trop gros (je fais un bide quand je lui demande comment ça se fait que sa petite soeur en mange des petits morceaux coupés par mes soins). Je me suis dit que c’etait peut-être une question de gout : peut être que mes gâteaux véganes maison sont meilleurs que les gâteaux non véganes, c’est donc plus facile pour lui de s’en passer que les Nuggets, qui étaient meilleurs au MacDo qu’à la maison. Finalement j’ai refais des nuggets à la maison. Une nouvelle recette : nuggets plus petits, plus compacts (c’est a dire moins mous), avec potatoes et Ketchup à volonté. Et sans citron surtout parce que c’est ça qu’il n’aimait pas trop, m’a t’il dit ce jour là… Bingo.

Et puis un jour, son père m’envoie une photo, ils sont au Mac Do et tout le monde déguste… un Veggie !

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Alors ? Trop jeune pour prendre les bonnes décisions ? Pour comprendre qu’on ne va pas au zoo même pour s’amuser avec ses copains, qu’on ne mange pas un nuggets parce que c’est plus simple que le grand hamburger ? Et pourtant, à l’anniversaire, il a prit la décision inverse qu’au Mac Do. Pourquoi ? A quel âge peut on prendre les bonnes décisions ? Et puis c’est quoi une bonne décision ? Est-ce que c’est d’être végane et c’est tout, ou de faire comme maman et c’est tout ? Est-ce une bonne ou une mauvaise chose de faire son bonhomme de chemin d’enfant en faisant quelques entraves au véganisme et aux valeurs que nos parents tentent de partager avec nous ? Je n’ai pas les réponses à ces questions.

Ce que je sais, c’est que mes enfants sont libres de faire leurs propres expériences. On en parle calmement. Pour moi il est plus important qu’ils sachent que je les écoute, soutiens et respecte les personnes qu’ils sont/les choix qu’ils font plutôt qu’ils soient véganes pour me faire plaisir. C’est important pour moi qu’ils comprennent ce qu’est vraiment le véganisme, qu’ils le ressentent, qu’ils aient envie vraiment de vivre avec ces valeurs là, parce que s’ils n’y croient pas, ils laisseront tomber. On ne mène pas une vie si elle n’a pas de sens profond pour nous. Je ne suis pas prête à prendre le risque qu’ils deviennent carnistes parce que je les ai forcé ou que j’ai refusé une fois des nuggets au Mac Do, une sortie au zoo, parce que je n’ai pas respecté leur nature curieuse d’enfant, les oppositions normales et que je leur ai refusé leurs propres expériences. Je crois sincèrement qu’il faut que, si je leur enseigne les bases, le reste doit venir d’eux même, comme ça m’est venu. Le véganisme ne s’est pas imposé à moi : ça a été une évidence. Et ça doit en être une pour mes enfants.

Est-ce que je serais triste si l’un ou l’autre ne devient pas un végane en herbe plus tard ? Oui. Je rêve de les voir à mes côtés dans les manifs, peut être que l’un des deux tiendrait le magazine plus tard. Je serais triste, et déçue de moi, je me dirais que j’ai peut être raté quelque chose mais je saurais que mes enfants vivent libres, selon leurs valeurs, et pas enfermés dans les miennes. Que mes enfants vivent dans une prison, je le refuse aujourd’hui, et, j’espère, le refuserais toujours.

Des Kiss et du Love,
Noita

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3 recettes pour faire manger du tofu aux enfants (dont une sucrée carrément canon <3)

J’ai deux enfants, c’est parfois compliqué de les faire manger et donc de leur faire prendre de bonnes protéines !  Heureusement parfois ca ne l’est pas comme avec ces superbes recettes : les boulettes comme à la cantine mais en mieux, les spaghettis carottes et courgettes et du brownie cru chocolat/crème de marron. En plus c’est facile et rapide !

