Véganisme : pourquoi et comment j’ai changé de stratégie de communication.

Dans cet article, je vais vous parler un petit peu de mon parcours de végane et de mon changement de stratégie de communication. Ceux qui m’ont connue avec mon premier blog savent que je suis passée par une période très sombre où, sur mes comptes Twitter et Facebook, les vidéos choc et gores défilaient les unes après les autres, et où j’aboyais sur tous les carnistes ainsi que sur les véganes qui ne partageaient pas mon point de vue. 

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J’ai commencé à militer sur les réseaux sociaux il y a de cela à peu près 18 mois, quelques semaines après avoir passé la porte du véganisme, lui-même précédé de 18 mois de végétarisme, de recherches bien plus portées sur la santé et l’environnement que sur l’injustice de l’exploitation animale. J’étais devenue végétarienne pour des questions de budget -pensant remanger de la viande une fois que j’aurais les moyens de m’en payer de la bio et locale- puis végétalienne principalement pour maggle : éviter de me chopper un cancer. Ce qui m’a fait passer la porte du véganisme, c’est ma première vidéo de L214. J’étais abasourdie par ce que je voyais. Je me disais que ça n’était pas possible, que c’était extrait d’un film. Je suis allée googler qui était L214, et j’ai pris une sacrée claque. Pendant plusieurs jours, je leur en ai voulu de m’avoir montré ça. J’étais mal et pour moi, c’était de leur faute. Puis je m’en suis voulu d’avoir participé à ce système, j’ai compris qu’ils ne faisaient que me donner une information que je n’avais pas, et que le seul moyen de ne plus me sentir mal était de ne plus y contribuer. Donc j’ai dit à mon ex-mari : « Je deviens végane » (et il m’a répondu : « moi aussi »).

Ça n’a pas été si compliqué. Cela faisait 3 ans que je ne mangeais plus de viande, très peu de poisson et 18 mois pendant lesquels j’avais considérablement réduit les oeufs (que j’achetais bio et plein air), je ne buvais plus de lait, ne mangeais plus de yaourts/crème que j’avais déjà remplacés par le soja/riz/avoine/noisette. J’avais juste un peu de mal à décrocher avec le fromage, coucou la casomorphine et les troubles du comportement alimentaires (les fameux TCA). Et donc, ayant un seul ami végane sur Facebook, j’ai débarqué sur Twitter.

Au début, c’était un mélange de soulagement et de joie. Je ne participais plus à ce système. Je découvrais de supers alternatives, de nouveaux aliments, je voyais que beaucoup de gens et associations se bougeaient pour faire changer les choses. Je suis passée de l’étoile (oui, à ce moment- la, c’était encore cette magnifique petite étoile et pas le coeur #Nostalgie #EtoileReviens) au retweet. Puis quand j’ai vu qu’on « étoilait » mes RT, je me suis mise à faire mes propres tweets. J’étais entrée, par ego et plaisir, dans la grande, belle et juste maison du militantisme. Et puis…

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Et puis un jour, un vent de folie me prend. Dans la barre de recherche, je tape « manger de la viande ». Je répond aux gens qui postent des photos de leurs MacDo et plateaux de fromage. Ils ne m’écoutent pas. Ils ne veulent pas devenir véganes. Je ne comprend pas. Pourquoi ne voient-ils pas l’injustice ? Et ceux qui la voient, pourquoi refusent-ils de changer ? Je découvre le cri de la carotte, le point Godwin, j’entend des excuses plus absurdes les une que les autres. Des excuses qui ne m’étaient pas venues à l’idée une seule seconde. Impossible de rester calme. 

Toutes les discussions partent en live. Toutes. Mais mon nombre de followers grandit, j’atteins presque les 1000, je ne vois pas de raison de remettre en question ma facon de communiquer. Tout ce que je vois, c’est qu’on me suit de plus en plus, que ce que je tweete plaît… ou pas.

Brigitte Gothière et Sébastien Arsac ont donc été les deux premières « personnalités » véganes que j’ai découvertes. Le troisième était Jihem Doe.  Jihem avait RT « Earthling 2 » de Res Turner, voilà comment j’ai découvert le gus. Je partageais sa colère, je me retrouvais dans chaque mot qu’il écrivait, même les plus durs, les plus offensants. 

Puis j’ai vu que non seulement mon nombre de followers n’augmentait plus… mais qu’il  diminuait. 

Quand on a de l’égo, et j’en avais un gros à ce moment-là, on peut soit s’offusquer soit se remettre en question, et en discutant sur Facebook avec une végépote, j’ai compris que certains (beaucoup) n’appréciaient pas ma violence verbale et mon agressivité. 

Mais il m’a fallu beaucoup de temps et pas mal de rechutes avant une véritable remise en question. Il y a bientôt un an, c’était au moment où j’allais à la rencontre IRL de Res Turner en concert, je tombe sur un article de Tobias Leenaert : VEGAN STRATEGIST / POURQUOI CHANGER NOS MODES DE PENSÉE EST SI COMPLIQUÉ. Et je comprends pourquoi je n’arrive à convaincre personne et perds des followers en masse. 

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J’ai passé quelques mois dans la confusion la plus totale, passant du coq à l’âne, testant la bienveillance et la patience puis revenant à la violence. Il y avait une chose que je n’avais pas encore comprise : on ne peut pas changer tout le monde. Certaines personnes ne veulent tout simplement pas. C’est un fait, c’est dur, c’est rageant mais c’est comme ca. Accepter ça, c’est faire le premier pas vers un autre mode de communication. On arrive bien plus à garder son calme quand on sait d’avance qu’il y a, aussi malheureux que ça soit, peu de chances qu’il y ait un résultat dans le bon sens. 

La deuxième chose, c’est se pardonner. Parce que si on ne le fait pas, on déverse sa colère sur les autres. Honnêtement, êtes-vous vous même plus apte à écouter quelqu’un de calme et en paix avec lui-même, ou une personne en colère, parfois au bord de crier/de vous insulter et qui fait ressortir de vous des sentiments de honte ou de culpabilité ?

En fait, il n’y a rien à se faire pardonner. On ne savait pas. Et qu’importe le temps qu’on a mis à devenir végane, on l’a fait. On ne peut pas changer le passé. Et pourtant on se sent tous coupables, tous en colère contre soi-même. Ce qu’il faut faire, c’est accepter le passé, accepter qu’on ait été manipulé, qu’on ait cru à ces mensonges. Oui, je sais, c’est difficile. Ça veut dire accepter qu’on ait été un gentil petit mouton comme les autres. Ça pique, hein ? Allez, une petite barre Vego et ça ira mieux. 😉 Et surtout, il ne faut pas oublier qu’on l’a été. Il FAUT s’en souvenir, se rappeler son égoïsme, son insensibilité, son spécisme. C’est important pour communiquer dans le calme et la bienveillance. Parce que si l’on oublie, on risque très vite de se sentir « meilleur » que les carnistes, de les prendre de haut en leur parlant. Et donc, ils ne nous écouteront pas. 

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En lisant « 3 amis en quête de sagesse » (rien à voir avec le véganisme en soi mais très intéressant) (oui parce qu’il n’y a pas que les livres sur les animaux et le véganisme dans la vie :P), j’ai vu que des discussions pouvaient avoir lieu dans la bienveillance. Ce livre m’avait beaucoup fait réfléchir et avait fait résonner des questions fondamentales pour moi. Est-ce qu’un carniste vaut moins que moi ? Est-ce que les autres vont m’écouter si je les agresse ? Pourquoi les gens ne veulent-ils pas changer ? Et je me suis rappelé l’article de Tobias et les 3 points fondamentaux : 

  • Changer d’avis concernant quelque chose est difficile,
  • Nous n’aimons pas quand quelqu’un d’autre nous fait changer d’avis,
  • Nous n’aimons pas admettre que nous avons changé d’avis, et surtout pas que c’est quelqu’un d’autre qui nous a fait changer d’avis.

Mais alors, que faire ? La cause animale est importante pour moi, comment faire réfléchir les gens ? Comment les amener à prendre la bonne décision ? Il y a quelques semaines, je discutais avec mon végépote Vgarou, qui me disait que je faisais deux erreurs : répondre à un argument par un autre plutôt que de démontrer que l’argument ne tient pas la route, et prendre les gens par les sentiments. 

