Gratuit : Le Tofu Te Parle N.3 en ligne !

🌱Bonjour 🌱

Le N. 3 de notre magazine gratuit est en ligne
Merci d’avance pour vos nombreux partages, commentaires, j’aime, et vos avis constructifs !
Vous pouvez le lire ici : http://www.letofuteparle.com/tofu-te-parle-n3-avrilmai-2017/

C’est le meilleur ❤ magasine ❤  du monde la preuve par quelques screens :

Kreezy R interview :Capture d_écran 2017-04-29 à 16.12.38

Les ponts entre l’écologie et le véganisme :Capture d_écran 2017-04-29 à 16.12.15

De l’illustration qui pique un peu :Capture d_écran 2017-04-29 à 16.12.59

Et puis le sommaire tiens 🙂
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Bonne lecture 😉

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Le Tofu Te Parle est un magazine gratuit et en ligne (format PDF) traitant du véganisme et tout ce qui tourne autour. Il est lisible depuis votre ordinateur, tablette et téléphone.

(Re)lisez notre N. 2 ici : http://www.letofuteparle.com/…/uplo…/2017/01/LTTP2-FINAL.pdf

(Re)lisez notre N. 1 ici : http://www.letofuteparle.com/…/LeTofuTeParle.N1.Octobre2016…

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10 réflexions véganes à propos desquelles j’ai changé avis !

 « Être végane signifie abandonner les produits animaux. Cela ne veut pas dire abandonner la réflexion » Tobias Leenaert

Hello,

Dernièrement je suis allé faire un tour sur le blog de Tobias Leenaert, The Vegan Strategist, activiste végane que j’aime beaucoup et ai passé 2 petites heures à lire tout ce que j’avais en retard. J’ai particulièrement aimé cet article : « 10 réflexions véganes à propos desquelles j’ai changé d’avis », qui m’a mit une petit claque dans la figure. Il est vrai que ces derniers temps, j’ai laissé tomber quelque chose que j’ai beaucoup fait au début de mon veganisme : chercher de nouvelles pistes de reflexions, m’informer, évoluer. Je m’étais posée confortablement dans mes positions, pensant que c’était bon, vous savez le fameux « je sais qui je suis, ce que je vaux, quelles sont mes valeurs et je me bat pour elles »… ah c’était chouette, mais… j’étais à coté de la plaque. Oui, j’avoue, je m’étais reposée sur mes lauriers et je ne suis pas très fière de ca. J’ai donc demandé, encore une fois, à Melvin, auteur du site vegan-life, de bien vouloir me traduire un article, par manque de temps de mon coté.

Je ne suis pas forcement d’accord avec tout le contenu (mais avec une très très grosse partie quand même), je dois encore réfléchir à certaines choses et lire certains des articles cités. Allez j’avoue ce sont les OGM qui me turlupinent.  Je partage d’ailleurs cet article plus parce que j’aimerais rappeller qu’il ne faut jamais cesser de se remettre en question, de reflechir et d’aller de l’avant que par accord avec les opinions de Tobias.

Bref assez tergiversé, voici l’article en question. Bonne lecture à vous 🙂

P.S. : Il est un des fondateurs de l’organisation Belge  EVA (Ethical Vegetarian Alternative), et, avec Melanie Joy, cofondateur de the Center for Effective Vegan Advocacy (CEVA)

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10 réflexions véganes à propos desquelles j’ai changé avis !

De  Tobias Leeneart pour The Vegan Strategist

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Tobia Leeneart, image issue de son site web

Je me suis profondément investi dans la cause animale et au sein du mouvement végane, et ce depuis environ 20 ans maintenant. Vous imaginez bien qu’après tout ce temps, j’ai abouti à des conclusions et je connais deux-trois petites choses sur le sujet.

Eh bien, finalement… j’en sais moins que ce que vous et moi pensions…

En effet, j’ai dernièrement pris connaissance de nouvelles choses, pendant que d’anciennes croyances ou pensées ont été remises en question ou tout simplement balayées. Une fois, cela s’explique par le temps que j’ai passé à écrire et à réfléchir sur mon blog and sur mon prochain livre. Une autre fois, j’ai été influencé par la philosophie – et par beaucoup de gens de The Effective Altruism movement, tout comme par des gens du Animal Charity Evaluators, de Faunalytics, et même de personnes venant du mouvement DxE (Direct Action Everywhere) .

Donc voici quelques conclusions auxquelles je suis parvenu ou auxquelles j’ai commencé à réfléchir récemment…

1. Le bien-être et la souffrance sont importants

Comme beaucoup de personnes impliquées dans le mouvement animaliste luttant en faveur des droits des animaux, je pensais qu’il ne s’agissait que d’une simple question de droits fondamentaux. Aujourd’hui, je pense que ces droits sont plus un moyen pour parvenir à une fin, principalement utile dans le fait qu’ils peuvent aider à empêcher des êtres vivants d’être blessés. Quelque part, le bien-être est devenu quelque chose de péjoratif dans notre mouvement, alors qu’il ne le devrait pas.

2. Les poulets et poissons sont également importants



Les principales victimes de nos habitudes de consommation sont de loin les poulets et les poissons. Ce sont de petits animaux, donc nous pouvons facilement en manger beaucoup, alors qu’ils souffrent tout autant. Ils méritent de fait une plus grande attention de notre part.

3. Au-delà du végétalisme 1 : la souffrance des animaux sauvages devrait également être prise en compte dans nos efforts

Les animaux ne sont pas seulement maltraités et tués par les humains : bien plus d’animaux souffrent de la faim, du froid, des prédateurs, des parasites et des maladies dans la nature. Si nous aimons tant les animaux, nous devrions également nous occuper des animaux sauvages, en étant ouvert d’esprit sur ce que l’on peut ou pourra faire pour eux dans le futur (voir l’article «La vérité dérangeante sur la souffrance des animaux sauvages : The extremely inconvenient truth of wild animal suffering).

 4. Au-delà du végétalisme 2 : il existe une autre souffrance que celle des animaux humains et non-humains

Toujours plus loin dans mes réflexions (grâce à l’ «Effective Altruism»), j’ai commencé à m’intéresser à la terrifiante possibilité qu’il puisse exister une sentience artificielle (oui, oui) dans le futur. Si nous commençons à réfléchir et à agir dès maintenant contre ceci, nous pouvons peut-être empêcher un nombre astronomique de souffrances dans les siècles à venir. Après le spécisme, il y aura… le substratisme : peu importe que tu sois vivant ou non, la seule chose qui importe est la sentience.

5. Il y a des choses bien plus importantes que le simple fait d’être végane

Oui, bien sûr, nous avons un réel impact via ce que nous mettons dans notre bouche. Et, de fait, en étant végane. Mais être un bon porte-parole et militer au quotidien pour les animaux est sûrement bien plus important encore (voir l’article «L’obsession d’être végane » : The fetish of being vegan)

 6. L’argent est l’une de nos ressources cruciales

 Nous sommes tous très véganes, mais combien donnons-nous ? Nous parlons du véganisme, mais si nous faisons des dons, est-ce que l’on encourage notre entourage à faire de même ? Avec notre argent, nous pouvons avoir un impact bien plus important qu’avec notre propre consommation seule. Et gagner de l’argent pour financer d’autres défenseurs des droits des animaux peut être un moyen très efficace de soutenir et de diffuser davantage le mouvement (voir les articles «Il est temps de faire des dons» et «Investir dans notre mouvement» : Time to donate,and Money Money Money in our Movement)

7. Le mouvement végane n’est plus nécessairement le joueur principal

Auparavant, il y avait juste nous, le mouvement végane luttant en faveur des animaux. Mais maintenant, moins directement, il y a une grande influence émanant du secteur du commerce : «Impossible Foods», «Hampton Creeks» et «the Beyond Meats», entre autres, jouent tous un rôle dans la perturbation d’une industrie toute entière et dans la création d’un changement incroyable (voir l’article «Et si les véritables avancées vers un monde végane ne sont pas essentiellement dues aux véganes eux-mêmes ? : What if the real push towards a vegan world did not come from vegans?).