1) Boulettes comme à la cantine mais en mieux !
J'ai osé fait un petit écart-3
Ingrédients pour à peu près douze boulettes :
-200 grammes de tofu ferme
-2 cuillères à soupe de levure maltée
-1,5 cuillères à soupe de persil
-1,5 cuillères à soupe d’herbes de Provence
-½ oignon
-3 ou 4 cuillères à cafe d’ épices selon les gouts  (paprika, curry, cumin, coriandre…)
-Un peu de piment si le coeur vous en dit !
-2 cas de farine (moi je prend pois chiche, ou 1,5 de farine blanche et 0,5 de chanvre)
-1 gousse d’ail
-Huile d’olive
-Un tout petit peu d’eau
-Sel, poivre
Recette : 
-Couper l’oignon, l’ail puis faire revenir dans de l’huile
-Passer le tofu au mixer ou l’émietter avec les doigts
-Melanger le tofu et les autres ingredients et ajouter un tout petit peu d’eau pour pouvoir faire des boulettes.
-Les faire dorer de chaque coté
Vous pouvez servir par exemple avec de la sauce tomate, des frites, quelques légumes, à mettre dans vos spaghettis, une salade  etc
2)Spaghettis carotte/courgette, la préférée de ma fille de 2,5 ans !
J'ai osé fait un petit écart-4
Ingrédients pour 4 personnes :
-Une grosse courgette ou deux petites
-3 grosses carottes ou 4-5 petites
-Un bloc de tofu
-Huile d’olive
-Ail et/ou oignons
-Herbes et épices solons vos gouts (au thym ou au paprika c’est ce que je préfère!)
-1 cuillère à soupe de graines (sia, sesame, pavot, chanvre, tout ce que vous voulez)
Recette : 
-Emincer ail/oignon et faire revenir dans de l’huile.
-Couper le bout des légumes et les « éplucher » comme des pommes de terre jusqu’a épuisement (des légumes, des mains…xD)
-Mixer le tofu avec les herbes/épices
-Faire revenir le tout avec l’ail/l’oignon une dizaine de minutes à feu moyen, puis assaisonnez.
Vous pouvez servir seul ou par exemple avec des pommes de terre vapeur saupoudrées de persil frais. Les miens en raffolent !
3)Brownie crus,  crème de marron/tofu

 J’AI LA PHOTO !
(mais c’est pas la mienne)
(Re-pardon)

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Ce n’est pas ma recette mais celle de Swissoja, je l’ai faite plusieurs fois c’est hyper bon ❤
Ingrédients pour environ 30 carrés de brownies
-250g tofu nature
-250g crème de marron
-250g chocolat noir
-10g pur cacao en poudre
-50g noix
-1 pincée de vanille
-1 pincée de sel
Recette :

-Dans un bol, émietter le tofu avec les doigts. Ajouter la crème de marron, la vanille, les noix hachées grossièrement, le cacao, le sel, et bien mélanger.
-Faire fondre le chocolat au bain-marie. Ajouter au reste des ingrédients et bien mélanger.
-Verser le mélanger dans un plat à gratin, bien tasser et lisser avec les doigts.
-Laisser prendre au réfrigérateur durant 2-3 heures minimum. Découper en cubes

Et sinon ICI une super recette de smoothie
Bananes/Kiwi/Framboises

AVEC UNE PHOTO
MEME QUE C’EST LA MIENNE DE MOI

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Voila voila 🙂

Bon ben bon appétit !
Moi je file m’acheter un appareil photo hein 😉

Oui, j’impose le véganisme à mes enfants.

(Voici l’article phare de mon précédent blog. Merci encore pour vos 80.000+ lectures !)

Quand on devient végane, on a le droit à toutes sortes de remarques. Il y a aussi les jugements hâtifs, ceux faisant le plus mal étant ceux qui insinuent que nous n’avons pas été fichus de nous renseigner, comme si nous étions les derniers des cons, qu’on a pris cette décision en voyant une pub dans les prospectus entre ceux de Lidl et de la Scientologie. Mais ça n’est pas le pire. Non, ce qui nous fout le plus des poignards au coeur c’est quand on nous accuse d’être de mauvais parents.