Je pense qu’il a raison et que stratégiquement, il faut éviter de faire ça. L’interlocuteur se sent mal et vous rejette la faute. Vous devenez son ennemi et il ne veut plus vous écouter. Vous lui donnez le sentiment que c’est contre lui-même qu’il va devoir se battre, que c’est lui le mauvais dans l’histoire, alors que vous savez aussi bien que moi que le carniste n’est tout simplement pas informé, il est la victime. Donnez-lui plutôt des faits, des informations. Ça peut être par votre intermédiaire ou des livres, des films, des articles scientifiques. L’ennemi sera alors l’injustice et là, il y a quelque chose qu’il aura envie de combattre. Il aura pris une décision en fonction de ces informations, ça aura été un choix qui vient de lui. Cette stratégie s’est montrée tres efficace à de nombreuses reprises. 

J’aime beaucoup ce qu’a dit Guillaume Corpard dans une vidéo de IamVeganTV :  «Les véganes n’ont pas l’exclusivité de la bienveillance. ll y a des gens qui mangent de la viande et sont plein d’amour pour les autres. Ce qui m’intéresse en conférence, c’est de donner des faits. Quand on estime que l’autre est largement aussi capable d’exprimer ce qu’il y a dans son coeur que soi, ça se passe en général tres bien » 

Ou Mathieu Ricard : « Le sourire, c’est la porte du cœur qui s’ouvre à l’autre. »,  et « Évitez de même tout acte nuisible, même le plus insignifiant. Telle l’étincelle minuscule qui, en présence de vent, peut consumer en un instant un énorme tas d’herbes sèches, un simple accès de violente colère peut détruire une montagne de mérites. Rejetez comme du poison toute conduite néfaste en comprenant qu’elle est cause de toutes nos souffrances, et transformez également les actes neutres en actes positifs. »

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Revenons quelques secondes sur la colère. J’avais peur de la lâcher. Je croyais que ma colère était mon moteur pour le militantisme, mais j’avais tort. Le moteur, c’est l’injustice que subissent les animaux. J’ai écrit sur Facebook il y a quelques jours : « Vous débarrasser de votre colère ne vous fera pas perdre votre niaque. Vous ne vous lèverez pas en vous disant oh, je n’ai plus envie d’être activiste. Non, vous vous lèverez serein et en paix. Quel plus beau cadeau pouvez-vous faire aux animaux que de les défendre sans violence d’aucune sorte ? » 

Et vous savez, quand on commence à avoir de meilleurs résultats, eh bien… on a encore plus la niaque, au final. 🙂 »

Alors, je ne suis pas en train de dire que si on devient végane en voyant des vidéos choquantes, on va sombrer du coté obscur et se changer en Gremlin. Bien sûr que non. Ça serait comme dire que les jeux vidéos rendent violents, c’est absurde. Mais derrière ces vidéos plus qu’importantes pour dévoiler la vérité, il faut que chacun puisse trouver un moyen de ne pas/plus être en colère contre soi-même et contre les autres. Il faut prendre son mal en patience, se rappeler qui on a été, garder en tête que nous n’apprécierions pas nous même d’être/de se sentir agressé d’une manière ou d’une autre. Et surtout, surtout : que la bienveillance doublée d’informations, ça paye !

Nombre d’entre vous qui ont fait le même chemin que moi (ou pas, si vous avez été de suite dans la bienveillance, bravo!) n’aiment pas les véganes agressifs. Je ne pense pas qu’il faille les combattre ou leur faire la morale, il faut plutôt essayer de comprendre leurs sentiments et les aider à aller vers quelque chose de plus positif. 

Pour finir, combien sommes-nous à essayer de les calmer ? Autant les faire entrer en véganie avec la bienveillance, sans qu’ils se sentent coupables ou en colère, avec en main de bons outils de communication. Je dis souvent à mes enfants que s’ils ne veulent pas ranger leur chambre… il ne faut pas y mettre du bazar. 😉 

Des kiss et du love sur vous, 

Noita

P.S. : Merci aux petites mains dans l’ombre pour la correction @Bwitch ❤ 

 

 

 

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Végane mais pas gaga des animaux. Oups ?

« -Mais comment ça tu n’aime pas les animaux ?
– Ce n’est pas que je ne les aime pas, disons que je n’en suis pas gaga. Certains, je les trouve moches, ou ils me font peur. 
-Mais pourquoi t’es végane alors ?
-Parce que ce sont des êtres vivants sentients, et que je respecte leur droit et leur envie de vivre.
-Ah, ok… »
(Rictus et tête dubitative)

Je suis végane. Abolitionniste. Engagée. Militante. J’ai un blog et je suis carrément rédac en chef d’un magazine sur le sujet. Et pourtant… pas une très grosse amoureuse de tous les animaux, de pas beaucoup en fait, et parfois je suis même encore très spéciste (mais je me soigne). Les heures de câlin avec le chaton et les reportages animaliers en boucle, trop peu pour moi. Un bien long sujet dont j’avais envie de vous parler depuis un certains temps mais j’ai essayé de ne pas faire trop long tout de même.

Je vais peut-être en choquer quelques-uns (pour changer !) mais les animaux, c’est comme les enfants : j’adore les miens, un peu moins ceux des autres, et dans la mesure du possible je m’en tiens loin. Pour plusieurs raisons. 

-1 Où est ma place auprès des animaux libres ? 

Le véganisme, pour moi, ne s’arrête pas à la seule lutte contre l’exploitation animale. Etre végane c’est aussi protéger les animaux, par exemple en le sortant d’un refuge si j’en ai la possibilité, en ne nuisant pas à leur environnement, appeler une asso si je trouve un oiseau blessé…  Mais devant la simple nature, un animal libre, que suis-je sensé faire concrètement ? J’ai envie de répondre : rien, ou dans certaines limites. 

Devant un animal sauvage en pleine savane, ou un cygne/un écureuil près de chez moi, c’est simple : ma place est loin, cachée, discrète. Je n’interviens pas. J’irais bien leur faire une petite caresse, leur donner un petit truc à manger, les prendre en photo, mais ça ne les intéresse pas, ils n’en ont pas besoin, et je pourrais les perturber. A contrario si une oie s’approche de moi au parc et montre de l’intérêt pour ma salade de maïs, je veux bien partager. C’est elle qui est venu à moi, avec un désir en particulier : manger.  Je ne m’approche pas non plus des chiens et chats délaissés, qui ont souvent peur et que je vais traumatiser encore plus. Mais s’ils s’approchent, ils ont droit à quelques caresses. S’ils sont blessés, j’appelle le refuge dont j’ai le numéro de téléphone depuis longtemps enregistré dans mon répertoire, avec aussi celui de l’asso qui s’occupe des oiseaux blessés. 

Petite histoire arrivée il y a de cela peut-être un mois. J’étais installée sous un arbre dans mon jardin-cour quand ma fille se met à hurler et court vers moi en pleurant. Après un câlin je vérifie si elle est blessée mais je ne comprends pas, elle a l’air d’aller bien. Elle me montre alors un tout petit oiseau par terre, qui était tombé juste devant elle, lui faisant peur. Il ne bougeait pas, était allongé là, comme mort en plein soleil sous le béton. Mon fils rapplique aussi et je leur dis de ne surtout pas le toucher pour l’instant. Je ne savais pas trop quoi faire et mon premier réflexe c’était d’aller chercher du pain et de l’eau, mais je commence par m’abstenir. Je ne suis pas gaga des animaux mais devant un petit qui n’a pas l’air d’aller bien, je n’ai qu’un envie : lui faire plein de bisous et de câlins, le serrer dans mes bras pour qu’il se sente en sécurité. Mais je ne le touche pas, du peu que je sais ça n’est pas la marche à suivre. J’appelle mon voisin qui me dit que les vieux oiseaux se suicident en se jetant par terre et que je n’ai qu’à le mettre dans la poubelle. Sauf que cet oiseau n’a pas l’air vieux, et qu’en regardant de plus près, il respire encore. Je l’envoie sur les roses non sans manquer de lui dire qu’on ne jette pas un animal dans une poubelle comme un bout de plastique. Je prends l’oiseau et on l’emmène sous l’arbre, à l’ombre. J’appelle cette asso qui s’occupe des oiseaux : occupée. Je demande de l’aide sur le net en attendant qu’on me rappelle. Ne pas donner à manger ni à boire, le toucher le moins possible, le laisser au calme. On va donc jouer de l’autre côté. L’asso me rappelle et me demande de le mettre sur une branche et de quitter mon jardin une demi heure. On m’explique que c’est la saison, les petits apprennent à voler et tombent. Si je le touche trop, ses parents pourraient l’abandonner, si on reste au jardin avec les enfants qui crient, le petit n’appellera pas ses parents ou ils ne l’entendront pas. Je laisse les enfants (inquiets de le laisser seul) lui dire au revoir, et on rentre. Une demi heure plus tard, on revient : plus d’oiseau. Tristesse pour les enfants, mais victoire pour ce bébé qui a retrouvé sa famille. Moralité : laissez la nature et les pros faire, sinon, c’est la cata. 

