Lettre à Marineland : votre pétition est une insulte !

Cher Marineland,

J’aimerais d’abord adresser quelques mots aux employés et aux visiteurs de Marineland : ce n’est pas à vous que je jette la pierre. Je ne doute pas qu’une grande partie d’entre vous aime réellement les animaux non-humains. Vous ne détenez tout simplement pas les bonnes informations parce que depuis toujours, on vous a menti sur les animaux non-humains. On vous bassine à coup de « ils s’en moquent », ils ne sentent rien » et « on les traite bien ». Prenez le temps de vous informer sur qui sont réellement les animaux non-humains et vous les aimerez encore plus. Encore mieux. Je vous joins quelques références à la fin de cette lettre.

Je ne me présenterai pas parce que nous ne sommes pas ici pour parler de moi, sachez seulement que je ne suis pas partisane de votre conduite spéciste envers les animaux (ni d’aucune autre aussi traditionnelle, bio, éthique, plein air ou locale soit-elle), et passons directement au sujet de cette lettre : les animaux marins que vous retenez contre leur gré en captivité afin de gagner de l’argent, niant leur sentience, n’assumant pas vos responsabilités envers eux et vos mensonges envers votre public.

Revenons à vous, Marineland. Je vous adresse cette lettre suite à la découverte de votre pétition adressée au Ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer qui, je l’avoue, n’a pas manqué de me mettre dans une colère forte. De nombreuses manifestations homophobes ou racistes ont eu lieu ces derniers mois en France. Il est écoeurant, à l’aube du XXI ème siècle, de voir encore des gens se battre contre les droits des animaux humains. Dits moi, vous avez été plutôt lent à la détente pour lancer la nouvelle génération de défense des non-droits : la pétition pour continuer librement d’exploiter, maltraiter et tuer des animaux non-humains. Ca manque d’idées chez vous, vous devriez penser à renouveler votre équipe de petits génies maléfiques.

Cher Marineland, vous vous vantez de protéger les animaux non-humains, plus particulièrement « vos » orques et « vos » dauphins. Sachez que ces animaux non-humains ne vous appartiennent pas, quand bien même vous les avez payé cher. Vous faites pêcher ces animaux illégalement, blessant voire tuant certains au passage. Vous les soutirez à leur liberté, leurs droits, leurs vies, leurs familles, pour les condamner à la captivité. A l’horreur de l’isolement, des drogues et du stress, s’ajoutent vos méthodes  » modernes » de dressage : à coup de sous-nutrition, punitions corporelles, isolement, vous les forcez à une vie d’animateurs de live-show alors qu’ils sont faits pour nager, jouer, se construire leur propre vie sociale. Tout ceci menant certains à la déprime voire à l’infanticide ou au suicide, comme l’ont révélé les derniers scandales en date. Vous demandez à des orques venant de l’océan de vivre dans des bocaux ridicules, et vous parlez de bien-être animal, de protection. Ces mots sont une honte sortant de vos bouches. Personne n’est heureux quand il doit subir cette « vie ».

Vous mentez à votre porte monnaie public depuis toujours. Vous prétendez leur permettre de voir des orques mais vous leur montrez un animal fatigué, révolté, devenu agressif alors que c’est un des animaux non-humains les moins agressifs de la planète : il n’existe qu’un cas connu de « bousculade » Orque-Homme, et aucun cas de mort. Vous prétendez leur montrer des dauphins hors vous leur montrez des esclaves déprimés. Vous prétendez sauver des animaux de la chasse illégale en mer alors que vous êtes vous-même ce chasseur. Vous prétendez les aimer alors que vous les exploitez dans le seul et unique but de vous enrichir. Marineland, vous puez la malhonnêteté, l’indifférence, la dissonance cognitive, le spécisme, l’obsession de la richesse et du pouvoir, alors que les vrais protecteurs et défenseurs des animaux aspirent à l’exact contraire : bonté, compassion, vérité, antispécisme, partage.

Marineland, je suis une personne altruiste : j’essaie de comprendre les actes et les paroles des gens plutôt que de les juger, afin de les aider à devenir de meilleures personnes et à trouver la paix avec elles-mêmes. Mais j’ai beau essayer, je n’arrive pas à comprendre comment on peut être aussi proche des animaux, les voir chaque jour qui passe, savoir leur sentience, leur envie d’être libre… et continuer à les exploiter en toute quiétude, les poches gonflées, la conscience javelisée.

Aussi, je vous demande d’avoir la décence de retirer votre pétition (ou même de fermer, en fait, tant qu’on y est). Elle n’a pas lieu d’être et est une honte, je dirais même une insulte à la protection animale que vous prétendez défendre.

Meilleures salutations,
Noita, blogueuse, rédactrice en chef « Le Tofu Te Parle »

– Site Web LeTofuTeParle

Notre magazine gratuit online

Twitter et Insta : @Noitasilagel @letofuteparle
Cliquez ici pour signer cette pétition

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Liens pour faire un 1er pas vers le véganisme

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Association L214 : site principal de L214. Investigations, dénonciation, information et principalement sur les animaux d’élevage

Sea Shepherd : Pareil mais coté mer
Vegan Pratique : site de L214 pour aider à une transition vers le végétalisme
Liste de chanteurs/euses et autres artistes –> Francophones : KreezyR, Res Turner, Maxime Ginolin (court métrage/MagicJack en FR, chansons en EN), Eddy Kaiser (français mais chante en EN)
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Gratuit : Le Tofu Te Parle N.3 en ligne !

🌱Bonjour 🌱

Le N. 3 de notre magazine gratuit est en ligne
Merci d’avance pour vos nombreux partages, commentaires, j’aime, et vos avis constructifs !
Vous pouvez le lire ici : http://www.letofuteparle.com/tofu-te-parle-n3-avrilmai-2017/

C’est le meilleur ❤ magasine ❤  du monde la preuve par quelques screens :

Kreezy R interview :Capture d_écran 2017-04-29 à 16.12.38

Les ponts entre l’écologie et le véganisme :Capture d_écran 2017-04-29 à 16.12.15

De l’illustration qui pique un peu :Capture d_écran 2017-04-29 à 16.12.59

Et puis le sommaire tiens 🙂
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Bonne lecture 😉

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Le Tofu Te Parle est un magazine gratuit et en ligne (format PDF) traitant du véganisme et tout ce qui tourne autour. Il est lisible depuis votre ordinateur, tablette et téléphone.