« Mais tu ne peux pas lui imposer ça. C’est dangereux et de toute façon tu n’as pas à faire des choix à sa place » 

– Imposer

– Mettre en danger

– Choisir à sa place

2 reproches en une seule phrase (avec un doublon pour bien en rajouter), qui dit mieux ? Même ma belle-mère n’a pas ce level.

Parlons-en de la question du choix :

A moins d’avoir mal compris, en tant que mère, mon rôle est justement de faire des choix pour mon enfant, non ? Ou est-ce que je suis censé le mettre face au sein remplit du lait maternel de sa mère et un biberon de lait maternel de vache et attendre qu’il me pointe son choix du doigt ? Vous, vous le laissez choisir à quelle heure il doit aller au bain, s’il veut aller à la maternelle ou non, et il a son mot à dire au moment de la vaccination ? Quand il sera plus âgé, s’il décide de rejoindre Daesh, vous le laisserez faire sans vous battre parce que vous n’avez pas à faire de choix pour lui et qu’il est majeur ? Et surtout, est-ce que vous, parents qui consommez des P.O.A. (produits d’origine animale), vous laissez le choix à vos enfants ? Vous leur avez expliqué comment on fait de la viande, d’où ça vient, les risques pour la santé et tout le tralala, puis vous les avez fait réfléchir avant de vous soumettre à leur décision ?

Nous sommes des parents. Notre job est de prendre des décisions pour nos enfants. Nous prenons ces décisions selon nos âmes et consciences, selon ce que nous estimons être le mieux pour eux. Véganes ou non, nous imposons tous nos choix à nos enfants. TOUS.

TOUT LE MONDE A FAIT DES CHOIX POUR MOI, et ça n’est pas normal.

Petite, je n’ai jamais eu mon mot à dire sur rien. Si le lapin me dégoûtait, il fallait le manger quand même. Tant pis si ça me foutait des nausées. Avec le temps, je me suis habituée et j’ai oublié cette sensation désagréable de culpabilité, l’impression de manger quelqu’un. Les discours des grand-mères « c’est qu’un animal » m’est rentré dans le crâne. Plus tard on a eu un lapin nain chez une de mes grand-mères, en cage. Quand je lui ai demandé si on allait le manger, elle m’a regardé de travers : « pas lui voyons ». Je ne comprenais pas la différence avec les autres lapins. L’un est mangeable, l’autre non ? Un jour je l’ai vu déplumer un pigeon. J’ai été punie pour lui avoir dit de laisser cet oiseau tranquille. Évidemment je n’avais le choix de rien, puisque « je n’étais qu’une enfant ». Ado, à moins de pleurs et de disputes interminables, j’ai rarement eu mon mot à dire sur mes envies ou mon avenir. Et une fois maman, ce n’était pas mieux

– À l’hôpital, j’avais dit pas de tétine, pas de biberon et surtout pas de lait de vache. Pas 24h avant sa naissance, mon fils a eu les deux, et ce contre mes consignes claires et strictes. L’équipe avait décidé à ma place que la tétine est indispensable à mon fils et que les bibis de lait de vache c’est mieux que mon lait maternel, donc quand il est parti faire des examens avec les médecins, ils lui ont donné. J’ai lutté 3 mois pour essayer de sauver mon allaitement mais rien à faire : trop fainéant, confondant tétine et sein, il ne tétait pas assez et pas assez bien. Autre chose, on m’a aussi injecté un vaccin sans me demander mon avis. Alors que j’étais à moitié endormie, l’infirmière est arrivée avec la seringue et m’a piquée sans que j’ai eu le temps de réagir. C’est une violation de mes droits.