-2 Où est ma place auprès des animaux domestiques ?

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J’ai eu deux chats et je les ai adorés, mais je n’étais pas collée à eux, ou eux collés à moi H24. Je n’aurais pas supporté. C’est pour ça que, même si en ce moment j’aimerais beaucoup avoir un chien, joueur, qui aime les longues ballades, j’hésite beaucoup. S’il est trop collant/câlin, ça ne passera pas. Adopter oui, mais seulement adopter un chien avec qui je m’entendrais. Me retrouver avec un labrador qui pleure toute la journée parce que je n’ai pas envie de le câliner/caresser autant qu’il a besoin, je ne sais pas si c’est une bonne option. Vous me direz qu’il est toujours mieux chez moi qu’au refuge, je vous répondrais que se sentir mal-aimé ou seul ça fait chier où qu’on soit (c’est du vécu). Si je dois avoir un chien à mes coté, ça sera un chien heureux. Il est hors de question de sortir du refuge pour sortir du refuge. Je vois ça comme adopter un enfant pour lui faire passer la journée devant la tv : sans intérêt pour lui comme pour moi. Et si jamais je me décide, il faudra aussi que financièrement ça suive. S’il a besoin de soins, c’est mon devoir de les lui payer. Quand aux vacances, si je ne trouve pas de moyens de le faire garder, je peux m’en passer sans soucis. Je ne suis pas prête à adopter par simple envie, par plaisir personnel. Donc pour l’instant, je n’ai pas d’animal « de compagnie ». J’ai deux enfants et pour les câlins et les sorties, c’est déjà pas mal 😉 

Au passage, un chien (ou un chat ou autre), ce n’est pas un enfant…

Il y a quelque chose qui me dérange dans les relations animaux non-humains domestiques/Hommes, que je vois beaucoup. J’ai du mal à comprendre et parfois ça peut porter préjudice aux non humains. Je comprends qu’on les aime, qu’on les câline, qu’on les colle, qu’on soit inséparable, même qu’on dorme avec eux. Mais…quelque chose là dedans me met mal à l’aise. Parce que ce ne sont pas des enfants, pas des petits humains à poils. Un chien doit être traité comme en a besoin un chien et pas comme un enfant de 2 ans, de même qu’un petit enfant doit être traité comme un enfant, non pas comme un mini-adulte. Ils ont des besoins spécifiques. Entre les enfants élevés aux punitions/cris/fessées et les animaux que l’on humanise et a qui on inflige les mêmes traitements, à qui en plus on met des habits, des flots dans les poils sur la tête ou pire qu’on inscrit à des concours de beauté… hip ips oups, pour moi non merci. Combien de chiens très gentils a-t-on subitement vu se jeter sur une personne pour protéger celle qu’il prend pour sa mère, comme si c’était son rôle ? Combien de chien ne supportent plus une heure d’absence et le vivent comme des traumatismes tellement ils sont couvés ? Il y a sûrement un juste milieu à trouver là dedans et fort heureusement je vois beaucoup d’animaux heureux avec leurs familles. J’espère un jour pouvoir aussi être une famille pour l’un d’eux.  

-3 Les pigeons, les cigognes, le spécisme et moi 

Hum. Qui n’a pas grandi comme moi, courant parfois sur la place publique à faire peur aux pigeons et leur filant des coups de pieds ? J’avoue qu’un moment je trouvais ça drôle, et puis comme c’est moche, que « ça » chie partout et que « ça » ne sert à rien,  on s’en fout. Mais un jour une vieille dame nous a chassés les copains et moi et leur a filé des graines. Je me suis sentie assez mal et je ne les ai plus jamais touchés. Aujourd’hui j’interdis à mes enfants de faire comme leurs copains et de leur faire du mal. Mais… je ne les aime toujours pas. Je les trouve toujours moches et degueulasses. J’ai lu un peu sur eux, ils sont intelligents, attachants, mais… ça coince. Quand j’en voit un, je regarde ailleurs, je pense « beurk sale bête » non sans un peu de honte. Par contre, pourtant je suis athée et pas superstitieuse, mais quand je croise un corbeau, je m’éloigne, je me tais, je ne pense rien. Ils me font peur. J’ai lu des histoires où ils harcèlent certaines personnes, qu’ils sont rancuniers et que s’ils vous ont dans le collimateur, vous êtes dans la merde. Vrai ? Faux ? Je ne sais pas. Mais j’ai toujours ressenti de la méfiance par rapport à eux. Et en fait je n’ai jamais aimé les oiseaux. 

Par contre j’ai vécu une année à Nancy. A la Pépinière, outre ce singe nommé Jojo,  enfermé pendant des années et qui me faisait tellement de peine,  il y avait un couple de cigogne. Un jour je les ai vues voler, je les ai trouvées magnifiques. L’été dernier, en rando en Alsace, j’en ai croisé beaucoup, je les trouve toujours aussi belles, aussi gracieuses. Dans un camping où je m’étais arrêtée, un matin avant de reprendre la route, il y en avait une, juste là, en train de picorer. Les gens sur place m’ont dit qu’elle venait tous les ans, mais qu’il ne fallait pas l’approcher et la laisser tranquille. Ca m’a fait plaisir d’entendre ça, je m’attendais plutôt à voir débarquer tout le camping pour faire des selfies. J’ai retenu mon « Non mais je suis végane je ne la toucherais pas » et j’ai profité quelques minutes du spectacle, sous le soleil qui se levait à peine. Ou se couchait, je ne me rappelle plus 🙂 
-4 Ces animaux qui m’éblouissent ou me font peur

Qu’on se mette d’accord tout de suite : l’animal le plus grand, le plus beau, le plus fort, le roi du monde c’est Res Turner l’éléphant. Il a tout : bébé il est craquant, adulte il est magnifique, il en impose (j’allais écrire improse, puisque M’sieur Turner est maintenant 3 fois champion de France du End of the Weak, mais concentre toi sur l’éléphant Noita). Il n’est pas pressé, il est végétalien, il est puissant. Y’a un truc qui se dégage de cet animal,  je ne saurais dire quoi et la pour le coup, j’avoue… j’en suis gaga.

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On dirait pas mais j’vous jure je ne suis pas à l’aide DU TOUT !

Apprêtez-vous à bien vous marrer maintenant : j’ai peur des vaches. Ou disons que je ne suis pas très à l’aise avec. En fait c’est comme avec l’éléphant, y’a un je ne sais pas quoi qui se dégage mais pour le coup qui ne me plaît pas du tout. Et pourtant je les ai toujours trouvées très belles. J’adore les cochons aussi. Qu’est ce qu’ils sont drôles, joueurs, beaux et intelligents. Toutes ces côtes de porcs me resteront plus que tout autre bout de viande en travers de la gorge… (spécisme, quand tu me tiens encore…). 

J’ai horreur des vers de terre et serpents, en plus ces derniers me font flipper grave depuis le livre de la jungle. Les poissons rouges (et poissons tout court), bien que j’en ai eu un pendant 20 ans (il s’appelait Tarzan) et que je l’adorais, je suis totalement indifférente. Idem pour les orques ou dauphins etc. que tout le monde ou presque adule.  J’ai horreur des mouches et des moustiques mais j’aime bien les abeilles. Les papillons, bof, ouais c’est joli m’enfin bon. Les pies, les moineaux ? Moyen. Les ours ? Impressionnants, m’enfin pas plus que ca. Voyez : j’suis pas gaga des animaux. 

Et donc ?

Qu’est ce qui fait qu’on aime certaines espèces et pas d’autres, et que même au sein de d’une espèce, on apprécie plus un animal qu’un autre ? L’éducation ? Le feeling ? Les goûts ? Bah, qu’importe. Tant qu’on laisse les animaux tranquilles, on peut ne pas les kiffer, et honnêtement, je doute qu’ils en aient quelque chose à faire de ce qu’on pense d’eux… 

Et pour ma part, ne pas en être hyper folle ne m’empêche pas d’être très engagée et de consacrer un temps non négligeable à la protection animale. Parce que ce qui compte ce n’est pas de les aimer. C’est de les respecter. Respecter leur droit et envie de vivre, et les considérer comme ce qu’ils sont : des êtres vivants sentients avec des droits.