8. La technologie et les OGMs à la rescousse

Les révolutions technologiques peuvent apporter des révolutions morales. Nous avons déjà vu quelques alternatives très prometteuses pour des produits animaux, mais il y a beaucoup d’autres choses à venir. Une chose qui également changé en moi est ma vision des OGMs. J’étais autrefois contre ces derniers, parce que je n’ai jamais réellement examiné le sujet en détails et j’étais consciemment aveuglé par ce que j’en entendais autour de moi. Grâce à quelques amis, et grâce au site vegangmo.com , mon opinion sur le sujet a pas mal évolué, et je peux maintenant apercevoir à quel point ils pourraient être très bénéfiques dans la lutte contre l’exploitation et la souffrance animale. Le terme «naturel» importe finalement peu (voir l’article «Qu’en est-il des OGMs et des alternatives technologiques aux aliments d’origine animale : What about GMO’s and hi-tech animal food alternatives).

9. Nous devrions investir davantage dans la recherche

 Parce que beaucoup de choses sont incertaines, et parce qu’il y a toujours des opportunités de faire de nouvelles découvertes, nous devons investir suffisamment de ressources dans la recherche et ainsi voir ce qui fonctionne vraiment. Nous devons nous y prendre sans suivre de dogmes particuliers, ouverts à tous les résultats que nous pourrions trouver. Ce qui m’amène à mon dernier point…

10. L’ouverture d’esprit est bien plus importante que ce que je croyais

Lorsque je regarde ma liste et que je remarque à quel point je me suis mis à jour dans tel ou tel domaine important, je me dois de conclure que garder un esprit ouvert est bien plus important que ce que j’imaginais. En revanche, je suis clairement allergique aux dogmes. Tandis que l’ouverture d’esprit permet un apprentissage remplit de remises en question, de nouvelles découvertes et d’améliorations, les dogmes empêchent à la fois d’apprendre et de s’améliorer – qui sont pourtant deux principes fondamentaux, surtout lorsque autant de questions et réflexions importantes sont en jeu.

Toutes ces questions sont des ouvertures vers d’autres réflexions. Cette constante évolution, ces doutes et ces incertitudes ne devraient cependant pas nous paralyser. Il y a ici plusieurs théories, stratégies et tactiques qui sont prometteuses. Nous sommes engagés dans cette lutte sur le long terme, et nous pouvons ralentir un peu pour tester celle-ci et faire des recherches, pour ensuite, avec les meilleures preuves et arguments que nous aurons trouvé, nous améliorer et prêter plus ou moins d’attention à telle ou telle stratégie.

Être végane signifie arrêter de manger des produits animaux, cela ne veut pas dire arrêter la réflexion.

 

 

La revanche de la #TeamGuacamole !

Chers tous,

Hier j’ai été plus qu’outrée, que dis-je choquée,  par le nombre de personnes consommant du Houmous. Il paraît que le Guacamole est FADE !? C’est UN MENSONGE EHONTÉ !
Tout ceci n’est qu’une conspiration visant à vous manipuler. On vous cache la vraie recette, celle qui fait MMMmmmh dans la bouche, qui fait BOUMBOUM dans le coeur.

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-Qui a mangé tout le guacamole?
-C’était délicieux

Mais je connais du monde au Mexique voyez-vous, et moyennant quelques Barres Vego, j’ai pu vous obtenir la vraie recette :

Ingrédients :

– 2 avocats bien mûrs
– 1 citron
– 1 oignon
– 1 gousse d’ail
– Quelques tomates cherry
– 4 à 5 branches de coriandre
– 1 cuillère à soupe d’épices mexicaines
– 1 cuillère à café de cumin
– 1/2 cuillère à café de coriandre en poudre
– un peu de piment séché
-Sel, poivre noir, poivre blanc
-Une feuille de persil pour la déco.

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Recette : 

 Tip pour un avocat bien mur : ôtez le petit bout de l’avocat. Si la chair à l’intérieur est jaune ou verte très clair, c’est trop tôt. Noire, c’est trop tard. Verte, c’est parfait.
En cas de doute : coupez-le en deux, c’est comme les bananes si vous avez du mal à l’ouvrir alors emballez-le dans du papier journal, il n’est pas prêt. Attention, contrairement au mythe qui circule, cette astuce ne fonctionne pas pour un(e) partenaire qui n’est pas prêt(e) à s’engager.

-Coupez l’avocat en deux, et à l’aide d’un couteau coupez doucement la chaire en quadrillage sans l’abimer. Réservez-là. Ca veut dire qu’il ne faut pas la jeter
mais la mettre de coté.
-A l’aide d’une petite cuillère, sortez-là sans l’abimer.
-Ecrasez la délicatement avec une fourchette. Ne mettez pas au mixer , vous vous retrouverez avec une pâte qui ressemble à du vomi, vous ne convaincrez personne avec cette violence.
-Ajouter les épices, les herbes finement coupées, l’ail émincé, les tomates coupées en dés, le jus du citron pressé, le sel et les poivres et mélangez  doucement, avec amour. J’ai dit avec amour.
-Mettez de l’eau dans votre bouche ou des lunettes de ski sur vos yeux et émincez votre oignon, puis ajoutez-le à votre préparation. Si vous n’avez pas fait comme j’ai dit, séchez vos larmes après l’operation.
-Mettez votre guacamole dans la chaire de l’avocat et déposez délicatement votre feuille de persil dessus.

Tips  bis : Servez avec au choix du pain grillé, des nachos ou autres chips mexicaines,
des légumes crus, ou encore avec des croutons à l’ail. 

ET une petit cuillère. 
Si vous avez des problèmes avec votre belle-mère, cette recette devrait tout résoudre. 

VOILA !!! 

Et comme je suis une battante, que quand je vois un injustice je fais tout mon possible pour la combattre..
voici maintenant le debunkage des arguments de la #TeamHoumous.

 ATTENTION C’EST LA GUERRE

1)  La facilité. Le houmous on met tout au mixer et cest fini.
Oui mais nous on est des vrais, on sait se servir de nos mains et de notre coeur, c’est comme ca qu’on fait de la vraie cuisine et pas autrement.

2) Les protéines.
D’une il n’y en a pas que dans les pois chiches, de deux on n’en a pas tant besoin que ca, c’est Jonathan Mann qui le dit dans sa chanson 

3) Les oignons ca pique les yeux.
Oui mais si tu fais comme j’ai dit ca ne pique plus. Sinon t’es qu’un fragile.

4) Le gout.
C’est bien simple si vous préférez le houmous vous n’en avez pas. 

Et pour finir :

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(Merci Florence Dellerie pour cette merveille)

Je vous remercie de votre attention.
Si vous aimez le guacamole, si vous détestez le houmous, votre belle-mère,
ou si vous avez bien rit, partagez !