Cas à part ? Non, en France c’est malheureusement le quotidien. Vous trouvez ça normal, parce que les médecins « savent mieux » ? Pas moi. Ils ont décidé pour moi, et en aucun cas ça n’est normal. Ils auraient dû m’en parler. Médecins ou bon Dieu, celle qui choisi pour moi, ça doit être moi et uniquement moi.

– Une fois né, deux grand-mères se sont senties le droit légitime de me prendre mon fils quand elles le souhaitaient. « Quand il aura quelques mois tu vas partir à l’étranger avec lui, alors on veut en profiter ». L’une des deux a carrément pris mon fils de mes bras alors qu’il dormait parce que « il ne doit pas dormir quand mémé Monique est là ». Premier enfant, logée gratuitement, sentiment de culpabilité, je n’ai pas osé broncher. Je me disais qu’elles savaient peut-être mieux que moi après tout… Les gens ont le don de vous manipuler et de vous faire croire, sur le coup en tout cas, que vous êtes d’accord et si vous ne l’êtes pas, jouent avec vos sentiments. Normal ? Non ! 100 fois non ! C’est comme ça dans toutes les familles ? Ok, mais moi j’ai décidé de briser ce tabou, et ça ne sera pas comme ça chez moi.

Ce ne sont que deux exemples, ceux qui m’ont le plus marqués, mais je pourrais en faire un liste énorme. À quel moment les gens ont-ils respecté mes choix ? Quasi aucun. Normal ? Non.

QUID DE VOS PROPRES CHOIX ?

Et vous, qu’importe la décision à prendre, entre la pression/les moqueries/le manque de soutien des parents, des employeurs, le manque de confiance, les « j’ai pas le choix »  imposés par le système et la manière de vivre d’aujourd’hui etc., combien de fois d’autres ont choisi pour vous, allant clairement contre vos envies, vos valeurs, vos décisions ? Combien de fois avez-vous pensé que c’était votre choix alors que pas du tout, que vous avez été manipulé ? Combien de fois avez-vous changé d’avis parce que vous avez vu 50 fois la pub ou que votre cousine vous a saoulé ?

Ces choix que nous prenons pour nos enfants sont-ils réellement NOS choix ? Quid de la tradition ou de l’avis de notre entourage, ne pèse-t-il pas parfois tellement lourd qu’on va contre sa propre volonté ? (Ex  : votre mère : Moi j’ai fait comme ça et c’était très bien, comment oses-tu remettre en cause l’éducation que je t’ai donné, tu me blesses)

Quant à la viande, avez-vous eu toutes les informations et un temps de réflexion pour faire un choix ?

Là où les uns cachent (inneficacement), j’ai choisi d’expliquer. 

Il ne faut pas prendre les enfants pour des imbéciles. Ils ont du coeur. Ce n’est pas que les adultes n’en ont pas, c’est qu’on leur a appris à ne pas l’écouter. Les enfants comprennent, et surtout nous font confiance. Si on fait un choix pour eux, même s’ils ne comprennent pas sur l’instant, ils comprennent plus tard. Véganisme, déménagements nombreux, vie sans père/mère etc., c’est le même combat.

Tous les enfants passent par la case « je ne veux pas manger le lapin ».

À ce moment-là vous avez le choix entre les forcer à faire ce qu’ils ne veulent pas ou leur proposer une autre alternative. Cette alternative leur évitera de se confronter si jeune à la dissonance cognitive. Elle signifie aussi, si vos enfants ne sont pas véganes depuis toujours, devoir leur expliquer pourquoi ils n’ont pas/plus le droit à la viande. Parlez-leur de santé et d’environnement s’ils sont encore trop petits pour savoir ce qui se passe derrière un abattoir. Chaque chose en son temps, il n’est nul besoin de traumatiser nos enfants, ils le seront bien assez tôt.