Et vous, vous aimez les animaux ? Lesquels ? Pourquoi ? De quelle manière ?

Des kiss et du love sur vous,

Noita

 

Justice pour les anim… Non pour Jean Hénaff, pardon. Ou pas.

 

Cher Jean Hénaff,

Mettons-nous tout de suite à l’aise et tutoyons-nous, tu veux bien ? Après tout, gamine, j’en ai dévoré de tes petites boîtes bleues, ou celles d’autres marques, sur des toasts au beurre, quel délice à l’époque. C’est un peu comme si on se connaissait bien tous les deux. Deux vieux amis qui se sont perdus de vue et se retrouvent aujourd’hui, pas pour le meilleur mais bien pour le pire. 

L’association L124 a fait un petit tour par chez toi. Ils aiment bien, ils font ça souvent ces derniers temps, ils planquent des caméras et balancent tout sur le net. C’est scandaleux. J’ai lu ta réponse. Vraiment, c’est scandaleux. Ces mensonges, cette hypocrisie, cette manière de prendre le consommateur pour un sombre crétin… Au cas où tu aurais déjà oublié, voici ce que tu as répondu à l’alerte de L214 concernant la manière dont tu traites tes animaux et j’aimerais que l’on revienne ensuite sur quelques points essentiels : 

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Tu commences par parler de montage d’images. Il est sûrement vrai qu’L214 n’insère pas dans ses vidéos les moments où les cochons sont endormis (moins paisiblement que toi) ou autres très rares moments « de repos » ou de soins de ces animaux non-humains. Quel intérêt ? Pas sûr même qu’ils aient pu en filmer, soyons honnêtes, toi et moi on sait bien qu’ils ne connaissent pas une minute de répit. On leur coupe même les testicules sans anesthésie, money, money, il faut économiser et puis, ce ne sont que des animaux. Pas étonnant, la maltraitance dans un monde où leur donner un peu d’eau peut potentiellement mener à la prison. 

Mais revenons à toi mon ami. Comment se fait-il que lorsque l’on tape « Jean Hénaff » dans un moteur de recherche puis sur « images », même  en introduisant les mots « élevage » ou « ferme » ou bien être animal » etc, on ne trouve que ça ? Même pas une vraie photo :

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C’est quand même légèrement suspicieux, si « tes » porcs étaient aussi bien traités que tu le laisses entendre, pourquoi ne pas le montrer ? Où sont les preuves de ce que tu avances ? Tu dis que tu souhaites qu’il soit prouvé qu’il y ait un lien avéré entre les images diffusées par L214 et tes fournisseurs. Or… Si tu commençais par prouver, toi, que ce que tu avances sur ton site internet et dans cette lettre, est vrai ? Oh, le site internet. Je suis allée y faire un tour… C’est décevant. On va y venir. 
Plus loin dans ta lettre, tu dis « démontrer au quotidien que le bien-être animal est au coeur de tes préoccupations ». Je suis allée vérifier : tu mens. Mal, en plus.  

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C’est quoi ce charabia ? « Politique de qualité unique et différenciée », «  intransigeance sur la qualité », « conscience professionnelle et engagement dévoué » ou encore « fabrication artisanale » . C’est joli tout ça, ça doit bien enfumer ta conscience et celles des consommateurs.  Mais ça veut dire quoi exactement ? Qu’est- ce que ça signifie concrètement, chaque jour/heure/minute sur le terrain, pour chacun de tes milliers de  cochons et tes nombreux employés ?

Je pensais trouver plus d’informations dans la section « vidéo » hors… elle est vide. Bravo.

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Donc, tu n’informes sur rien, tu floutes le plus possible les consommateurs avec de jolis mots. Chapeau Jean. 

Encore plus loin, tu écris que « tu veilles aux bonnes conditions d’élevage ». Voyons les chiffres que tu communiques très fièrement, contrairement à tes vidéos/photos montrant la joie de vivre des cochons. 

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Avec ces chiffres, deux options : soit une grosse partie du territoire agricole de la France sert à fabriquer tes pâtés, parce qu’il en faut de l’espace pour produire autant, soit ils sont élevés et traités comme le montrent les vidéos de L214. 

Dans la dernière partie de ton torchon (oui désolée, j’ai étudié un peu la littérature, je ne peux pas appeler ça plus longtemps une lettre et il faut bien que je mette un peu de Noita dans mon article sinon mes lecteurs vont râler, ils aiment bien, je leur apprends aussi pas mal à le faire), cerise sur le gâteau ! Tu parles de soucis pour… l’environnement. Tu en parles beaucoup sur ton site internet, contrairement au reste*
Ici notamment Bouh le Greenwashing

*P’tit placement de « produit » à écouter chaque matin au petit déj. 

Sauf que, comme tu le dis… : 

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 …quand on fait venir même un tout petit peu de produits de Japon, Chine, Canada, Brésil, Chili et qu’on vend 100 000 boîtes de Pâté Hénaff  aux USA… eh bien ce n’est pas écolo du tout et surtout : l’élevage intensif est le 1er responsable de l’actuelle catastrophe écologique. Tu l’écris, tu n’abats que 0,2 % de «  tes » porcs en France. Belle hypocrisie, joli greenwashing, et terriblement efficace pour laver les consciences. Et vu les chiffres avancés, le rapport animaux tués/cadence de travail ne doit pas être joli joli. 

Tu nous parles de « jouer avec les émotions », c’est un débat je l’avoue : certains militants le défendent, d’autres l’accusent, mais toi, tu flirtes, pardon tu couches avec les mensonges et la manipulation. Tu es donc vraiment très mal placé pour donner des leçons. 

Et je finirai par le plus important…
Quelque chose dont tu ne parles surtout pas, ni dans tes communiqués de presse ni sur ton site internet, et qui devrait pourtant être la 1ère chose que, par souci d’honnêteté et de transparence, tu devrais dire sans détour aucun aux consommateurs : les cochons sont des êtres vivants sentients qui n’ont strictement aucune envie de finir en pâté, quand bien même ils seraient bio, locaux et toi soucieux de l’environnement. Tu es un assassin et tu entraînes malgré eux des consommateurs qui, sans le savoir et sans le vouloir, deviennent complices. 

Alors cesse de jouer à la victime. Tu es le bourreau et plus personne n’est dupe. 

Véganement, 

Noita.



L214 : Par ici !

Et aussi 😀 : 
Noita : Par là !

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Le Totu Te Parle : mag végane et bien plus : Clique ici 🙂 

 

Remerciement correction :
-S. : AspieVeggie
-Et Chrystèle Bwitch

 

 

 

 

 

Lettre à Marineland : votre pétition est une insulte !

Cher Marineland,

J’aimerais d’abord adresser quelques mots aux employés et aux visiteurs de Marineland : ce n’est pas à vous que je jette la pierre. Je ne doute pas qu’une grande partie d’entre vous aime réellement les animaux non-humains. Vous ne détenez tout simplement pas les bonnes informations parce que depuis toujours, on vous a menti sur les animaux non-humains. On vous bassine à coup de « ils s’en moquent », ils ne sentent rien » et « on les traite bien ». Prenez le temps de vous informer sur qui sont réellement les animaux non-humains et vous les aimerez encore plus. Encore mieux. Je vous joins quelques références à la fin de cette lettre.

Je ne me présenterai pas parce que nous ne sommes pas ici pour parler de moi, sachez seulement que je ne suis pas partisane de votre conduite spéciste envers les animaux (ni d’aucune autre aussi traditionnelle, bio, éthique, plein air ou locale soit-elle), et passons directement au sujet de cette lettre : les animaux marins que vous retenez contre leur gré en captivité afin de gagner de l’argent, niant leur sentience, n’assumant pas vos responsabilités envers eux et vos mensonges envers votre public.

Revenons à vous, Marineland. Je vous adresse cette lettre suite à la découverte de votre pétition adressée au Ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer qui, je l’avoue, n’a pas manqué de me mettre dans une colère forte. De nombreuses manifestations homophobes ou racistes ont eu lieu ces derniers mois en France. Il est écoeurant, à l’aube du XXI ème siècle, de voir encore des gens se battre contre les droits des animaux humains. Dits moi, vous avez été plutôt lent à la détente pour lancer la nouvelle génération de défense des non-droits : la pétition pour continuer librement d’exploiter, maltraiter et tuer des animaux non-humains. Ca manque d’idées chez vous, vous devriez penser à renouveler votre équipe de petits génies maléfiques.