(Re)lisez notre N. 2 ici : http://www.letofuteparle.com/…/uplo…/2017/01/LTTP2-FINAL.pdf

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10 réflexions véganes à propos desquelles j’ai changé avis !

 « Être végane signifie abandonner les produits animaux. Cela ne veut pas dire abandonner la réflexion » Tobias Leenaert

Hello,

Dernièrement je suis allé faire un tour sur le blog de Tobias Leenaert, The Vegan Strategist, activiste végane que j’aime beaucoup et ai passé 2 petites heures à lire tout ce que j’avais en retard. J’ai particulièrement aimé cet article : « 10 réflexions véganes à propos desquelles j’ai changé d’avis », qui m’a mit une petit claque dans la figure. Il est vrai que ces derniers temps, j’ai laissé tomber quelque chose que j’ai beaucoup fait au début de mon veganisme : chercher de nouvelles pistes de reflexions, m’informer, évoluer. Je m’étais posée confortablement dans mes positions, pensant que c’était bon, vous savez le fameux « je sais qui je suis, ce que je vaux, quelles sont mes valeurs et je me bat pour elles »… ah c’était chouette, mais… j’étais à coté de la plaque. Oui, j’avoue, je m’étais reposée sur mes lauriers et je ne suis pas très fière de ca. J’ai donc demandé, encore une fois, à Melvin, auteur du site vegan-life, de bien vouloir me traduire un article, par manque de temps de mon coté.

Je ne suis pas forcement d’accord avec tout le contenu (mais avec une très très grosse partie quand même), je dois encore réfléchir à certaines choses et lire certains des articles cités. Allez j’avoue ce sont les OGM qui me turlupinent.  Je partage d’ailleurs cet article plus parce que j’aimerais rappeller qu’il ne faut jamais cesser de se remettre en question, de reflechir et d’aller de l’avant que par accord avec les opinions de Tobias.

Bref assez tergiversé, voici l’article en question. Bonne lecture à vous 🙂

P.S. : Il est un des fondateurs de l’organisation Belge  EVA (Ethical Vegetarian Alternative), et, avec Melanie Joy, cofondateur de the Center for Effective Vegan Advocacy (CEVA)

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10 réflexions véganes à propos desquelles j’ai changé avis !

De  Tobias Leeneart pour The Vegan Strategist

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Tobia Leeneart, image issue de son site web

Je me suis profondément investi dans la cause animale et au sein du mouvement végane, et ce depuis environ 20 ans maintenant. Vous imaginez bien qu’après tout ce temps, j’ai abouti à des conclusions et je connais deux-trois petites choses sur le sujet.

Eh bien, finalement… j’en sais moins que ce que vous et moi pensions…

En effet, j’ai dernièrement pris connaissance de nouvelles choses, pendant que d’anciennes croyances ou pensées ont été remises en question ou tout simplement balayées. Une fois, cela s’explique par le temps que j’ai passé à écrire et à réfléchir sur mon blog and sur mon prochain livre. Une autre fois, j’ai été influencé par la philosophie – et par beaucoup de gens de The Effective Altruism movement, tout comme par des gens du Animal Charity Evaluators, de Faunalytics, et même de personnes venant du mouvement DxE (Direct Action Everywhere) .

Donc voici quelques conclusions auxquelles je suis parvenu ou auxquelles j’ai commencé à réfléchir récemment…

1. Le bien-être et la souffrance sont importants

Comme beaucoup de personnes impliquées dans le mouvement animaliste luttant en faveur des droits des animaux, je pensais qu’il ne s’agissait que d’une simple question de droits fondamentaux. Aujourd’hui, je pense que ces droits sont plus un moyen pour parvenir à une fin, principalement utile dans le fait qu’ils peuvent aider à empêcher des êtres vivants d’être blessés. Quelque part, le bien-être est devenu quelque chose de péjoratif dans notre mouvement, alors qu’il ne le devrait pas.

2. Les poulets et poissons sont également importants



Les principales victimes de nos habitudes de consommation sont de loin les poulets et les poissons. Ce sont de petits animaux, donc nous pouvons facilement en manger beaucoup, alors qu’ils souffrent tout autant. Ils méritent de fait une plus grande attention de notre part.

3. Au-delà du végétalisme 1 : la souffrance des animaux sauvages devrait également être prise en compte dans nos efforts

Les animaux ne sont pas seulement maltraités et tués par les humains : bien plus d’animaux souffrent de la faim, du froid, des prédateurs, des parasites et des maladies dans la nature. Si nous aimons tant les animaux, nous devrions également nous occuper des animaux sauvages, en étant ouvert d’esprit sur ce que l’on peut ou pourra faire pour eux dans le futur (voir l’article «La vérité dérangeante sur la souffrance des animaux sauvages : The extremely inconvenient truth of wild animal suffering).

 4. Au-delà du végétalisme 2 : il existe une autre souffrance que celle des animaux humains et non-humains

Toujours plus loin dans mes réflexions (grâce à l’ «Effective Altruism»), j’ai commencé à m’intéresser à la terrifiante possibilité qu’il puisse exister une sentience artificielle (oui, oui) dans le futur. Si nous commençons à réfléchir et à agir dès maintenant contre ceci, nous pouvons peut-être empêcher un nombre astronomique de souffrances dans les siècles à venir. Après le spécisme, il y aura… le substratisme : peu importe que tu sois vivant ou non, la seule chose qui importe est la sentience.