Cette même alternative ne signifie pas devoir les affamer. Mon fils raffolait des poissons pannés/nuggets, aujourd’hui il dévore des poissons pannés/nuggets véganes, très faciles à faire à la maison ou qu’on trouve en magasin. Chez nous, il y a du gâteau et des glaces, comme dans toutes les familles. Mes gosses ne sont pas malheureux et ils ont autant d’énergie que ceux qui carburent au sucre et aux protéines animales.

Mon fils de 5 ans pose des questions, j’y répond, et il comprend pourquoi nous ne mangeons pas de P.O.A. Il a plutot du mal à comprendre pourquoi certaines personnes sont aussi « méchantes », comme il dit. Ma fille de 2 ans est végane depuis la naissance, elle se porte super bien !

Les moqueries à l’école ? Si ça n’est pas le véganisme, les  gosses trouveront autre chose. Quand on veut emmerder quelqu’un dont la tête ne nous revient pas, on trouve toujours quelque chose.

Sans les zoos, les aquariums, les cirques… enfance malheureuse? 

Bouh, mauvaise mère, ce n’est pas une enfance si on n’a pas vu un lion. Premièrement, ce que vous montrez à vos enfants ne reflète pas ce que sont les animaux dans leur milieu naturel. Deuxièmement, est-ce que vous voulez vraiment qu’ils voient des animaux malheureux, parfois humiliés, faire des numéros contre-nature et troisièmement, est ce que la vie d’un animal est moins importante que les étoiles dans les yeux de vos enfants, alors qu’en plus ce n’est que mensonge ? Il y a tellement d’autres moyens de les faire rêver !

Pour amuser vos enfants, il y a la piscine, les clubs de sport, les jeux de société, le cinéma ou que sais-je. Ils ne seront pas traumatisés s’ils ne vont jamais au zoo. Au contraire, ne pas voir ces injustices ne leur fera que du bien.

VIANDE OU PAS VIANDE ? Ça n’est de toute façon pas une question de choix personnel. 

Nous sommes en 2016. Croire encore que les P.OA. sont bons pour la santé c’est comme croire au père Noel à 30 ans : c’est se voiler la face sur la réalité. Oui c’est vrai, ça fait chier, on aime la viande, et on ne veut pas perdre du temps à changer les habitudes. Oui, on nous a manipulé et menti toute notre vie, on se sent con, on est en colère, c’est normal. Mais cette colère est-elle à tourner vers les véganes qui essayent de vous faire comprendre qu’une vie plus saine existe (et combien sont ceux qui tiennent des blogs pour vous aider !), ou plutôt vers le système qui se paye votre tronche ??? Voulez-vous à votre tour vraiment imposer ça à vos enfants ?

Qui dit encore que les P.O.A. sont bons ? Lobbyistes, industries, pharma, publicités mensongères, bref ceux qui veulent vendre leur viande qui vous rend malade puis les médocs pour vous soigner. Votre plus grande référence en nutrition a le cul entre deux chaises : la vérité, qu’il connait puisqu’il lui est arrivé de dire du bien du véganisme, et cette grande marque de produits laitiers qui lui file des chèques. Super ! Jean Mich, t’as 10 trains de retard en nutrition.

On ne peut plus non plus croire encore qu’un animal n’a pas de conscience et ne ressent pas la douleur, ou qu’il a été mis là par Dieu pour que nous le traitions comme de la merde afin de le manger. On ne peut plus croire qu’il faut continuer à cause de la tradition. Nous ne vivrions pas dans un monde aussi moderne si les traditions n’avaient jamais changées.

Conclusion

Donc, oui j’impose le véganisme à mes enfants, ils sont heureux quand même. C’est mon rôle de leur offrir ce que j’estime être le mieux pour eux. Mon rôle est de les protéger. Je préfère quelques moqueries à l’école que de les goinfrer de pesticides, O.G.M., excréments et médocs. Pour ma part je pense que c’est ce qu’il y a de mieux pour eux, comme vous faites ce que vous pensez être le mieux pour les vôtres. Il n’y a aucune différence.