Cher Marineland, vous vous vantez de protéger les animaux non-humains, plus particulièrement « vos » orques et « vos » dauphins. Sachez que ces animaux non-humains ne vous appartiennent pas, quand bien même vous les avez payé cher. Vous faites pêcher ces animaux illégalement, blessant voire tuant certains au passage. Vous les soutirez à leur liberté, leurs droits, leurs vies, leurs familles, pour les condamner à la captivité. A l’horreur de l’isolement, des drogues et du stress, s’ajoutent vos méthodes  » modernes » de dressage : à coup de sous-nutrition, punitions corporelles, isolement, vous les forcez à une vie d’animateurs de live-show alors qu’ils sont faits pour nager, jouer, se construire leur propre vie sociale. Tout ceci menant certains à la déprime voire à l’infanticide ou au suicide, comme l’ont révélé les derniers scandales en date. Vous demandez à des orques venant de l’océan de vivre dans des bocaux ridicules, et vous parlez de bien-être animal, de protection. Ces mots sont une honte sortant de vos bouches. Personne n’est heureux quand il doit subir cette « vie ».

Vous mentez à votre porte monnaie public depuis toujours. Vous prétendez leur permettre de voir des orques mais vous leur montrez un animal fatigué, révolté, devenu agressif alors que c’est un des animaux non-humains les moins agressifs de la planète : il n’existe qu’un cas connu de « bousculade » Orque-Homme, et aucun cas de mort. Vous prétendez leur montrer des dauphins hors vous leur montrez des esclaves déprimés. Vous prétendez sauver des animaux de la chasse illégale en mer alors que vous êtes vous-même ce chasseur. Vous prétendez les aimer alors que vous les exploitez dans le seul et unique but de vous enrichir. Marineland, vous puez la malhonnêteté, l’indifférence, la dissonance cognitive, le spécisme, l’obsession de la richesse et du pouvoir, alors que les vrais protecteurs et défenseurs des animaux aspirent à l’exact contraire : bonté, compassion, vérité, antispécisme, partage.

Marineland, je suis une personne altruiste : j’essaie de comprendre les actes et les paroles des gens plutôt que de les juger, afin de les aider à devenir de meilleures personnes et à trouver la paix avec elles-mêmes. Mais j’ai beau essayer, je n’arrive pas à comprendre comment on peut être aussi proche des animaux, les voir chaque jour qui passe, savoir leur sentience, leur envie d’être libre… et continuer à les exploiter en toute quiétude, les poches gonflées, la conscience javelisée.

Aussi, je vous demande d’avoir la décence de retirer votre pétition (ou même de fermer, en fait, tant qu’on y est). Elle n’a pas lieu d’être et est une honte, je dirais même une insulte à la protection animale que vous prétendez défendre.

Meilleures salutations,
Noita, blogueuse, rédactrice en chef « Le Tofu Te Parle »

– Site Web LeTofuTeParle

Notre magazine gratuit online

Twitter et Insta : @Noitasilagel @letofuteparle
Cliquez ici pour signer cette pétition

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Liens pour faire un 1er pas vers le véganisme

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Association L214 : site principal de L214. Investigations, dénonciation, information et principalement sur les animaux d’élevage

Sea Shepherd : Pareil mais coté mer
Vegan Pratique : site de L214 pour aider à une transition vers le végétalisme
Liste de chanteurs/euses et autres artistes –> Francophones : KreezyR, Res Turner, Maxime Ginolin (court métrage/MagicJack en FR, chansons en EN), Eddy Kaiser (français mais chante en EN)

Gratuit : Le Tofu Te Parle N.3 en ligne !

🌱Bonjour 🌱

Le N. 3 de notre magazine gratuit est en ligne
Merci d’avance pour vos nombreux partages, commentaires, j’aime, et vos avis constructifs !
Vous pouvez le lire ici : http://www.letofuteparle.com/tofu-te-parle-n3-avrilmai-2017/

C’est le meilleur ❤ magasine ❤  du monde la preuve par quelques screens :

Kreezy R interview :Capture d_écran 2017-04-29 à 16.12.38

Les ponts entre l’écologie et le véganisme :Capture d_écran 2017-04-29 à 16.12.15

De l’illustration qui pique un peu :Capture d_écran 2017-04-29 à 16.12.59

Et puis le sommaire tiens 🙂
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Bonne lecture 😉

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Le Tofu Te Parle est un magazine gratuit et en ligne (format PDF) traitant du véganisme et tout ce qui tourne autour. Il est lisible depuis votre ordinateur, tablette et téléphone.

(Re)lisez notre N. 2 ici : http://www.letofuteparle.com/…/uplo…/2017/01/LTTP2-FINAL.pdf

(Re)lisez notre N. 1 ici : http://www.letofuteparle.com/…/LeTofuTeParle.N1.Octobre2016…

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10 réflexions véganes à propos desquelles j’ai changé avis !

 « Être végane signifie abandonner les produits animaux. Cela ne veut pas dire abandonner la réflexion » Tobias Leenaert

Hello,

Dernièrement je suis allé faire un tour sur le blog de Tobias Leenaert, The Vegan Strategist, activiste végane que j’aime beaucoup et ai passé 2 petites heures à lire tout ce que j’avais en retard. J’ai particulièrement aimé cet article : « 10 réflexions véganes à propos desquelles j’ai changé d’avis », qui m’a mit une petit claque dans la figure. Il est vrai que ces derniers temps, j’ai laissé tomber quelque chose que j’ai beaucoup fait au début de mon veganisme : chercher de nouvelles pistes de reflexions, m’informer, évoluer. Je m’étais posée confortablement dans mes positions, pensant que c’était bon, vous savez le fameux « je sais qui je suis, ce que je vaux, quelles sont mes valeurs et je me bat pour elles »… ah c’était chouette, mais… j’étais à coté de la plaque. Oui, j’avoue, je m’étais reposée sur mes lauriers et je ne suis pas très fière de ca. J’ai donc demandé, encore une fois, à Melvin, auteur du site vegan-life, de bien vouloir me traduire un article, par manque de temps de mon coté.

Je ne suis pas forcement d’accord avec tout le contenu (mais avec une très très grosse partie quand même), je dois encore réfléchir à certaines choses et lire certains des articles cités. Allez j’avoue ce sont les OGM qui me turlupinent.  Je partage d’ailleurs cet article plus parce que j’aimerais rappeller qu’il ne faut jamais cesser de se remettre en question, de reflechir et d’aller de l’avant que par accord avec les opinions de Tobias.

Bref assez tergiversé, voici l’article en question. Bonne lecture à vous 🙂

P.S. : Il est un des fondateurs de l’organisation Belge  EVA (Ethical Vegetarian Alternative), et, avec Melanie Joy, cofondateur de the Center for Effective Vegan Advocacy (CEVA)

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10 réflexions véganes à propos desquelles j’ai changé avis !

De  Tobias Leeneart pour The Vegan Strategist

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Tobia Leeneart, image issue de son site web

Je me suis profondément investi dans la cause animale et au sein du mouvement végane, et ce depuis environ 20 ans maintenant. Vous imaginez bien qu’après tout ce temps, j’ai abouti à des conclusions et je connais deux-trois petites choses sur le sujet.

Eh bien, finalement… j’en sais moins que ce que vous et moi pensions…

En effet, j’ai dernièrement pris connaissance de nouvelles choses, pendant que d’anciennes croyances ou pensées ont été remises en question ou tout simplement balayées. Une fois, cela s’explique par le temps que j’ai passé à écrire et à réfléchir sur mon blog and sur mon prochain livre. Une autre fois, j’ai été influencé par la philosophie – et par beaucoup de gens de The Effective Altruism movement, tout comme par des gens du Animal Charity Evaluators, de Faunalytics, et même de personnes venant du mouvement DxE (Direct Action Everywhere) .

Donc voici quelques conclusions auxquelles je suis parvenu ou auxquelles j’ai commencé à réfléchir récemment…

1. Le bien-être et la souffrance sont importants

Comme beaucoup de personnes impliquées dans le mouvement animaliste luttant en faveur des droits des animaux, je pensais qu’il ne s’agissait que d’une simple question de droits fondamentaux. Aujourd’hui, je pense que ces droits sont plus un moyen pour parvenir à une fin, principalement utile dans le fait qu’ils peuvent aider à empêcher des êtres vivants d’être blessés. Quelque part, le bien-être est devenu quelque chose de péjoratif dans notre mouvement, alors qu’il ne le devrait pas.