Des kiss et du love,
Noita.

PS : Sinon j’ai écrit un super article sur le véganisme et les TCA :
ICI 
Et pourquoi j’impose le véganisme à mes enfants
ICI

Interview de Jo-Anne McArthur, photojournaliste activiste.

Bonjour à tous !

Vous ne le savez peut-être pas, mais je vis en Allemagne. Il y a trois mois, c’est Sébastien Kardinal, le roi de la french porn-food, qui faisait la Une. Il tient d’ailleurs avec sa compagne le site VG Zone, un indispensable pour les véganes parisiens ! Par manque de temps, je n’avais pas pu la traduire et poster l’article. J’ai contacté l’intéressé, sait-on jamais, on pourra peut être la retrouver !

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Des fois que vous ayez des doutes sur ce que je dis 😉

Dans le dernier numéro, j’ai découvert  Jo-Anne McArthur, journaliste photographe,  grande amoureuse des animaux et activiste très engagée dans la lutte pour la libération animale. Je voudrais partager cette découverte avec vous. Ses photos sont magnifiques, et montrent les animaux d’une façon très differente de ce que l’on a l’habitude de voir. Elles m’ont beaucoup touchées.
Grand merci à Melvin, auteur du site VeganLife pour la traduction ! 

Interview Jo-Anne McArthur
Version originale : Vegan Magazin
Toutes les photos sont issues de son site internet
Envie d’en savoir plus ? Plus d’infos sur Jo-Anne sur son wiki anglais

 

Vous avez mené des enquêtes dans des fermes à fourrure et dans des abattoirs. À quoi ressemble véritablement votre travail?

Les gens ne voient que le résultat final de mon travail, mais pas tous les défis et les tentatives que celui-ci représente. Nous devons faire face à toutes sortes de situations, comme des portes fermées et l’impossibilité d’entrer dans un endroit, ou encore, parfois, nous devons nous enfuir rapidement. Je n’aime pas mentir aux gens ni tourner autour du pot. Je préférerai faire tout mon travail honnêtement, sans ambiguïté et en plein jour, mais ceci est rarement envisageable pour les personnes comme moi qui souhaitent exposer la cruauté devenue institution. Nous devons donc travailler la nuit et accomplir une tâche épuisante, douloureuse et agaçante; nous prenons en photo des animaux, pour ensuite les laisser derrière nous. Fermer la porte et s’en aller ainsi est la partie la plus difficile de notre travail.

Pourquoi?


Nous sommes ici parce que la cause animale nous importe, et la dernière chose que nous voudrions faire est de les laisser derrière nous. Mais notre objectif est seulement de documenter les gens afin d’exposer la cruauté.

Quelle est la partie la plus difficile à supporter dans votre travail? 


Ce qui peut être très difficile, c’est de supporter tout ce que l’on voit afin de prendre les photos nécessaires, sans être tenter de partir. Être dans abattoir peut être vraiment difficile à surmonter, et je ne peux pas vraiment expliquer ce que je ressens vraiment par rapport à ce que je peux y voir. Ces animaux regardent partout autour d’eux dans l’espoir de trouver un échappatoire. Ils ont besoin d’aide. Et je ne peux pas les aider.

 Comment gérez-vous la violence dont vous êtes témoin à travers votre travail?

J’ai appris à la gérer après des années de pratique. J’ai suivi une thérapie qui m’a aidé à m’adapter à ce genre de situation. Nous pourrions sans doute tous nous sentir terriblement mal chaque jour à cause de ce qui se passe dans le monde, tant pour la planète que pour les animaux. Mais cet état d’esprit me rend finalement paresseux et improductif. Tous les jours, je choisis de vivre avec espoir et de me concentrer sur le fait de changer les choses et sur les bonnes personnes autour de moi. C’est le mieux que je puisse faire.

 Y a-t-il quelques situations où il vous était impossible de prendre des photos?

Oui, la semaine dernière, lorsque je n’ai pas pu pénétrer dans une grange – les portes étaient fermées! Cependant, en général, je parviens toujours à trouver un moyen d’entrer et/ou de prendre des photos. Dans des zoos par exemple, il y a souvent des obstacles, comme des parois épaisses de plexiglas toutes rayées, ou encore des barrières en tout genre. Être photographe veut aussi dire se montrer créatif devant les obstacles que l’on peut rencontrer. Ou, pour donner un autre exemple, photographier les interactions des gens (ou le manque d’interaction plutôt) avec les animaux n’est pas toujours évident. C’est un thème récurrent dans mon travail.

 Donc votre travail n’a pas pour seul sujet les animaux?

C’est véritablement une étude sociologique sur notre rapport avec les animaux. Notre manque d’esprit critique sur ce monde. Les humains dans les zoos prennent des photos et selfies, complètement absorbés par le fait qu’il y ait un animal majestueux devant eux. Ils sont tous à côté d’animaux, sans vraiment les voir.

 

 Vous êtes parvenu à documenter des abattoirs et des animaux en train de souffrir et de mourir. Avons-nous réellement besoin de ce genre d’images, selon vous?

 

Oui nous avons besoin, mais je préfère ne pas les mettre en valeur trop souvent. Les gens doivent davantage faire leur propre recherche à ce sujet. Voir la violence aussi près de soi ainsi peut être très traumatisant, et cela peut même braquer certaines personnes. Nous devons faire le contact entre l’animal et nos yeux via ces photos, même s’ils sont tout près de la mort. Cependant, il semblerait que les gens soient plus affectés par des histoires positives que par des images plus ou moins choquantes.

 Quel type(s) d’images fait le plus changer les gens?

Les gens sont davantage inspirés par des célébrités, qui sont presque héroïques pour certaines personnes. C’est pourquoi je me concentre également sur des activistes autour du globe, et plus tard, sur les femmes dans la défense des animaux. Ce projet est appelé « Unbound ». Je fais cela parce que j’ai pu rencontré des personnes comme DR Jane Goodall. En apprenant peu à peu son histoire, je me suis dit « Si elle peut faire ce genre de travail tout en ayant une vie aussi incroyable, alors moi aussi je le peux ». Elle m’a beaucoup influencé et m’a permis de me rendre compte de la réalité, d’apprendre à être créative et d’aider les animaux. C’est pourquoi Unbound est une grande plate-forme qui regroupe beaucoup de femmes très intéressantes qui essaient de changer le monde pour les animaux. Je me suis toujours demandé à quoi ressemblerait la cause animale si aucune femme n’y était impliquée. D’un point de vue historique, tout du moins en Europe et en Amérique du Nord, le mouvement animaliste compte entre 60 et 80% de femmes. Parfois, certains groupes de femmes se sont sentis obligé de choisir un homme pour diriger leur association afin de paraître plus légitime aux yeux du grand public, et afin d’éviter d’alimenter le cliché répandu qui dit que les personnes qui s’intéresse à la cause animale ne sont que des femmes hystériques et trop émotives. Autrefois, c’est ce que certaines associations pensaient être nécessaire pour être plus crédibles et ainsi être davantage reconnues.

 J’espère que cela a changé depuis!

J’espère aussi. Mais est-ce vraiment le cas? Je me le demande. Unbound aborde également ce sujet.

 Vous voyez-vous comme une photographe ou une activiste?