5. Il y a des choses bien plus importantes que le simple fait d’être végane

Oui, bien sûr, nous avons un réel impact via ce que nous mettons dans notre bouche. Et, de fait, en étant végane. Mais être un bon porte-parole et militer au quotidien pour les animaux est sûrement bien plus important encore (voir l’article «L’obsession d’être végane » : The fetish of being vegan)

 6. L’argent est l’une de nos ressources cruciales

 Nous sommes tous très véganes, mais combien donnons-nous ? Nous parlons du véganisme, mais si nous faisons des dons, est-ce que l’on encourage notre entourage à faire de même ? Avec notre argent, nous pouvons avoir un impact bien plus important qu’avec notre propre consommation seule. Et gagner de l’argent pour financer d’autres défenseurs des droits des animaux peut être un moyen très efficace de soutenir et de diffuser davantage le mouvement (voir les articles «Il est temps de faire des dons» et «Investir dans notre mouvement» : Time to donate,and Money Money Money in our Movement)

7. Le mouvement végane n’est plus nécessairement le joueur principal

Auparavant, il y avait juste nous, le mouvement végane luttant en faveur des animaux. Mais maintenant, moins directement, il y a une grande influence émanant du secteur du commerce : «Impossible Foods», «Hampton Creeks» et «the Beyond Meats», entre autres, jouent tous un rôle dans la perturbation d’une industrie toute entière et dans la création d’un changement incroyable (voir l’article «Et si les véritables avancées vers un monde végane ne sont pas essentiellement dues aux véganes eux-mêmes ? : What if the real push towards a vegan world did not come from vegans?).

8. La technologie et les OGMs à la rescousse

Les révolutions technologiques peuvent apporter des révolutions morales. Nous avons déjà vu quelques alternatives très prometteuses pour des produits animaux, mais il y a beaucoup d’autres choses à venir. Une chose qui également changé en moi est ma vision des OGMs. J’étais autrefois contre ces derniers, parce que je n’ai jamais réellement examiné le sujet en détails et j’étais consciemment aveuglé par ce que j’en entendais autour de moi. Grâce à quelques amis, et grâce au site vegangmo.com , mon opinion sur le sujet a pas mal évolué, et je peux maintenant apercevoir à quel point ils pourraient être très bénéfiques dans la lutte contre l’exploitation et la souffrance animale. Le terme «naturel» importe finalement peu (voir l’article «Qu’en est-il des OGMs et des alternatives technologiques aux aliments d’origine animale : What about GMO’s and hi-tech animal food alternatives).

9. Nous devrions investir davantage dans la recherche

 Parce que beaucoup de choses sont incertaines, et parce qu’il y a toujours des opportunités de faire de nouvelles découvertes, nous devons investir suffisamment de ressources dans la recherche et ainsi voir ce qui fonctionne vraiment. Nous devons nous y prendre sans suivre de dogmes particuliers, ouverts à tous les résultats que nous pourrions trouver. Ce qui m’amène à mon dernier point…

10. L’ouverture d’esprit est bien plus importante que ce que je croyais

Lorsque je regarde ma liste et que je remarque à quel point je me suis mis à jour dans tel ou tel domaine important, je me dois de conclure que garder un esprit ouvert est bien plus important que ce que j’imaginais. En revanche, je suis clairement allergique aux dogmes. Tandis que l’ouverture d’esprit permet un apprentissage remplit de remises en question, de nouvelles découvertes et d’améliorations, les dogmes empêchent à la fois d’apprendre et de s’améliorer – qui sont pourtant deux principes fondamentaux, surtout lorsque autant de questions et réflexions importantes sont en jeu.

Toutes ces questions sont des ouvertures vers d’autres réflexions. Cette constante évolution, ces doutes et ces incertitudes ne devraient cependant pas nous paralyser. Il y a ici plusieurs théories, stratégies et tactiques qui sont prometteuses. Nous sommes engagés dans cette lutte sur le long terme, et nous pouvons ralentir un peu pour tester celle-ci et faire des recherches, pour ensuite, avec les meilleures preuves et arguments que nous aurons trouvé, nous améliorer et prêter plus ou moins d’attention à telle ou telle stratégie.

Être végane signifie arrêter de manger des produits animaux, cela ne veut pas dire arrêter la réflexion.

 

 

3 recettes pour faire manger du tofu aux enfants (dont une sucrée carrément canon <3)

J’ai deux enfants, c’est parfois compliqué de les faire manger et donc de leur faire prendre de bonnes protéines !  Heureusement parfois ca ne l’est pas comme avec ces superbes recettes : les boulettes comme à la cantine mais en mieux, les spaghettis carottes et courgettes et du brownie cru chocolat/crème de marron. En plus c’est facile et rapide !

1) Boulettes comme à la cantine mais en mieux !
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Ingrédients pour à peu près douze boulettes :
-200 grammes de tofu ferme
-2 cuillères à soupe de levure maltée
-1,5 cuillères à soupe de persil
-1,5 cuillères à soupe d’herbes de Provence
-½ oignon
-3 ou 4 cuillères à cafe d’ épices selon les gouts  (paprika, curry, cumin, coriandre…)
-Un peu de piment si le coeur vous en dit !
-2 cas de farine (moi je prend pois chiche, ou 1,5 de farine blanche et 0,5 de chanvre)
-1 gousse d’ail
-Huile d’olive
-Un tout petit peu d’eau
-Sel, poivre
Recette : 
-Couper l’oignon, l’ail puis faire revenir dans de l’huile
-Passer le tofu au mixer ou l’émietter avec les doigts
-Melanger le tofu et les autres ingredients et ajouter un tout petit peu d’eau pour pouvoir faire des boulettes.
-Les faire dorer de chaque coté
Vous pouvez servir par exemple avec de la sauce tomate, des frites, quelques légumes, à mettre dans vos spaghettis, une salade  etc
2)Spaghettis carotte/courgette, la préférée de ma fille de 2,5 ans !
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Ingrédients pour 4 personnes :
-Une grosse courgette ou deux petites
-3 grosses carottes ou 4-5 petites
-Un bloc de tofu
-Huile d’olive
-Ail et/ou oignons
-Herbes et épices solons vos gouts (au thym ou au paprika c’est ce que je préfère!)
-1 cuillère à soupe de graines (sia, sesame, pavot, chanvre, tout ce que vous voulez)
Recette : 
-Emincer ail/oignon et faire revenir dans de l’huile.
-Couper le bout des légumes et les « éplucher » comme des pommes de terre jusqu’a épuisement (des légumes, des mains…xD)
-Mixer le tofu avec les herbes/épices
-Faire revenir le tout avec l’ail/l’oignon une dizaine de minutes à feu moyen, puis assaisonnez.
Vous pouvez servir seul ou par exemple avec des pommes de terre vapeur saupoudrées de persil frais. Les miens en raffolent !
3)Brownie crus,  crème de marron/tofu