2. Les poulets et poissons sont également importants



Les principales victimes de nos habitudes de consommation sont de loin les poulets et les poissons. Ce sont de petits animaux, donc nous pouvons facilement en manger beaucoup, alors qu’ils souffrent tout autant. Ils méritent de fait une plus grande attention de notre part.

3. Au-delà du végétalisme 1 : la souffrance des animaux sauvages devrait également être prise en compte dans nos efforts

Les animaux ne sont pas seulement maltraités et tués par les humains : bien plus d’animaux souffrent de la faim, du froid, des prédateurs, des parasites et des maladies dans la nature. Si nous aimons tant les animaux, nous devrions également nous occuper des animaux sauvages, en étant ouvert d’esprit sur ce que l’on peut ou pourra faire pour eux dans le futur (voir l’article «La vérité dérangeante sur la souffrance des animaux sauvages : The extremely inconvenient truth of wild animal suffering).

 4. Au-delà du végétalisme 2 : il existe une autre souffrance que celle des animaux humains et non-humains

Toujours plus loin dans mes réflexions (grâce à l’ «Effective Altruism»), j’ai commencé à m’intéresser à la terrifiante possibilité qu’il puisse exister une sentience artificielle (oui, oui) dans le futur. Si nous commençons à réfléchir et à agir dès maintenant contre ceci, nous pouvons peut-être empêcher un nombre astronomique de souffrances dans les siècles à venir. Après le spécisme, il y aura… le substratisme : peu importe que tu sois vivant ou non, la seule chose qui importe est la sentience.

5. Il y a des choses bien plus importantes que le simple fait d’être végane

Oui, bien sûr, nous avons un réel impact via ce que nous mettons dans notre bouche. Et, de fait, en étant végane. Mais être un bon porte-parole et militer au quotidien pour les animaux est sûrement bien plus important encore (voir l’article «L’obsession d’être végane » : The fetish of being vegan)

 6. L’argent est l’une de nos ressources cruciales

 Nous sommes tous très véganes, mais combien donnons-nous ? Nous parlons du véganisme, mais si nous faisons des dons, est-ce que l’on encourage notre entourage à faire de même ? Avec notre argent, nous pouvons avoir un impact bien plus important qu’avec notre propre consommation seule. Et gagner de l’argent pour financer d’autres défenseurs des droits des animaux peut être un moyen très efficace de soutenir et de diffuser davantage le mouvement (voir les articles «Il est temps de faire des dons» et «Investir dans notre mouvement» : Time to donate,and Money Money Money in our Movement)

7. Le mouvement végane n’est plus nécessairement le joueur principal

Auparavant, il y avait juste nous, le mouvement végane luttant en faveur des animaux. Mais maintenant, moins directement, il y a une grande influence émanant du secteur du commerce : «Impossible Foods», «Hampton Creeks» et «the Beyond Meats», entre autres, jouent tous un rôle dans la perturbation d’une industrie toute entière et dans la création d’un changement incroyable (voir l’article «Et si les véritables avancées vers un monde végane ne sont pas essentiellement dues aux véganes eux-mêmes ? : What if the real push towards a vegan world did not come from vegans?).

8. La technologie et les OGMs à la rescousse

Les révolutions technologiques peuvent apporter des révolutions morales. Nous avons déjà vu quelques alternatives très prometteuses pour des produits animaux, mais il y a beaucoup d’autres choses à venir. Une chose qui également changé en moi est ma vision des OGMs. J’étais autrefois contre ces derniers, parce que je n’ai jamais réellement examiné le sujet en détails et j’étais consciemment aveuglé par ce que j’en entendais autour de moi. Grâce à quelques amis, et grâce au site vegangmo.com , mon opinion sur le sujet a pas mal évolué, et je peux maintenant apercevoir à quel point ils pourraient être très bénéfiques dans la lutte contre l’exploitation et la souffrance animale. Le terme «naturel» importe finalement peu (voir l’article «Qu’en est-il des OGMs et des alternatives technologiques aux aliments d’origine animale : What about GMO’s and hi-tech animal food alternatives).

9. Nous devrions investir davantage dans la recherche

 Parce que beaucoup de choses sont incertaines, et parce qu’il y a toujours des opportunités de faire de nouvelles découvertes, nous devons investir suffisamment de ressources dans la recherche et ainsi voir ce qui fonctionne vraiment. Nous devons nous y prendre sans suivre de dogmes particuliers, ouverts à tous les résultats que nous pourrions trouver. Ce qui m’amène à mon dernier point…

10. L’ouverture d’esprit est bien plus importante que ce que je croyais

Lorsque je regarde ma liste et que je remarque à quel point je me suis mis à jour dans tel ou tel domaine important, je me dois de conclure que garder un esprit ouvert est bien plus important que ce que j’imaginais. En revanche, je suis clairement allergique aux dogmes. Tandis que l’ouverture d’esprit permet un apprentissage remplit de remises en question, de nouvelles découvertes et d’améliorations, les dogmes empêchent à la fois d’apprendre et de s’améliorer – qui sont pourtant deux principes fondamentaux, surtout lorsque autant de questions et réflexions importantes sont en jeu.

Toutes ces questions sont des ouvertures vers d’autres réflexions. Cette constante évolution, ces doutes et ces incertitudes ne devraient cependant pas nous paralyser. Il y a ici plusieurs théories, stratégies et tactiques qui sont prometteuses. Nous sommes engagés dans cette lutte sur le long terme, et nous pouvons ralentir un peu pour tester celle-ci et faire des recherches, pour ensuite, avec les meilleures preuves et arguments que nous aurons trouvé, nous améliorer et prêter plus ou moins d’attention à telle ou telle stratégie.

Être végane signifie arrêter de manger des produits animaux, cela ne veut pas dire arrêter la réflexion.

 

 

La revanche de la #TeamGuacamole !

Chers tous,

Hier j’ai été plus qu’outrée, que dis-je choquée,  par le nombre de personnes consommant du Houmous. Il paraît que le Guacamole est FADE !? C’est UN MENSONGE EHONTÉ !
Tout ceci n’est qu’une conspiration visant à vous manipuler. On vous cache la vraie recette, celle qui fait MMMmmmh dans la bouche, qui fait BOUMBOUM dans le coeur.

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-Qui a mangé tout le guacamole?
-C’était délicieux

Mais je connais du monde au Mexique voyez-vous, et moyennant quelques Barres Vego, j’ai pu vous obtenir la vraie recette :

Ingrédients :

– 2 avocats bien mûrs
– 1 citron
– 1 oignon
– 1 gousse d’ail
– Quelques tomates cherry
– 4 à 5 branches de coriandre
– 1 cuillère à soupe d’épices mexicaines
– 1 cuillère à café de cumin
– 1/2 cuillère à café de coriandre en poudre
– un peu de piment séché
-Sel, poivre noir, poivre blanc
-Une feuille de persil pour la déco.

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Recette : 

 Tip pour un avocat bien mur : ôtez le petit bout de l’avocat. Si la chair à l’intérieur est jaune ou verte très clair, c’est trop tôt. Noire, c’est trop tard. Verte, c’est parfait.
En cas de doute : coupez-le en deux, c’est comme les bananes si vous avez du mal à l’ouvrir alors emballez-le dans du papier journal, il n’est pas prêt. Attention, contrairement au mythe qui circule, cette astuce ne fonctionne pas pour un(e) partenaire qui n’est pas prêt(e) à s’engager.

-Coupez l’avocat en deux, et à l’aide d’un couteau coupez doucement la chaire en quadrillage sans l’abimer. Réservez-là. Ca veut dire qu’il ne faut pas la jeter
mais la mettre de coté.
-A l’aide d’une petite cuillère, sortez-là sans l’abimer.
-Ecrasez la délicatement avec une fourchette. Ne mettez pas au mixer , vous vous retrouverez avec une pâte qui ressemble à du vomi, vous ne convaincrez personne avec cette violence.
-Ajouter les épices, les herbes finement coupées, l’ail émincé, les tomates coupées en dés, le jus du citron pressé, le sel et les poivres et mélangez  doucement, avec amour. J’ai dit avec amour.
-Mettez de l’eau dans votre bouche ou des lunettes de ski sur vos yeux et émincez votre oignon, puis ajoutez-le à votre préparation. Si vous n’avez pas fait comme j’ai dit, séchez vos larmes après l’operation.
-Mettez votre guacamole dans la chaire de l’avocat et déposez délicatement votre feuille de persil dessus.