Pour moi, l’activisme est en première ligne et la photographie est un outil pour faire avancer les choses. Je me suis surprise en train d’utiliser le mot « activiste » moins souvent, donc je suis vu comme une photojournaliste. Cela change vraiment la vision qu’ont les gens de toi, lorsque tu te présentes en tant que « photojournaliste » et non en tant que « photojournaliste des droits des animaux ». Triste vérité!

Les photojournalistes travaillant sur la cause animale ne sont pas perçus comme sérieux au sein de la communauté de photographes. Comment cela peut-il s’expliquer, selon vous? 
C’est parce que les « droits des animaux » ont encore un long chemin à parcourir avant d’être sérieusement considérés par la population et par les médias. Nous sommes également souvent réticents) regarder la vérité en face, car nous sommes bien souvent directement impliqués dans la violence que je photographie. Nous ne voulons pas regarder ces images de fermes-usines car nous mangeons tous des cochons, des poules, des dindes et des vaches. Affronter directement cette cruauté reviendrait à nous rendre compte de notre propre complicité vis-à-vis de cette même cruauté. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle il est grand temps de normaliser cet important travail, réalisé par des photographes professionnels.

 Vous avez eu l’occasion de travailler sur tous les types d’exploitation animale. Votre nouveau livre aura pour sujet les animaux en captivité – pourquoi ce thème en particulier?

Je suis en train d’écrire un livre intitulé « Captivity » pas parce que c’est le problème le plus pressant en ce moment, mais parce que le débat actuel à propos de l’éthique des zoos est devenu courant, et ce depuis, par exemple, le documentaire « Blackfish », depuis le meurtre du gorille Harambe aux États-Unis et l’abattage de Marius la girafe à Copenhague. Je profite donc de cette opportunité pour apporter ma pierre à l’édifice et au débat public au sujet des animaux en captivité.

 

Combien de zoos et d’aquariums avez-vous visité pour votre livre?

Je me suis renseigné au sujet des zoos et des aquariums pendant plus d’une décennie. Cette année, j’ai passé des mois a sillonné les routes d’Europe, à prendre des photos pour la « Born Free Foundation ». Mon livre parlera de la captivité animale dans plus de 20 pays différents. En tout et pour tout, j’ai dû me rendre dans plus de 50 ou 60 zoos et aquariums. C’est bien trop!

 

Que va devenir votre projet « We Animals »?

Grâce à un support financier, j’ai pu embauché du personnel, et le projet « We Animals » va grandir et est bien parti pour devenir une association. Cela me permet d’avoir plus de temps, que je peux désormais consacrer à d’autres projets comme prendre des photos, écrire et parler de mes engagements.

 

Quels sont vos autres projets?

Nous sommes en train de mettre en place un projet appelé « We Animals Archive », qui sera simplement une petite agence de photos à propos des droits des animaux. Le site internet « We Animals » contient déjà près de 1200 images, mais il en existe des milliers d’autres. La nouvelle archive que nous avons construite renferme plus de 5.000 images, étalées sur 15 ans de travail. Toutes ces images ne devraient pas être stockées ainsi à ne rien faire sur mes nombreux disques durs!

 

Vous travaillez depuis longtemps sur la cruauté animale à l’échelle mondiale. Quels changements avez-vous vu durant tout ce temps?

Eh bien, les choses s’améliorent et empirent à la fois. Il y a beaucoup plus de fermes-usines qui voient le jour dans les économies émergentes, comme en Chine ou en Inde. Mais d’un autre côté, le véganisme se répand dans de nombreux autres pays. Il reste encore beaucoup de travail à faire devant nous tous, mais je reste optimiste.

 

Quelle est votre perspective d’avenir pour les animaux?

Le mouvement animaliste est en train d’écrire l’Histoire en ce moment-même. Ce mouvement œuvrant pour les droits des animaux grandit chaque jour. Un activiste qui lutte en faveur de la cause animale n’est pas seulement une personne avec un t-shirt « végane » dans la rue. Il y a également au sein de ce mouvement des avocats, des philosophes, des réalisateurs de films, des scientifiques, etc. Et aussi des photographes.

 

 

Avez-vous remarqué des changements grâce à votre travail?

Oh, oui, tous les jours. Mes images sont utilisées à travers le monde entier. Elles touchent les gens. La photographe de guerre Lynsey Addario a dit: « Une fois que vous avez constaté les effets de votre propre travail, vous ne pouvez plus revenir en arrière. » Et c’est pourquoi elle continue de se rendre dans ces endroits déchirés par l’horreur et la guerre parce qu’elle sait que cela créé un changement, une véritable prise de conscience. Tout comme pour le travail sur les droits des animaux où la demande en images s’accroît davantage chaque jour. C’est pour cela que je continue de faire ce que je fais.

 

 

J’ai fait un écart. Allez-y, défoncez moi la gueule…

Prochainement je vous parlerai plus en profondeur des difficultés du végétalisme lorsque l’on souffre de T.C.A (troubles du comportement alimentaires, dans mon cas un des symptôme du borderline), en tout cas je parlerai des miennes. J’essaierai de vous expliquer la complexité de la situation « pulsions pour du fromage VS convictions personnelles » et croyez moi c’est pas qu’une question de force mentale.

Mais auourd’hui je voudrais me concentrer sur un moment en particulier, il y a de ça environ 1 semaine, et parler des réactions qu’il y a eu autour, parce que j’ai fait un écart alimentaire sans réelle raison valable (sur le coup) et me suis payé un feuilleté épinards-chèvre au resto. J’ai mis une photo de tout le repas (le reste était 100 % vegane) sur Insta, j’ai pas menti j’ai précisé que j’ai fait un écart et la… boum
Ceux qui vivent en véganie depuis un certain temps le savent, ceux qu’on appelle entre nous à la rédac de LTTP les « végestapo » (oui, on a osé!) sont une plaie ouverte et infectée, et si t’essaies de t’y frotter tu te prend le spray qui pique hyper fort dans les yeux. On les appelle plus courement la police végane et la plupart de ces gens sont membre d’un célèbre goupe Facebook, les VVV.  Les carnistes les appellent les « véganes extrémistes » et perso je les appelle juste des cons. Quoi ? Ca va plus vite, c’est plus court, c’est tout. Et sur Twitter c’est important okay ?!

Si tu oses te tromper en lisant une étiquette (et en 2017 allez, c’est plus possible, comment peux-tu encore confondre  « 5405vfjkvd4059focX2 » qui signifie « extrait de poudre de lait de vache » avec « 5404vfjkvv4059foqX2 » qui signifie « poudre de lait de soja bio »)(cherche pas sur google, ces trucs ne veulent rien dire), si tu as le culot d’utiliser une expression spéciste, que tu as l’insolence (coeurs coeurs coeurs) de rire devant la vidéo d’un chat, que tu ne milites pas assez à leur gout, ou pas assez bien, si tu portes un t-shirt avec un cheval (oui c’est de l’exploitation d’image tu captes oui ou bien ?) et que tu passes pas au moins 6 heures par jour à signer des pétitions alors tu es un mauvais végane, qui nuit à la cause et ne sert à rien. Prend ton baluchon et retourne chez tes parents en pleurnichant, t’es rien qu’une grosse merde.