 J’AI LA PHOTO !
(mais c’est pas la mienne)
(Re-pardon)

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Ce n’est pas ma recette mais celle de Swissoja, je l’ai faite plusieurs fois c’est hyper bon ❤
Ingrédients pour environ 30 carrés de brownies
-250g tofu nature
-250g crème de marron
-250g chocolat noir
-10g pur cacao en poudre
-50g noix
-1 pincée de vanille
-1 pincée de sel
Recette :

-Dans un bol, émietter le tofu avec les doigts. Ajouter la crème de marron, la vanille, les noix hachées grossièrement, le cacao, le sel, et bien mélanger.
-Faire fondre le chocolat au bain-marie. Ajouter au reste des ingrédients et bien mélanger.
-Verser le mélanger dans un plat à gratin, bien tasser et lisser avec les doigts.
-Laisser prendre au réfrigérateur durant 2-3 heures minimum. Découper en cubes

Et sinon ICI une super recette de smoothie
Bananes/Kiwi/Framboises

AVEC UNE PHOTO
MEME QUE C’EST LA MIENNE DE MOI

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Voila voila 🙂

Bon ben bon appétit !
Moi je file m’acheter un appareil photo hein 😉

Le smoothie trop pas de saison et carrément pas local mais hyper bon pour le moral : bananes/kiwi/framboises

Ouuuuuuh, je le sais je le sens,  je vais me faire taper sur les doigts ! En principe les gens qui me cassent les couilles, je leur dit fuck, mais puisque c’est vous, je vais plutôt vous expliquer  😉

En ce moment, comme je le dis dans mon précédant article, mes TCA me font la guerre. Les TCA sont des troubles du comportement alimentaire, comme l’anorexie ou la boulimie, mais il existe d’autres formes moins connues comme la mienne qui consiste en des pulsions envers un ou plusieurs aliments. C’est, de base, parfois très difficile voir impossible à contrôler, et dans le cadre d’un véganisme, cela entraine d’encore plus grandes souffrances et incompréhension de soi-même ou de la part des proches.

Il y a 3 jours, j’avais encore une fois du fromage à la main, les larmes aux yeux et la honte plein le coeur, direction la caisse du magasin et j’ai vu des framboises. Du coup j’ai eu super envie d’un smoothie, je ne sais pas encore quel mécanisme s’est déclenché dans ma tête (je pense avoir une idée mais je dois vérifier l’hypothèse), mais l’envie forte de fromage a disparu pour laisser place a une forte envie… de framboises, c’est bien, vous suivez 🙂

Evidement ça me foutait un peu mal quand même, parce qu’écologiquement, et pour l’économie locale, l’addition sera deux fois zéro pointé, mais il fallait que je reparte avec quelque chose, alors plutôt polluer un peu que de tuer encore.

Avant que vous vous mettiez à hurler, une petite clarification : je ne suis pas du tout de ces véganes qui pensent que parce qu’ils ne participent plus au zoocide ni a la pollution qu’il engendre, ils peuvent  se permettre de ne pas trier, recycler, jeter ce qu’ils veulent par terre et manger exotique toute l’année. Je pense très sincèrement que ce n’est pas parce qu’on est vegane par devant qu’on peut niquer la planète en toute beauté par derrière. Si être vegane ne signifie pas être 100 % parfait, il est tout de même de notre devoir de faire au mieux, selon nos possibilités (petite parenthèse pub : si vous n’avez aucune idée de votre potentiel ni de comment l’utiliser, je vous conseille la chaine youtube de développement personnel de Lula Morales. Elles est drôle, pétillante, motivante, du pur bonheur ! ). Et donc, en véganie, arrive que nous devions parfois choisir entre écologie ou vie animale. Ou, dans les cas graves de TCA, entre vie animale et santé mentale mais ça, on en parlera dans le prochain, qui est pas loin d’être bouclé ! Et la je compte sur vous pour partager un max (la meuf qui fait la pub de son article qui est même pas encore sorti et qui parle de santé mentale, haha…)(Bref)(xD) Donc, en général j’evite le coup des fraises etc en hiver, mais là, c’était les TCA contre moi, le fromage ou les framboises.

Regardez comme il est beau, y’a même une petite gnominette qui essaie de me le chiper !

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Breeeeeef, parlons de ce smoothie. Et comme on a déjà perdu du temps avec mes bavardages je vous balance de suite la recette !

Pour 3 enfants ou 2 adultes normaux ou 1 adulte qui a très faim ou qui a des pulsions alimentaires ou envie de se retaper la petite maison dans la prairie pour la 114ème fois ou si vous avez envie de criser parce que vos marmots ont manqué de péter votre tout nouveau CD d’Eddy Kaiser) :

– 1 banane
– 2 kiwis
– 1 poignées de framboises fraiches ou congelées
– Vos graines ou poudres que vous chérissez mettre dans vos smoothies
aa(Moi c’est graines de chia ou de chanvre ou poudre de mangue)

Vous mettez le tout dans un mixer ou votre presse purée s’il est en panne vous ajoutez une paille réutilisable à vie pour ne pas gaspiller bêtement du plastique vous vous mettez sous les rayons du soleil vous fermez les yeux vous souriez bêtement eeeeeeeet ..vous dégustez !

Ceux qui aiment peuvent couper avec un peu de lait 😀

Voila voila. Le mot de la fin : en fait en polluant on nique pas la planète, on mène notre espèce à l’extinction. Pour la Terre, vous en faites pas, si elle a pu se débarrasser des dinosaures, elle saura se débarrasser de l’espèce qui a inventé Topito (ah non pardon, ca c’est bien ❤ !)

Des kiss et du love,
Noita

 

J’ai fait un écart. Allez-y, défoncez moi la gueule…

Prochainement je vous parlerai plus en profondeur des difficultés du végétalisme lorsque l’on souffre de T.C.A (troubles du comportement alimentaires, dans mon cas un des symptôme du borderline), en tout cas je parlerai des miennes. J’essaierai de vous expliquer la complexité de la situation « pulsions pour du fromage VS convictions personnelles » et croyez moi c’est pas qu’une question de force mentale.