Tips  bis : Servez avec au choix du pain grillé, des nachos ou autres chips mexicaines,
des légumes crus, ou encore avec des croutons à l’ail. 

ET une petit cuillère. 
Si vous avez des problèmes avec votre belle-mère, cette recette devrait tout résoudre. 

VOILA !!! 

Et comme je suis une battante, que quand je vois un injustice je fais tout mon possible pour la combattre..
voici maintenant le debunkage des arguments de la #TeamHoumous.

 ATTENTION C’EST LA GUERRE

1)  La facilité. Le houmous on met tout au mixer et cest fini.
Oui mais nous on est des vrais, on sait se servir de nos mains et de notre coeur, c’est comme ca qu’on fait de la vraie cuisine et pas autrement.

2) Les protéines.
D’une il n’y en a pas que dans les pois chiches, de deux on n’en a pas tant besoin que ca, c’est Jonathan Mann qui le dit dans sa chanson 

3) Les oignons ca pique les yeux.
Oui mais si tu fais comme j’ai dit ca ne pique plus. Sinon t’es qu’un fragile.

4) Le gout.
C’est bien simple si vous préférez le houmous vous n’en avez pas. 

Et pour finir :

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(Merci Florence Dellerie pour cette merveille)

Je vous remercie de votre attention.
Si vous aimez le guacamole, si vous détestez le houmous, votre belle-mère,
ou si vous avez bien rit, partagez !

Des kiss et du love,
Noita.

PS : Sinon j’ai écrit un super article sur le véganisme et les TCA :
ICI 
Et pourquoi j’impose le véganisme à mes enfants
ICI

Interview de Jo-Anne McArthur, photojournaliste activiste.

Bonjour à tous !

Vous ne le savez peut-être pas, mais je vis en Allemagne. Il y a trois mois, c’est Sébastien Kardinal, le roi de la french porn-food, qui faisait la Une. Il tient d’ailleurs avec sa compagne le site VG Zone, un indispensable pour les véganes parisiens ! Par manque de temps, je n’avais pas pu la traduire et poster l’article. J’ai contacté l’intéressé, sait-on jamais, on pourra peut être la retrouver !

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Des fois que vous ayez des doutes sur ce que je dis 😉

Dans le dernier numéro, j’ai découvert  Jo-Anne McArthur, journaliste photographe,  grande amoureuse des animaux et activiste très engagée dans la lutte pour la libération animale. Je voudrais partager cette découverte avec vous. Ses photos sont magnifiques, et montrent les animaux d’une façon très differente de ce que l’on a l’habitude de voir. Elles m’ont beaucoup touchées.
Grand merci à Melvin, auteur du site VeganLife pour la traduction ! 

Interview Jo-Anne McArthur
Version originale : Vegan Magazin
Toutes les photos sont issues de son site internet
Envie d’en savoir plus ? Plus d’infos sur Jo-Anne sur son wiki anglais

 

Vous avez mené des enquêtes dans des fermes à fourrure et dans des abattoirs. À quoi ressemble véritablement votre travail?

Les gens ne voient que le résultat final de mon travail, mais pas tous les défis et les tentatives que celui-ci représente. Nous devons faire face à toutes sortes de situations, comme des portes fermées et l’impossibilité d’entrer dans un endroit, ou encore, parfois, nous devons nous enfuir rapidement. Je n’aime pas mentir aux gens ni tourner autour du pot. Je préférerai faire tout mon travail honnêtement, sans ambiguïté et en plein jour, mais ceci est rarement envisageable pour les personnes comme moi qui souhaitent exposer la cruauté devenue institution. Nous devons donc travailler la nuit et accomplir une tâche épuisante, douloureuse et agaçante; nous prenons en photo des animaux, pour ensuite les laisser derrière nous. Fermer la porte et s’en aller ainsi est la partie la plus difficile de notre travail.

Pourquoi?


Nous sommes ici parce que la cause animale nous importe, et la dernière chose que nous voudrions faire est de les laisser derrière nous. Mais notre objectif est seulement de documenter les gens afin d’exposer la cruauté.

Quelle est la partie la plus difficile à supporter dans votre travail? 


Ce qui peut être très difficile, c’est de supporter tout ce que l’on voit afin de prendre les photos nécessaires, sans être tenter de partir. Être dans abattoir peut être vraiment difficile à surmonter, et je ne peux pas vraiment expliquer ce que je ressens vraiment par rapport à ce que je peux y voir. Ces animaux regardent partout autour d’eux dans l’espoir de trouver un échappatoire. Ils ont besoin d’aide. Et je ne peux pas les aider.

 Comment gérez-vous la violence dont vous êtes témoin à travers votre travail?

J’ai appris à la gérer après des années de pratique. J’ai suivi une thérapie qui m’a aidé à m’adapter à ce genre de situation. Nous pourrions sans doute tous nous sentir terriblement mal chaque jour à cause de ce qui se passe dans le monde, tant pour la planète que pour les animaux. Mais cet état d’esprit me rend finalement paresseux et improductif. Tous les jours, je choisis de vivre avec espoir et de me concentrer sur le fait de changer les choses et sur les bonnes personnes autour de moi. C’est le mieux que je puisse faire.

 Y a-t-il quelques situations où il vous était impossible de prendre des photos?

Oui, la semaine dernière, lorsque je n’ai pas pu pénétrer dans une grange – les portes étaient fermées! Cependant, en général, je parviens toujours à trouver un moyen d’entrer et/ou de prendre des photos. Dans des zoos par exemple, il y a souvent des obstacles, comme des parois épaisses de plexiglas toutes rayées, ou encore des barrières en tout genre. Être photographe veut aussi dire se montrer créatif devant les obstacles que l’on peut rencontrer. Ou, pour donner un autre exemple, photographier les interactions des gens (ou le manque d’interaction plutôt) avec les animaux n’est pas toujours évident. C’est un thème récurrent dans mon travail.

 Donc votre travail n’a pas pour seul sujet les animaux?

C’est véritablement une étude sociologique sur notre rapport avec les animaux. Notre manque d’esprit critique sur ce monde. Les humains dans les zoos prennent des photos et selfies, complètement absorbés par le fait qu’il y ait un animal majestueux devant eux. Ils sont tous à côté d’animaux, sans vraiment les voir.

 

 Vous êtes parvenu à documenter des abattoirs et des animaux en train de souffrir et de mourir. Avons-nous réellement besoin de ce genre d’images, selon vous?

 

Oui nous avons besoin, mais je préfère ne pas les mettre en valeur trop souvent. Les gens doivent davantage faire leur propre recherche à ce sujet. Voir la violence aussi près de soi ainsi peut être très traumatisant, et cela peut même braquer certaines personnes. Nous devons faire le contact entre l’animal et nos yeux via ces photos, même s’ils sont tout près de la mort. Cependant, il semblerait que les gens soient plus affectés par des histoires positives que par des images plus ou moins choquantes.

 Quel type(s) d’images fait le plus changer les gens?

Les gens sont davantage inspirés par des célébrités, qui sont presque héroïques pour certaines personnes. C’est pourquoi je me concentre également sur des activistes autour du globe, et plus tard, sur les femmes dans la défense des animaux. Ce projet est appelé « Unbound ». Je fais cela parce que j’ai pu rencontré des personnes comme DR Jane Goodall. En apprenant peu à peu son histoire, je me suis dit « Si elle peut faire ce genre de travail tout en ayant une vie aussi incroyable, alors moi aussi je le peux ». Elle m’a beaucoup influencé et m’a permis de me rendre compte de la réalité, d’apprendre à être créative et d’aider les animaux. C’est pourquoi Unbound est une grande plate-forme qui regroupe beaucoup de femmes très intéressantes qui essaient de changer le monde pour les animaux. Je me suis toujours demandé à quoi ressemblerait la cause animale si aucune femme n’y était impliquée. D’un point de vue historique, tout du moins en Europe et en Amérique du Nord, le mouvement animaliste compte entre 60 et 80% de femmes. Parfois, certains groupes de femmes se sont sentis obligé de choisir un homme pour diriger leur association afin de paraître plus légitime aux yeux du grand public, et afin d’éviter d’alimenter le cliché répandu qui dit que les personnes qui s’intéresse à la cause animale ne sont que des femmes hystériques et trop émotives. Autrefois, c’est ce que certaines associations pensaient être nécessaire pour être plus crédibles et ainsi être davantage reconnues.