Mais consoles-toi, il y a pire : tu pourrais faire partie d’une des deux catégories que les VVV détestent le plus : les végétariens (oui même en transition)(ah quand je te dis qu’ils sont cons, tu me crois maintenant ?!), et…. ceux qui font des écarts. Même un. Même si ça va très mal et que sur l’instant c’était ça ou crever son dernier oeil à mamie et lui bruler les oreilles avec des vidéos d’AnneSoFruit. Et forcer mamie à se taper AnneSo en boucle, c’est pas très cool, donc des fois, certaines personnes font des écarts.

Et la c’est le végédrama. T’as plutôt intérêt à bien cacher tes ballonnements ou ta culpabilité sous ta salade de carottes râpées-soja parce que si tu te fais démasquer, c’est retour à l’enfance : on te déculotte, on t’engueule, on te fout au coin, on te fais payer ta connerie et surtout on n’essaie de pas comprendre ce qui t’as amené à déraper pour comprendre ton erreur et t’éviter de recommencer. Ben non ça pourrait t’aider toussa, vaux mieux pas. Bien évidemment ceux qui t’infligent cette misère se sentent forts et supérieurs, et eux ils sont si parfaits blablabla, tu les déteste même plus que ta belle-mère, tu déteste le monde, aux chiottes le véganisme c’est de la merde et t’as envie de disparaitre sous un tas de feuilles . Humides. Bref, ca va pas, et alors que t’as besoin de soutien, les gens creusent ta tombe. Et ça, c’est la pire des choses à faire.
Heureusement, de même qu’il existe l’éducation bienveillante, il existe le véganisme bienveillant. Hors, certains, trop nombreux, croient en Marine LePen ou aux martiens, a la théorie du complot mondial ou croient qu’on est allé sur la lune (ou pas) mais l’altruisme non ça, c’est de la philosophie pour les faibles,  et la tolérance pour eux, c’est comme un MacDonald : même en dernier recours on n’y fout pas les pieds (c’est bien un des seul point sur lequel je suis d’accord avec eux).

Donc, assez radoté, voila l’histoire : alors que je suis dans une situation assez inconfortable dans un resto, l’esprit très embrouillé, physiquement épuisée et mentalement à peu près dans le même état qu’un CD des 2be3 (sur une échelle de cassé à brisé en 1000 morceaux je devais me situer à peu près à inutilisable), le menu sous les yeux mon regard se pose sur ce foutu feuilleté épinards-chèvre. Et là, je sais pas ce qui s’est passé mais je me suis dit merde, au diable les animaux, c’est pas la fin du monde si je mange ce truc. Je l’ai mangé, et comble de l’histoire y’avait même pas assez de chèvre pour que ça soit vraiment bon. Et je savais que je ne recommencerais pas de sitôt. Voila. Fin de l’histoire. Bah oui c’est tout. Est-ce qu’il y a de quoi me traiter de bouffonne irrespectueuse ? D’hypocrite ? De mite nuisible à la cause ? De pute, de lavette, de grosse merde…? Je vous passe la longue liste.

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Des fois j’aimerais faire partie de ces végane que la simple odeur de fromage dégoûte, et ça suffit à régler le problème. Mais j’en suis loin. J’ai des moments où certaines choses me dégoûtent comme le saucisson, mais ça ne dure jamais très longtemps. Est-ce que c’est les TCA dûs au trouble borderline, est ce que c’est le trouble directement, est-ce que je suis comme ça naturellement, j’en sais rien, mais c’est comme ça. Malgré les images, les POA ne me dégoûtent pas. Donc face à une envie ou une pulsion, je n’ai que la force mentale et dans quelques rares situations, comme ce soir la au resto, ça ne suffit pas. L’autre soir au resto, ça ne suffisait plus.

Et donc ceci a justifié des insultes, de la moralisation, du jugement, du pointage de doigt, tout ce que vous voulez. Déjà, quand c’est pas à moi que ça arrive je gueule un coup mais là, c’était moi qu’on humiliait pour une erreur dans un contexte difficile où j’aurais plutôt eu besoin de soutien (que j’ai la chance d’avoir eu ensuite, parce que sinon va savoir quelle mouche m’aurait piquée (ALERTE POLICE VEGANE EXPRESSION SPECISTE). Donc forcement, mon clavier doit se taper un énième coup de gueule, et vous aussi. Le clavier je sais pas mais vous, avouez, vous aimez bien, c’est pour ca que vous me suivez sur Twitter, Facebook et Insta (voir les liens tout en bas de la page quoi je peux bien faire ma propre promo dans mon article oui ou bien quoi ?).

J’ai eu plein de messages de merde, mais le pire que j’ai pu lire, ce qui m’a vallu de peter un sacré câble, c’est ça.
« Connasse extrémiste » qui mange du chèvre, tu vas être très très limite niveau crédibilité par contre. Peu importe ce que j’ai vécu et ce que je vivrai à l’avenir, jamais je ne me permettrai un « écart », jamais. On parle pas d’un mec qu’a arrêté le tabac et qui se permet une latte un jour de temps en temps là, on parle d’un écart qui COUTE UNE VIE! Une vie innocente. un écart fait par une « Vegane abolitonniste »???? Putain mais il est beau l’abolitionnisme. Jai la tête en plein dedans en ce moment, dans la souffrance animale, mais directement hein, je ne pourrais t’en dire + surtout ici, mais mangeant ça tous les jours et voyant après des post insta comme le tiens ça me donne juste envie de faire sauter la planète entière en fait, me donne une grosse envie de gerber. « Un moment de faiblesse »….. PUTAIN!!! Mais si seulement tu voyais ce qu’ils vivent de tes propres putains de yeux peut-être que là tu remettrais en question ton petit « moment de faiblesse » et tes hashtags qui sont une honte en dessous d’une photo contenant des produits animaux! Genre j’assume quoi… Pfffffff à vomir. Mais ta raison ooooh grande abolitionniste que tu es, continue de faire payer aux animaux tes problèmes perso, t’as raison. Et affiche le bien sûr internet en mode « miss tolérante ». A GERBER. Quelle blague le veganisme en France putain..

Ce genre de trucs encore quand ça vient d’inconnus, tu peux t’en foutre, ils te connaissent pas et ça te passe vite au dessus de la tête, mais quand ça vient de la part de gens qui savent les nuits blanches que tu passe à taffer sur ton magazine vegane, ou sur le net à discuter avec les gens pour leur ouvrir les yeux, ce manque d’empathie ça détruit le peu de motivation que t’as encore.

« C’est pas aux animaux de payer pour tes problemes persos ». C’est vrai. Mais est ce que quelqu’un s’est demandé si dans cet instant de faiblesse, je ne payais pas moi même pour les autres..?

Apres cette pluie d’injures, au supermarché c’était l’enfer. J’avais envie d’acheter tout le rayon fromage, tout le rayon chorizo et tout le rayon saumon. Les trucs que j’adorais avant. J’avais même des bâtons de surimi en main, l’horreur. Je m sentais hyper mal, coupable, nulle, inutile, hypocrite. Mais Noita, comment tu peux aller dire à des gens d’arrêter de manger de la viande et du fromage si toi une fois tous les 3 ans tu craque, tu vaux pas plus qu’un sac de nouilles chinoises, arrêtes tout ça. J’entendais les injures des gens et j’y croyais presque, je me sentais tellement mal que j’avais envie de tout laisser tomber, ne penser plus qu’à moi. Apres tout pourquoi se battre, se priver, ça ne sert a rien : le combat avance trop peu vite, l’humanité crèvera avant d’avoir libéré les animaux, pis tu te fais insulter par tout le monde.