Mais auourd’hui je voudrais me concentrer sur un moment en particulier, il y a de ça environ 1 semaine, et parler des réactions qu’il y a eu autour, parce que j’ai fait un écart alimentaire sans réelle raison valable (sur le coup) et me suis payé un feuilleté épinards-chèvre au resto. J’ai mis une photo de tout le repas (le reste était 100 % vegane) sur Insta, j’ai pas menti j’ai précisé que j’ai fait un écart et la… boum
Ceux qui vivent en véganie depuis un certain temps le savent, ceux qu’on appelle entre nous à la rédac de LTTP les « végestapo » (oui, on a osé!) sont une plaie ouverte et infectée, et si t’essaies de t’y frotter tu te prend le spray qui pique hyper fort dans les yeux. On les appelle plus courement la police végane et la plupart de ces gens sont membre d’un célèbre goupe Facebook, les VVV.  Les carnistes les appellent les « véganes extrémistes » et perso je les appelle juste des cons. Quoi ? Ca va plus vite, c’est plus court, c’est tout. Et sur Twitter c’est important okay ?!

Si tu oses te tromper en lisant une étiquette (et en 2017 allez, c’est plus possible, comment peux-tu encore confondre  « 5405vfjkvd4059focX2 » qui signifie « extrait de poudre de lait de vache » avec « 5404vfjkvv4059foqX2 » qui signifie « poudre de lait de soja bio »)(cherche pas sur google, ces trucs ne veulent rien dire), si tu as le culot d’utiliser une expression spéciste, que tu as l’insolence (coeurs coeurs coeurs) de rire devant la vidéo d’un chat, que tu ne milites pas assez à leur gout, ou pas assez bien, si tu portes un t-shirt avec un cheval (oui c’est de l’exploitation d’image tu captes oui ou bien ?) et que tu passes pas au moins 6 heures par jour à signer des pétitions alors tu es un mauvais végane, qui nuit à la cause et ne sert à rien. Prend ton baluchon et retourne chez tes parents en pleurnichant, t’es rien qu’une grosse merde.

Mais consoles-toi, il y a pire : tu pourrais faire partie d’une des deux catégories que les VVV détestent le plus : les végétariens (oui même en transition)(ah quand je te dis qu’ils sont cons, tu me crois maintenant ?!), et…. ceux qui font des écarts. Même un. Même si ça va très mal et que sur l’instant c’était ça ou crever son dernier oeil à mamie et lui bruler les oreilles avec des vidéos d’AnneSoFruit. Et forcer mamie à se taper AnneSo en boucle, c’est pas très cool, donc des fois, certaines personnes font des écarts.

Et la c’est le végédrama. T’as plutôt intérêt à bien cacher tes ballonnements ou ta culpabilité sous ta salade de carottes râpées-soja parce que si tu te fais démasquer, c’est retour à l’enfance : on te déculotte, on t’engueule, on te fout au coin, on te fais payer ta connerie et surtout on n’essaie de pas comprendre ce qui t’as amené à déraper pour comprendre ton erreur et t’éviter de recommencer. Ben non ça pourrait t’aider toussa, vaux mieux pas. Bien évidemment ceux qui t’infligent cette misère se sentent forts et supérieurs, et eux ils sont si parfaits blablabla, tu les déteste même plus que ta belle-mère, tu déteste le monde, aux chiottes le véganisme c’est de la merde et t’as envie de disparaitre sous un tas de feuilles . Humides. Bref, ca va pas, et alors que t’as besoin de soutien, les gens creusent ta tombe. Et ça, c’est la pire des choses à faire.
Heureusement, de même qu’il existe l’éducation bienveillante, il existe le véganisme bienveillant. Hors, certains, trop nombreux, croient en Marine LePen ou aux martiens, a la théorie du complot mondial ou croient qu’on est allé sur la lune (ou pas) mais l’altruisme non ça, c’est de la philosophie pour les faibles,  et la tolérance pour eux, c’est comme un MacDonald : même en dernier recours on n’y fout pas les pieds (c’est bien un des seul point sur lequel je suis d’accord avec eux).

Donc, assez radoté, voila l’histoire : alors que je suis dans une situation assez inconfortable dans un resto, l’esprit très embrouillé, physiquement épuisée et mentalement à peu près dans le même état qu’un CD des 2be3 (sur une échelle de cassé à brisé en 1000 morceaux je devais me situer à peu près à inutilisable), le menu sous les yeux mon regard se pose sur ce foutu feuilleté épinards-chèvre. Et là, je sais pas ce qui s’est passé mais je me suis dit merde, au diable les animaux, c’est pas la fin du monde si je mange ce truc. Je l’ai mangé, et comble de l’histoire y’avait même pas assez de chèvre pour que ça soit vraiment bon. Et je savais que je ne recommencerais pas de sitôt. Voila. Fin de l’histoire. Bah oui c’est tout. Est-ce qu’il y a de quoi me traiter de bouffonne irrespectueuse ? D’hypocrite ? De mite nuisible à la cause ? De pute, de lavette, de grosse merde…? Je vous passe la longue liste.

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Des fois j’aimerais faire partie de ces végane que la simple odeur de fromage dégoûte, et ça suffit à régler le problème. Mais j’en suis loin. J’ai des moments où certaines choses me dégoûtent comme le saucisson, mais ça ne dure jamais très longtemps. Est-ce que c’est les TCA dûs au trouble borderline, est ce que c’est le trouble directement, est-ce que je suis comme ça naturellement, j’en sais rien, mais c’est comme ça. Malgré les images, les POA ne me dégoûtent pas. Donc face à une envie ou une pulsion, je n’ai que la force mentale et dans quelques rares situations, comme ce soir la au resto, ça ne suffit pas. L’autre soir au resto, ça ne suffisait plus.

Et donc ceci a justifié des insultes, de la moralisation, du jugement, du pointage de doigt, tout ce que vous voulez. Déjà, quand c’est pas à moi que ça arrive je gueule un coup mais là, c’était moi qu’on humiliait pour une erreur dans un contexte difficile où j’aurais plutôt eu besoin de soutien (que j’ai la chance d’avoir eu ensuite, parce que sinon va savoir quelle mouche m’aurait piquée (ALERTE POLICE VEGANE EXPRESSION SPECISTE). Donc forcement, mon clavier doit se taper un énième coup de gueule, et vous aussi. Le clavier je sais pas mais vous, avouez, vous aimez bien, c’est pour ca que vous me suivez sur Twitter, Facebook et Insta (voir les liens tout en bas de la page quoi je peux bien faire ma propre promo dans mon article oui ou bien quoi ?).