Et c’est surement à peu près comme ça qu’on se sent tous quand d’une part on fait quelque chose qu’on regrette et qu’en plus on se fait accabler de partout. Est-ce qu’on mérite ça ? Est-ce qu’accabler les gens, ça les aide à ne plu recommencer ou est-ce qu’au contraire ca les pousse à recommencer, les affaibli encore plus, les mène a encore plus d’écarts  ? Si un écart, effectivement, c’est mal, ce n’est pas non plus la fin du monde.

J’ai mis tous ces trucs cités avant dans mon panier et je ne sais par quel miracle, avant d’aller à la caisse j’ai tout reposé, d’un coup j’ai repensé à un truc que j’ai entendu. Le must de l’histoire, c’est que c’est la même personne qui m’a foutu à terre avec son discours puant, qui m’a fait remettre ces saloperies en rayon parce que ce sont ses mots qui sont arrivés jusqu’à mon cerveau cramé. Sur le coup, je l’ai détesté encore plus.

Il y a quelque part une limite entre laisser passer sans rien dire des écarts qui auraient pu ne pas avoir lieu, et accabler violemment des gens qui n’en font quasi jamais. Il y a une différence entre quelqu’un qui se sert de la tolérance comme une excuse pour sauter sur du reblochon dès l’automne installé (alors qu’il est meilleur en été, mais bon, question de gout…) et quelqu’un qui s’en sert pour apaiser les gens qui se sentent mal parce qu’ils regrettent amèrement leur action. Et puis , ce n’est pas pas parce que vous l’acceptez de moi, ou de quelqu’un d’autre,  que vous allez craquer aussi. Ce n’est pas parce que soutenez quelqu’un qui a fait un écart ou qui est encore végétarien que vous êtes faible.

Si je ne m’étais pas autant faite accabler, au supermarché j’aurais fait de gros fuck au saumon au lieu de le foutre dans mon panier. Je me serais sentie forte, soutenue. Si on m’avait rappelé pourquoi je fais tout ça, j’aurais même pas capté le fromage. Moi, j’ai pu le poser mais combien n’ont pas ou plus assez de force mentale et craquent encore, et encore et encore ? Et vous osez les blâmer, alors que c’est un peu de votre faute, ces autres écarts.

A un moment il faut arrêter de ne voir que les animaux et penser aussi à la complexité humaine. Se rappeler qu’on n’st pas des machines et que de toute façon même les machines se plantent.  Depuis le resto, j’ai repensé à ce qui s’est passé, pourquoi j’ai fait ça, mais j’aurais pu le faire beaucoup plus vite et sans verser des litres de larmes. On est déjà si peu, alors pourquoi se tirer dans les pattes à la moindre occasion… ?

Voila. Alors je ne vous cache pas qu’à cause de ma situation personnelle actuelle qui est catastrophique, j’ai pas encore retrouvé le sourire, ni beaucoup de motivation, mais je les ai toujours au bout des lèvres, et quoi qu’il m’arrive, j’espère que je garderais toujours ces mots à la bouche : empathie, altruisme, tolérance.

Des Kiss et du love,

Noita.

 

 

Noita, 30 ans, végane, borderline et fumeuse de weed.

Tant qu’à devoir redémarrer le blog à zéro, autant le faire bien et le faire franchement.
J’en ai un peu marre d’être sans cesse coincée dans moi meme, comme si mon corps était trop serré pour supporter mon âme trop large, et d’avoir constement le cul entre deux chaises c’est fatiguant. Aujourd’hui j’ai 30 piges, il est 9h15 du matin et je suis assise sans un des canapés de la bibliothèque de médecine de l’université de Munich, déjà une bonne dose de weed dans le sang. Je vais vous expliquer pourquoi tout de suite.

BORDERLINE

La vie n’est simple pour personne et en ce qui me concerne, les emmerdes ont commencé bébé. Certaines études récentes disent que l’on nait avec les traumatismes de nos parents, qui sont « mémorisés » ou « gravés » dans l’ADN. Entre les guerres mondiales et autres que ce sont tapés mes ancêtres et l’histoire de ma famille dont la majorité des membres sont dépressifs, bipolaires, alcooliques, pervers narcissiques ou juste cons, je suis quasi sure d’être née avec un joli pet au casque et la suite n’a pas du arranger les choses. D’après un psy qui m’a aidée il y a deux ans, je suis borderline depuis l’âge de 4 ans et émotionnellement coincée à cet âge là. J’ai subi ce truc sans savoir ce que c’était pendant 28 putain d’années. Je sentais bien qu’un truc allait pas avec moi, que j’étais parfois « bizarre ». J’ai jamais vraiment agis ou pensé comme les autres, ou alors je sentais que ça me plaisait pas. Ce trouble mental m’empêche d’avoir une vie sociale normale, de garder un boulot (sauf si c’est moi la patronne), a foutu un peu la merde a tous les plans de ma vie, mais je suis pas loin de le foutre KO. A 10 ans je me disais qu’à 20 ans ça ira mieux, à 20 ans je me disais qu’à 30 ans ça ira mieux et maintenant, à 30 ans, je me suis que c’est à moi, et pas au temps,  de faire en sorte que ça aille mieux. J’ai compris ça il y a un an. Je n’ai pas trouvé de solutions à tout mais grosso modo, il y a du mieux, et même si les prochains mois vont être encore compliqués,les choses vont aller en s’arrangeant. Et au pire, il paraît que vers 40 ans, les symptômes se dissipent.
Un dernier mot sur le trouble de la personnalité limite : ceux qui me suivent depuis un bout de temps ont peut être remarqué des humeurs changeantes. Quelques semaines je vais être calme, joyeuse. Sur Twitter j’encourage les végétariens et milite activement pour le véganisme, j’essaie de raisonner les plus violents véganes en leur expliquant que ça sert à rien. Puis pendant les semaines semaines suivantes, je suis moi même violente dans mes propos, je vais aller chercher le clash chez les carnistes ou les chasseurs. Et parfois je disparais pendant quelques jours. C’est normal. Ca fait maintenant 6 mois que « je me cherche », que je lis plein de choses pour savoir « quel type de végane je suis », et puis, fatiguée d’essayer de me fixer sur un seul « comportement type », j’ai décidé d’accepter les 2 cotés. Tans pis si pour certains du coup, l’image me concernant est un peu trouble. Les « elle sait pas ce qu’elle veut celle là », j’en ai entendu 10 mille, et j’en entendrais encore longtemps. Mais fuck.
VEGANE
On va la faire short parce qu’il n’y a pas grand chose à dire. 2 ans végétarienne, et maintenant végane depuis un an, à la tête d’une équipe de 25 personnes qui se démènent pour sortir Le Tofu Te Parle tous les 3 mois. J’ai découvert et découvre encore chaque jour des pratiques barbares, des traditions ancestrales qui n’ont plus aucun sens ou des violences gratuites, mais la véganie se serre les coudes et j’ai découvert un univers qui, s’il en prend un peu plein la gueule à cause de son image, elle même ruée de coup à cause d’une communication catastrophique, est tout de même chaque jour de plus en plus fort et surtout, est humain. Enfin quand les VVV viennent pas nous casser les couilles.
FUMEUSE DE WEED
L’herbe, et les plantes en général, ce n’est pas du tout ce que vous croyez, mais on en reparlera plus tard. Je voulais juste vous dire que j’ai décidé que cette année, j’allais un peu plus oser vous parler de cannabis, sujet sur lequel en France, y’a (comme pour le véganisme en fait), 20 ans de retard. Ce n’est pas une drogue et je sais que vous allez me dire que vous avez vu ou connaissez quelqu’un qui a vu les ravages de cette plante sur 50 ans. Je vous crois. Mais je vous expliquerais en quoi c’est la faute à la psychologie, pas à l’herbe. Et je vous parlerais un peu plus souvent de plantes et huiles essentielles. Parce que la quand même on est en 2017,  faudrait arrêter d’associer les principes actifs des plantes a de la sorcellerie et se repencher un peu sur ses cours de chimie. C’est pas compliqué de comprendre qu’on nous ment sur tout, de comment on fait du lait aux femmes qui ne peuvent pas allaiter, de l’importance de la libre pensée à la fabrication de l’huile de palme ou d’un meuble Ikea, de maladies qui n’existent pas à celles qu’on nous cache, et surtout sur ce qui pourrait soigner/rendre notre vie meilleure.
Si la weed était dangereuse et que ca pouvait creuser encore un peu plus le trou de la sécu, croyez moi, elle serait aussi légale que cette saloperie de tabac.
TCHAO LES ETIQUETTES (à part sur ma boite aux lettre pour pas recevoir les pubs, j’en veut pas)(rassurez-vous je prend les stickers, quand même, je suis pas une extrémiste hein), je suis pas tout à fait comme tout le monde à cause de ce trouble mental et de part les choix que j’ai fait. Et tant mieux. Si on me proposait une vie plus calme et pleine de l’amour dont j’ai manqué mais que le prix à payer serait de ne plus être moi, je refuserais.
Et donc, me voila ce mercredi matin dans le canapé de la bibli, après 2 mois catastrophiques à tous les niveau,fatiguée physiquement et mentalement, une migraine qui dure depuis hier soir. Mais il faut que je me reprenne en main avant de sombrer totalement. J’ai fumé un peu d’herbe, j’ai allumé l’ordi, et avant de taffer j’écris ce billet.
Voila. Merci d’avoir prit le temps de lire. Merci à tous ceux qui ont été la pendant ces quelques semaines pénibles et/ou qui m’ont laissé des messages de soutiens ou qui le feront  encore plus tard. Vous êtes des amours.
Je vous retrouve plus tard dans la semaine avec le 1er vrai article du blog. Ca parlera de tolérance. Un peu comme faisait Noita avant. J’ai beaucoup changé en deux mois mais ça, ca ne changera pas. La tolérance est vue comme une faiblesse, moi je dis que c’est un peu l’ingrédient magique qu’il manque à notre vie pour qu’elle soit plus belle, et plus légère. J’ai pas l’habitude de m’attaquer à des gens mais les VVV et la police végane vont morfler sévère.
Des kiss et du love,
Noita

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Oui, j’impose le véganisme à mes enfants.

(Voici l’article phare de mon précédent blog. Merci encore pour vos 20.000+ lectures !)

Quand on devient végane, on a le droit à toutes sortes de remarques. Il y a aussi les jugements hâtifs, ceux faisant le plus mal étant ceux qui insinuent que nous n’avons pas été fichus de nous renseigner, comme si nous étions les derniers des cons, qu’on a pris cette décision en voyant une pub dans les prospectus entre ceux de Lidl et de la Scientologie. Mais ça n’est pas le pire. Non, ce qui nous fout le plus des poignards au coeur c’est quand on nous accuse d’être de mauvais parents.

« Mais tu ne peux pas lui imposer ça. C’est dangereux et de toute façon tu n’as pas à faire des choix à sa place » 

– Imposer

– Mettre en danger

– Choisir à sa place

2 reproches en une seule phrase (avec un doublon pour bien en rajouter), qui dit mieux ? Même ma belle-mère n’a pas ce level.

Parlons-en de la question du choix :

A moins d’avoir mal compris, en tant que mère, mon rôle est justement de faire des choix pour mon enfant, non ? Ou est-ce que je suis censé le mettre face au sein remplit du lait maternel de sa mère et un biberon de lait maternel de vache et attendre qu’il me pointe son choix du doigt ? Vous, vous le laissez choisir à quelle heure il doit aller au bain, s’il veut aller à la maternelle ou non, et il a son mot à dire au moment de la vaccination ? Quand il sera plus âgé, s’il décide de rejoindre Daesh, vous le laisserez faire sans vous battre parce que vous n’avez pas à faire de choix pour lui et qu’il est majeur ? Et surtout, est-ce que vous, parents qui consommez des P.O.A. (produits d’origine animale), vous laissez le choix à vos enfants ? Vous leur avez expliqué comment on fait de la viande, d’où ça vient, les risques pour la santé et tout le tralala, puis vous les avez fait réfléchir avant de vous soumettre à leur décision ?

Nous sommes des parents. Notre job est de prendre des décisions pour nos enfants. Nous prenons ces décisions selon nos âmes et consciences, selon ce que nous estimons être le mieux pour eux. Véganes ou non, nous imposons tous nos choix à nos enfants. TOUS.

TOUT LE MONDE A FAIT DES CHOIX POUR MOI, et ça n’est pas normal.

Petite, je n’ai jamais eu mon mot à dire sur rien. Si le lapin me dégoûtait, il fallait le manger quand même. Tant pis si ça me foutait des nausées. Avec le temps, je me suis habituée et j’ai oublié cette sensation désagréable de culpabilité, l’impression de manger quelqu’un. Les discours des grand-mères « c’est qu’un animal » m’est rentré dans le crâne. Plus tard on a eu un lapin nain chez une de mes grand-mères, en cage. Quand je lui ai demandé si on allait le manger, elle m’a regardé de travers : « pas lui voyons ». Je ne comprenais pas la différence avec les autres lapins. L’un est mangeable, l’autre non ? Un jour je l’ai vu déplumer un pigeon. J’ai été punie pour lui avoir dit de laisser cet oiseau tranquille. Évidemment je n’avais le choix de rien, puisque « je n’étais qu’une enfant ». Ado, à moins de pleurs et de disputes interminables, j’ai rarement eu mon mot à dire sur mes envies ou mon avenir. Et une fois maman, ce n’était pas mieux

– À l’hôpital, j’avais dit pas de tétine, pas de biberon et surtout pas de lait de vache. Pas 24h avant sa naissance, mon fils a eu les deux, et ce contre mes consignes claires et strictes. L’équipe avait décidé à ma place que la tétine est indispensable à mon fils et que les bibis de lait de vache c’est mieux que mon lait maternel, donc quand il est parti faire des examens avec les médecins, ils lui ont donné. J’ai lutté 3 mois pour essayer de sauver mon allaitement mais rien à faire : trop fainéant, confondant tétine et sein, il ne tétait pas assez et pas assez bien. Autre chose, on m’a aussi injecté un vaccin sans me demander mon avis. Alors que j’étais à moitié endormie, l’infirmière est arrivée avec la seringue et m’a piquée sans que j’ai eu le temps de réagir. C’est une violation de mes droits.

Cas à part ? Non, en France c’est malheureusement le quotidien. Vous trouvez ça normal, parce que les médecins « savent mieux » ? Pas moi. Ils ont décidé pour moi, et en aucun cas ça n’est normal. Ils auraient dû m’en parler. Médecins ou bon Dieu, celle qui choisi pour moi, ça doit être moi et uniquement moi.