J’ai eu plein de messages de merde, mais le pire que j’ai pu lire, ce qui m’a vallu de peter un sacré câble, c’est ça.
« Connasse extrémiste » qui mange du chèvre, tu vas être très très limite niveau crédibilité par contre. Peu importe ce que j’ai vécu et ce que je vivrai à l’avenir, jamais je ne me permettrai un « écart », jamais. On parle pas d’un mec qu’a arrêté le tabac et qui se permet une latte un jour de temps en temps là, on parle d’un écart qui COUTE UNE VIE! Une vie innocente. un écart fait par une « Vegane abolitonniste »???? Putain mais il est beau l’abolitionnisme. Jai la tête en plein dedans en ce moment, dans la souffrance animale, mais directement hein, je ne pourrais t’en dire + surtout ici, mais mangeant ça tous les jours et voyant après des post insta comme le tiens ça me donne juste envie de faire sauter la planète entière en fait, me donne une grosse envie de gerber. « Un moment de faiblesse »….. PUTAIN!!! Mais si seulement tu voyais ce qu’ils vivent de tes propres putains de yeux peut-être que là tu remettrais en question ton petit « moment de faiblesse » et tes hashtags qui sont une honte en dessous d’une photo contenant des produits animaux! Genre j’assume quoi… Pfffffff à vomir. Mais ta raison ooooh grande abolitionniste que tu es, continue de faire payer aux animaux tes problèmes perso, t’as raison. Et affiche le bien sûr internet en mode « miss tolérante ». A GERBER. Quelle blague le veganisme en France putain..

Ce genre de trucs encore quand ça vient d’inconnus, tu peux t’en foutre, ils te connaissent pas et ça te passe vite au dessus de la tête, mais quand ça vient de la part de gens qui savent les nuits blanches que tu passe à taffer sur ton magazine vegane, ou sur le net à discuter avec les gens pour leur ouvrir les yeux, ce manque d’empathie ça détruit le peu de motivation que t’as encore.

« C’est pas aux animaux de payer pour tes problemes persos ». C’est vrai. Mais est ce que quelqu’un s’est demandé si dans cet instant de faiblesse, je ne payais pas moi même pour les autres..?

Apres cette pluie d’injures, au supermarché c’était l’enfer. J’avais envie d’acheter tout le rayon fromage, tout le rayon chorizo et tout le rayon saumon. Les trucs que j’adorais avant. J’avais même des bâtons de surimi en main, l’horreur. Je m sentais hyper mal, coupable, nulle, inutile, hypocrite. Mais Noita, comment tu peux aller dire à des gens d’arrêter de manger de la viande et du fromage si toi une fois tous les 3 ans tu craque, tu vaux pas plus qu’un sac de nouilles chinoises, arrêtes tout ça. J’entendais les injures des gens et j’y croyais presque, je me sentais tellement mal que j’avais envie de tout laisser tomber, ne penser plus qu’à moi. Apres tout pourquoi se battre, se priver, ça ne sert a rien : le combat avance trop peu vite, l’humanité crèvera avant d’avoir libéré les animaux, pis tu te fais insulter par tout le monde.

Et c’est surement à peu près comme ça qu’on se sent tous quand d’une part on fait quelque chose qu’on regrette et qu’en plus on se fait accabler de partout. Est-ce qu’on mérite ça ? Est-ce qu’accabler les gens, ça les aide à ne plu recommencer ou est-ce qu’au contraire ca les pousse à recommencer, les affaibli encore plus, les mène a encore plus d’écarts  ? Si un écart, effectivement, c’est mal, ce n’est pas non plus la fin du monde.

J’ai mis tous ces trucs cités avant dans mon panier et je ne sais par quel miracle, avant d’aller à la caisse j’ai tout reposé, d’un coup j’ai repensé à un truc que j’ai entendu. Le must de l’histoire, c’est que c’est la même personne qui m’a foutu à terre avec son discours puant, qui m’a fait remettre ces saloperies en rayon parce que ce sont ses mots qui sont arrivés jusqu’à mon cerveau cramé. Sur le coup, je l’ai détesté encore plus.

Il y a quelque part une limite entre laisser passer sans rien dire des écarts qui auraient pu ne pas avoir lieu, et accabler violemment des gens qui n’en font quasi jamais. Il y a une différence entre quelqu’un qui se sert de la tolérance comme une excuse pour sauter sur du reblochon dès l’automne installé (alors qu’il est meilleur en été, mais bon, question de gout…) et quelqu’un qui s’en sert pour apaiser les gens qui se sentent mal parce qu’ils regrettent amèrement leur action. Et puis , ce n’est pas pas parce que vous l’acceptez de moi, ou de quelqu’un d’autre,  que vous allez craquer aussi. Ce n’est pas parce que soutenez quelqu’un qui a fait un écart ou qui est encore végétarien que vous êtes faible.

Si je ne m’étais pas autant faite accabler, au supermarché j’aurais fait de gros fuck au saumon au lieu de le foutre dans mon panier. Je me serais sentie forte, soutenue. Si on m’avait rappelé pourquoi je fais tout ça, j’aurais même pas capté le fromage. Moi, j’ai pu le poser mais combien n’ont pas ou plus assez de force mentale et craquent encore, et encore et encore ? Et vous osez les blâmer, alors que c’est un peu de votre faute, ces autres écarts.

A un moment il faut arrêter de ne voir que les animaux et penser aussi à la complexité humaine. Se rappeler qu’on n’st pas des machines et que de toute façon même les machines se plantent.  Depuis le resto, j’ai repensé à ce qui s’est passé, pourquoi j’ai fait ça, mais j’aurais pu le faire beaucoup plus vite et sans verser des litres de larmes. On est déjà si peu, alors pourquoi se tirer dans les pattes à la moindre occasion… ?