– Une fois né, deux grand-mères se sont senties le droit légitime de me prendre mon fils quand elles le souhaitaient. « Quand il aura quelques mois tu vas partir à l’étranger avec lui, alors on veut en profiter ». L’une des deux a carrément pris mon fils de mes bras alors qu’il dormait parce que « il ne doit pas dormir quand mémé Monique est là ». Premier enfant, logée gratuitement, sentiment de culpabilité, je n’ai pas osé broncher. Je me disais qu’elles savaient peut-être mieux que moi après tout… Les gens ont le don de vous manipuler et de vous faire croire, sur le coup en tout cas, que vous êtes d’accord et si vous ne l’êtes pas, jouent avec vos sentiments. Normal ? Non ! 100 fois non ! C’est comme ça dans toutes les familles ? Ok, mais moi j’ai décidé de briser ce tabou, et ça ne sera pas comme ça chez moi.

Ce ne sont que deux exemples, ceux qui m’ont le plus marqués, mais je pourrais en faire un liste énorme. À quel moment les gens ont-ils respecté mes choix ? Quasi aucun. Normal ? Non.

QUID DE VOS PROPRES CHOIX ?

Et vous, qu’importe la décision à prendre, entre la pression/les moqueries/le manque de soutien des parents, des employeurs, le manque de confiance, les « j’ai pas le choix »  imposés par le système et la manière de vivre d’aujourd’hui etc., combien de fois d’autres ont choisi pour vous, allant clairement contre vos envies, vos valeurs, vos décisions ? Combien de fois avez-vous pensé que c’était votre choix alors que pas du tout, que vous avez été manipulé ? Combien de fois avez-vous changé d’avis parce que vous avez vu 50 fois la pub ou que votre cousine vous a saoulé ?

Ces choix que nous prenons pour nos enfants sont-ils réellement NOS choix ? Quid de la tradition ou de l’avis de notre entourage, ne pèse-t-il pas parfois tellement lourd qu’on va contre sa propre volonté ? (Ex  : votre mère : Moi j’ai fait comme ça et c’était très bien, comment oses-tu remettre en cause l’éducation que je t’ai donné, tu me blesses)

Quant à la viande, avez-vous eu toutes les informations et un temps de réflexion pour faire un choix ?

Là où les uns cachent (inneficacement), j’ai choisi d’expliquer. 

Il ne faut pas prendre les enfants pour des imbéciles. Ils ont du coeur. Ce n’est pas que les adultes n’en ont pas, c’est qu’on leur a appris à ne pas l’écouter. Les enfants comprennent, et surtout nous font confiance. Si on fait un choix pour eux, même s’ils ne comprennent pas sur l’instant, ils comprennent plus tard. Véganisme, déménagements nombreux, vie sans père/mère etc., c’est le même combat.

Tous les enfants passent par la case « je ne veux pas manger le lapin ».

À ce moment-là vous avez le choix entre les forcer à faire ce qu’ils ne veulent pas ou leur proposer une autre alternative. Cette alternative leur évitera de se confronter si jeune à la dissonance cognitive. Elle signifie aussi, si vos enfants ne sont pas véganes depuis toujours, devoir leur expliquer pourquoi ils n’ont pas/plus le droit à la viande. Parlez-leur de santé et d’environnement s’ils sont encore trop petits pour savoir ce qui se passe derrière un abattoir. Chaque chose en son temps, il n’est nul besoin de traumatiser nos enfants, ils le seront bien assez tôt.

Cette même alternative ne signifie pas devoir les affamer. Mon fils raffolait des poissons pannés/nuggets, aujourd’hui il dévore des poissons pannés/nuggets véganes, très faciles à faire à la maison ou qu’on trouve en magasin. Chez nous, il y a du gâteau et des glaces, comme dans toutes les familles. Mes gosses ne sont pas malheureux et ils ont autant d’énergie que ceux qui carburent au sucre et aux protéines animales.

Mon fils de 5 ans pose des questions, j’y répond, et il comprend pourquoi nous ne mangeons pas de P.O.A. Il a plutot du mal à comprendre pourquoi certaines personnes sont aussi « méchantes », comme il dit. Ma fille de 2 ans est végane depuis la naissance, elle se porte super bien !

Les moqueries à l’école ? Si ça n’est pas le véganisme, les  gosses trouveront autre chose. Quand on veut emmerder quelqu’un dont la tête ne nous revient pas, on trouve toujours quelque chose.

Sans les zoos, les aquariums, les cirques… enfance malheureuse? 

Bouh, mauvaise mère, ce n’est pas une enfance si on n’a pas vu un lion. Premièrement, ce que vous montrez à vos enfants ne reflète pas ce que sont les animaux dans leur milieu naturel. Deuxièmement, est-ce que vous voulez vraiment qu’ils voient des animaux malheureux, parfois humiliés, faire des numéros contre-nature et troisièmement, est ce que la vie d’un animal est moins importante que les étoiles dans les yeux de vos enfants, alors qu’en plus ce n’est que mensonge ? Il y a tellement d’autres moyens de les faire rêver !

Pour amuser vos enfants, il y a la piscine, les clubs de sport, les jeux de société, le cinéma ou que sais-je. Ils ne seront pas traumatisés s’ils ne vont jamais au zoo. Au contraire, ne pas voir ces injustices ne leur fera que du bien.

VIANDE OU PAS VIANDE ? Ça n’est de toute façon pas une question de choix personnel. 

Nous sommes en 2016. Croire encore que les P.OA. sont bons pour la santé c’est comme croire au père Noel à 30 ans : c’est se voiler la face sur la réalité. Oui c’est vrai, ça fait chier, on aime la viande, et on ne veut pas perdre du temps à changer les habitudes. Oui, on nous a manipulé et menti toute notre vie, on se sent con, on est en colère, c’est normal. Mais cette colère est-elle à tourner vers les véganes qui essayent de vous faire comprendre qu’une vie plus saine existe (et combien sont ceux qui tiennent des blogs pour vous aider !), ou plutôt vers le système qui se paye votre tronche ??? Voulez-vous à votre tour vraiment imposer ça à vos enfants ?

Qui dit encore que les P.O.A. sont bons ? Lobbyistes, industries, pharma, publicités mensongères, bref ceux qui veulent vendre leur viande qui vous rend malade puis les médocs pour vous soigner. Votre plus grande référence en nutrition a le cul entre deux chaises : la vérité, qu’il connait puisqu’il lui est arrivé de dire du bien du véganisme, et cette grande marque de produits laitiers qui lui file des chèques. Super ! Jean Mich, t’as 10 trains de retard en nutrition.

On ne peut plus non plus croire encore qu’un animal n’a pas de conscience et ne ressent pas la douleur, ou qu’il a été mis là par Dieu pour que nous le traitions comme de la merde afin de le manger. On ne peut plus croire qu’il faut continuer à cause de la tradition. Nous ne vivrions pas dans un monde aussi moderne si les traditions n’avaient jamais changées.

Conclusion

Donc, oui j’impose le véganisme à mes enfants, ils sont heureux quand même. C’est mon rôle de leur offrir ce que j’estime être le mieux pour eux. Mon rôle est de les protéger. Je préfère quelques moqueries à l’école que de les goinfrer de pesticides, O.G.M., excréments et médocs. Pour ma part je pense que c’est ce qu’il y a de mieux pour eux, comme vous faites ce que vous pensez être le mieux pour les vôtres. Il n’y a aucune différence.