Voila. Alors je ne vous cache pas qu’à cause de ma situation personnelle actuelle qui est catastrophique, j’ai pas encore retrouvé le sourire, ni beaucoup de motivation, mais je les ai toujours au bout des lèvres, et quoi qu’il m’arrive, j’espère que je garderais toujours ces mots à la bouche : empathie, altruisme, tolérance.

Des Kiss et du love,

Noita.

 

 

Oui, j’impose le véganisme à mes enfants.

(Voici l’article phare de mon précédent blog. Merci encore pour vos 80.000+ lectures !)

Quand on devient végane, on a le droit à toutes sortes de remarques. Il y a aussi les jugements hâtifs, ceux faisant le plus mal étant ceux qui insinuent que nous n’avons pas été fichus de nous renseigner, comme si nous étions les derniers des cons, qu’on a pris cette décision en voyant une pub dans les prospectus entre ceux de Lidl et de la Scientologie. Mais ça n’est pas le pire. Non, ce qui nous fout le plus des poignards au coeur c’est quand on nous accuse d’être de mauvais parents.

« Mais tu ne peux pas lui imposer ça. C’est dangereux et de toute façon tu n’as pas à faire des choix à sa place » 

– Imposer

– Mettre en danger

– Choisir à sa place

2 reproches en une seule phrase (avec un doublon pour bien en rajouter), qui dit mieux ? Même ma belle-mère n’a pas ce level.

Parlons-en de la question du choix :

A moins d’avoir mal compris, en tant que mère, mon rôle est justement de faire des choix pour mon enfant, non ? Ou est-ce que je suis censé le mettre face au sein remplit du lait maternel de sa mère et un biberon de lait maternel de vache et attendre qu’il me pointe son choix du doigt ? Vous, vous le laissez choisir à quelle heure il doit aller au bain, s’il veut aller à la maternelle ou non, et il a son mot à dire au moment de la vaccination ? Quand il sera plus âgé, s’il décide de rejoindre Daesh, vous le laisserez faire sans vous battre parce que vous n’avez pas à faire de choix pour lui et qu’il est majeur ? Et surtout, est-ce que vous, parents qui consommez des P.O.A. (produits d’origine animale), vous laissez le choix à vos enfants ? Vous leur avez expliqué comment on fait de la viande, d’où ça vient, les risques pour la santé et tout le tralala, puis vous les avez fait réfléchir avant de vous soumettre à leur décision ?

Nous sommes des parents. Notre job est de prendre des décisions pour nos enfants. Nous prenons ces décisions selon nos âmes et consciences, selon ce que nous estimons être le mieux pour eux. Véganes ou non, nous imposons tous nos choix à nos enfants. TOUS.

TOUT LE MONDE A FAIT DES CHOIX POUR MOI, et ça n’est pas normal.

Petite, je n’ai jamais eu mon mot à dire sur rien. Si le lapin me dégoûtait, il fallait le manger quand même. Tant pis si ça me foutait des nausées. Avec le temps, je me suis habituée et j’ai oublié cette sensation désagréable de culpabilité, l’impression de manger quelqu’un. Les discours des grand-mères « c’est qu’un animal » m’est rentré dans le crâne. Plus tard on a eu un lapin nain chez une de mes grand-mères, en cage. Quand je lui ai demandé si on allait le manger, elle m’a regardé de travers : « pas lui voyons ». Je ne comprenais pas la différence avec les autres lapins. L’un est mangeable, l’autre non ? Un jour je l’ai vu déplumer un pigeon. J’ai été punie pour lui avoir dit de laisser cet oiseau tranquille. Évidemment je n’avais le choix de rien, puisque « je n’étais qu’une enfant ». Ado, à moins de pleurs et de disputes interminables, j’ai rarement eu mon mot à dire sur mes envies ou mon avenir. Et une fois maman, ce n’était pas mieux

– À l’hôpital, j’avais dit pas de tétine, pas de biberon et surtout pas de lait de vache. Pas 24h avant sa naissance, mon fils a eu les deux, et ce contre mes consignes claires et strictes. L’équipe avait décidé à ma place que la tétine est indispensable à mon fils et que les bibis de lait de vache c’est mieux que mon lait maternel, donc quand il est parti faire des examens avec les médecins, ils lui ont donné. J’ai lutté 3 mois pour essayer de sauver mon allaitement mais rien à faire : trop fainéant, confondant tétine et sein, il ne tétait pas assez et pas assez bien. Autre chose, on m’a aussi injecté un vaccin sans me demander mon avis. Alors que j’étais à moitié endormie, l’infirmière est arrivée avec la seringue et m’a piquée sans que j’ai eu le temps de réagir. C’est une violation de mes droits.

Cas à part ? Non, en France c’est malheureusement le quotidien. Vous trouvez ça normal, parce que les médecins « savent mieux » ? Pas moi. Ils ont décidé pour moi, et en aucun cas ça n’est normal. Ils auraient dû m’en parler. Médecins ou bon Dieu, celle qui choisi pour moi, ça doit être moi et uniquement moi.

– Une fois né, deux grand-mères se sont senties le droit légitime de me prendre mon fils quand elles le souhaitaient. « Quand il aura quelques mois tu vas partir à l’étranger avec lui, alors on veut en profiter ». L’une des deux a carrément pris mon fils de mes bras alors qu’il dormait parce que « il ne doit pas dormir quand mémé Monique est là ». Premier enfant, logée gratuitement, sentiment de culpabilité, je n’ai pas osé broncher. Je me disais qu’elles savaient peut-être mieux que moi après tout… Les gens ont le don de vous manipuler et de vous faire croire, sur le coup en tout cas, que vous êtes d’accord et si vous ne l’êtes pas, jouent avec vos sentiments. Normal ? Non ! 100 fois non ! C’est comme ça dans toutes les familles ? Ok, mais moi j’ai décidé de briser ce tabou, et ça ne sera pas comme ça chez moi.

Ce ne sont que deux exemples, ceux qui m’ont le plus marqués, mais je pourrais en faire un liste énorme. À quel moment les gens ont-ils respecté mes choix ? Quasi aucun. Normal ? Non.

QUID DE VOS PROPRES CHOIX ?

Et vous, qu’importe la décision à prendre, entre la pression/les moqueries/le manque de soutien des parents, des employeurs, le manque de confiance, les « j’ai pas le choix »  imposés par le système et la manière de vivre d’aujourd’hui etc., combien de fois d’autres ont choisi pour vous, allant clairement contre vos envies, vos valeurs, vos décisions ? Combien de fois avez-vous pensé que c’était votre choix alors que pas du tout, que vous avez été manipulé ? Combien de fois avez-vous changé d’avis parce que vous avez vu 50 fois la pub ou que votre cousine vous a saoulé ?

Ces choix que nous prenons pour nos enfants sont-ils réellement NOS choix ? Quid de la tradition ou de l’avis de notre entourage, ne pèse-t-il pas parfois tellement lourd qu’on va contre sa propre volonté ? (Ex  : votre mère : Moi j’ai fait comme ça et c’était très bien, comment oses-tu remettre en cause l’éducation que je t’ai donné, tu me blesses)

Quant à la viande, avez-vous eu toutes les informations et un temps de réflexion pour faire un choix ?

Là où les uns cachent (inneficacement), j’ai choisi d’expliquer. 

Il ne faut pas prendre les enfants pour des imbéciles. Ils ont du coeur. Ce n’est pas que les adultes n’en ont pas, c’est qu’on leur a appris à ne pas l’écouter. Les enfants comprennent, et surtout nous font confiance. Si on fait un choix pour eux, même s’ils ne comprennent pas sur l’instant, ils comprennent plus tard. Véganisme, déménagements nombreux, vie sans père/mère etc., c’est le même combat.

Tous les enfants passent par la case « je ne veux pas manger le lapin ».

À ce moment-là vous avez le choix entre les forcer à faire ce qu’ils ne veulent pas ou leur proposer une autre alternative. Cette alternative leur évitera de se confronter si jeune à la dissonance cognitive. Elle signifie aussi, si vos enfants ne sont pas véganes depuis toujours, devoir leur expliquer pourquoi ils n’ont pas/plus le droit à la viande. Parlez-leur de santé et d’environnement s’ils sont encore trop petits pour savoir ce qui se passe derrière un abattoir. Chaque chose en son temps, il n’est nul besoin de traumatiser nos enfants, ils le seront bien assez tôt.

Cette même alternative ne signifie pas devoir les affamer. Mon fils raffolait des poissons pannés/nuggets, aujourd’hui il dévore des poissons pannés/nuggets véganes, très faciles à faire à la maison ou qu’on trouve en magasin. Chez nous, il y a du gâteau et des glaces, comme dans toutes les familles. Mes gosses ne sont pas malheureux et ils ont autant d’énergie que ceux qui carburent au sucre et aux protéines animales.

Mon fils de 5 ans pose des questions, j’y répond, et il comprend pourquoi nous ne mangeons pas de P.O.A. Il a plutot du mal à comprendre pourquoi certaines personnes sont aussi « méchantes », comme il dit. Ma fille de 2 ans est végane depuis la naissance, elle se porte super bien !

Les moqueries à l’école ? Si ça n’est pas le véganisme, les  gosses trouveront autre chose. Quand on veut emmerder quelqu’un dont la tête ne nous revient pas, on trouve toujours quelque chose.

Sans les zoos, les aquariums, les cirques… enfance malheureuse? 

Bouh, mauvaise mère, ce n’est pas une enfance si on n’a pas vu un lion. Premièrement, ce que vous montrez à vos enfants ne reflète pas ce que sont les animaux dans leur milieu naturel. Deuxièmement, est-ce que vous voulez vraiment qu’ils voient des animaux malheureux, parfois humiliés, faire des numéros contre-nature et troisièmement, est ce que la vie d’un animal est moins importante que les étoiles dans les yeux de vos enfants, alors qu’en plus ce n’est que mensonge ? Il y a tellement d’autres moyens de les faire rêver !

Pour amuser vos enfants, il y a la piscine, les clubs de sport, les jeux de société, le cinéma ou que sais-je. Ils ne seront pas traumatisés s’ils ne vont jamais au zoo. Au contraire, ne pas voir ces injustices ne leur fera que du bien.

VIANDE OU PAS VIANDE ? Ça n’est de toute façon pas une question de choix personnel. 

Nous sommes en 2016. Croire encore que les P.OA. sont bons pour la santé c’est comme croire au père Noel à 30 ans : c’est se voiler la face sur la réalité. Oui c’est vrai, ça fait chier, on aime la viande, et on ne veut pas perdre du temps à changer les habitudes. Oui, on nous a manipulé et menti toute notre vie, on se sent con, on est en colère, c’est normal. Mais cette colère est-elle à tourner vers les véganes qui essayent de vous faire comprendre qu’une vie plus saine existe (et combien sont ceux qui tiennent des blogs pour vous aider !), ou plutôt vers le système qui se paye votre tronche ??? Voulez-vous à votre tour vraiment imposer ça à vos enfants ?

Qui dit encore que les P.O.A. sont bons ? Lobbyistes, industries, pharma, publicités mensongères, bref ceux qui veulent vendre leur viande qui vous rend malade puis les médocs pour vous soigner. Votre plus grande référence en nutrition a le cul entre deux chaises : la vérité, qu’il connait puisqu’il lui est arrivé de dire du bien du véganisme, et cette grande marque de produits laitiers qui lui file des chèques. Super ! Jean Mich, t’as 10 trains de retard en nutrition.

On ne peut plus non plus croire encore qu’un animal n’a pas de conscience et ne ressent pas la douleur, ou qu’il a été mis là par Dieu pour que nous le traitions comme de la merde afin de le manger. On ne peut plus croire qu’il faut continuer à cause de la tradition. Nous ne vivrions pas dans un monde aussi moderne si les traditions n’avaient jamais changées.

Conclusion

Donc, oui j’impose le véganisme à mes enfants, ils sont heureux quand même. C’est mon rôle de leur offrir ce que j’estime être le mieux pour eux. Mon rôle est de les protéger. Je préfère quelques moqueries à l’école que de les goinfrer de pesticides, O.G.M., excréments et médocs. Pour ma part je pense que c’est ce qu’il y a de mieux pour eux, comme vous faites ce que vous pensez être le mieux pour les vôtres. Il n’y a aucune différence.