 J’espère que cela a changé depuis!

J’espère aussi. Mais est-ce vraiment le cas? Je me le demande. Unbound aborde également ce sujet.

 Vous voyez-vous comme une photographe ou une activiste?

Pour moi, l’activisme est en première ligne et la photographie est un outil pour faire avancer les choses. Je me suis surprise en train d’utiliser le mot « activiste » moins souvent, donc je suis vu comme une photojournaliste. Cela change vraiment la vision qu’ont les gens de toi, lorsque tu te présentes en tant que « photojournaliste » et non en tant que « photojournaliste des droits des animaux ». Triste vérité!

Les photojournalistes travaillant sur la cause animale ne sont pas perçus comme sérieux au sein de la communauté de photographes. Comment cela peut-il s’expliquer, selon vous? 
C’est parce que les « droits des animaux » ont encore un long chemin à parcourir avant d’être sérieusement considérés par la population et par les médias. Nous sommes également souvent réticents) regarder la vérité en face, car nous sommes bien souvent directement impliqués dans la violence que je photographie. Nous ne voulons pas regarder ces images de fermes-usines car nous mangeons tous des cochons, des poules, des dindes et des vaches. Affronter directement cette cruauté reviendrait à nous rendre compte de notre propre complicité vis-à-vis de cette même cruauté. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle il est grand temps de normaliser cet important travail, réalisé par des photographes professionnels.

 Vous avez eu l’occasion de travailler sur tous les types d’exploitation animale. Votre nouveau livre aura pour sujet les animaux en captivité – pourquoi ce thème en particulier?

Je suis en train d’écrire un livre intitulé « Captivity » pas parce que c’est le problème le plus pressant en ce moment, mais parce que le débat actuel à propos de l’éthique des zoos est devenu courant, et ce depuis, par exemple, le documentaire « Blackfish », depuis le meurtre du gorille Harambe aux États-Unis et l’abattage de Marius la girafe à Copenhague. Je profite donc de cette opportunité pour apporter ma pierre à l’édifice et au débat public au sujet des animaux en captivité.

 

Combien de zoos et d’aquariums avez-vous visité pour votre livre?

Je me suis renseigné au sujet des zoos et des aquariums pendant plus d’une décennie. Cette année, j’ai passé des mois a sillonné les routes d’Europe, à prendre des photos pour la « Born Free Foundation ». Mon livre parlera de la captivité animale dans plus de 20 pays différents. En tout et pour tout, j’ai dû me rendre dans plus de 50 ou 60 zoos et aquariums. C’est bien trop!

 

Que va devenir votre projet « We Animals »?

Grâce à un support financier, j’ai pu embauché du personnel, et le projet « We Animals » va grandir et est bien parti pour devenir une association. Cela me permet d’avoir plus de temps, que je peux désormais consacrer à d’autres projets comme prendre des photos, écrire et parler de mes engagements.

 

Quels sont vos autres projets?

Nous sommes en train de mettre en place un projet appelé « We Animals Archive », qui sera simplement une petite agence de photos à propos des droits des animaux. Le site internet « We Animals » contient déjà près de 1200 images, mais il en existe des milliers d’autres. La nouvelle archive que nous avons construite renferme plus de 5.000 images, étalées sur 15 ans de travail. Toutes ces images ne devraient pas être stockées ainsi à ne rien faire sur mes nombreux disques durs!

 

Vous travaillez depuis longtemps sur la cruauté animale à l’échelle mondiale. Quels changements avez-vous vu durant tout ce temps?

Eh bien, les choses s’améliorent et empirent à la fois. Il y a beaucoup plus de fermes-usines qui voient le jour dans les économies émergentes, comme en Chine ou en Inde. Mais d’un autre côté, le véganisme se répand dans de nombreux autres pays. Il reste encore beaucoup de travail à faire devant nous tous, mais je reste optimiste.

 

Quelle est votre perspective d’avenir pour les animaux?

Le mouvement animaliste est en train d’écrire l’Histoire en ce moment-même. Ce mouvement œuvrant pour les droits des animaux grandit chaque jour. Un activiste qui lutte en faveur de la cause animale n’est pas seulement une personne avec un t-shirt « végane » dans la rue. Il y a également au sein de ce mouvement des avocats, des philosophes, des réalisateurs de films, des scientifiques, etc. Et aussi des photographes.

 

 

Avez-vous remarqué des changements grâce à votre travail?

Oh, oui, tous les jours. Mes images sont utilisées à travers le monde entier. Elles touchent les gens. La photographe de guerre Lynsey Addario a dit: « Une fois que vous avez constaté les effets de votre propre travail, vous ne pouvez plus revenir en arrière. » Et c’est pourquoi elle continue de se rendre dans ces endroits déchirés par l’horreur et la guerre parce qu’elle sait que cela créé un changement, une véritable prise de conscience. Tout comme pour le travail sur les droits des animaux où la demande en images s’accroît davantage chaque jour. C’est pour cela que je continue de faire ce que je fais.

 

 

J’ai fait un écart. Allez-y, défoncez moi la gueule…

Prochainement je vous parlerai plus en profondeur des difficultés du végétalisme lorsque l’on souffre de T.C.A (troubles du comportement alimentaires, dans mon cas un des symptôme du borderline), en tout cas je parlerai des miennes. J’essaierai de vous expliquer la complexité de la situation « pulsions pour du fromage VS convictions personnelles » et croyez moi c’est pas qu’une question de force mentale.

Mais auourd’hui je voudrais me concentrer sur un moment en particulier, il y a de ça environ 1 semaine, et parler des réactions qu’il y a eu autour, parce que j’ai fait un écart alimentaire sans réelle raison valable (sur le coup) et me suis payé un feuilleté épinards-chèvre au resto. J’ai mis une photo de tout le repas (le reste était 100 % vegane) sur Insta, j’ai pas menti j’ai précisé que j’ai fait un écart et la… boum
Ceux qui vivent en véganie depuis un certain temps le savent, ceux qu’on appelle entre nous à la rédac de LTTP les « végestapo » (oui, on a osé!) sont une plaie ouverte et infectée, et si t’essaies de t’y frotter tu te prend le spray qui pique hyper fort dans les yeux. On les appelle plus courement la police végane et la plupart de ces gens sont membre d’un célèbre goupe Facebook, les VVV.  Les carnistes les appellent les « véganes extrémistes » et perso je les appelle juste des cons. Quoi ? Ca va plus vite, c’est plus court, c’est tout. Et sur Twitter c’est important okay ?!

Si tu oses te tromper en lisant une étiquette (et en 2017 allez, c’est plus possible, comment peux-tu encore confondre  « 5405vfjkvd4059focX2 » qui signifie « extrait de poudre de lait de vache » avec « 5404vfjkvv4059foqX2 » qui signifie « poudre de lait de soja bio »)(cherche pas sur google, ces trucs ne veulent rien dire), si tu as le culot d’utiliser une expression spéciste, que tu as l’insolence (coeurs coeurs coeurs) de rire devant la vidéo d’un chat, que tu ne milites pas assez à leur gout, ou pas assez bien, si tu portes un t-shirt avec un cheval (oui c’est de l’exploitation d’image tu captes oui ou bien ?) et que tu passes pas au moins 6 heures par jour à signer des pétitions alors tu es un mauvais végane, qui nuit à la cause et ne sert à rien. Prend ton baluchon et retourne chez tes parents en pleurnichant, t’es rien qu’une grosse merde.

Mais consoles-toi, il y a pire : tu pourrais faire partie d’une des deux catégories que les VVV détestent le plus : les végétariens (oui même en transition)(ah quand je te dis qu’ils sont cons, tu me crois maintenant ?!), et…. ceux qui font des écarts. Même un. Même si ça va très mal et que sur l’instant c’était ça ou crever son dernier oeil à mamie et lui bruler les oreilles avec des vidéos d’AnneSoFruit. Et forcer mamie à se taper AnneSo en boucle, c’est pas très cool, donc des fois, certaines personnes font des écarts.

Et la c’est le végédrama. T’as plutôt intérêt à bien cacher tes ballonnements ou ta culpabilité sous ta salade de carottes râpées-soja parce que si tu te fais démasquer, c’est retour à l’enfance : on te déculotte, on t’engueule, on te fout au coin, on te fais payer ta connerie et surtout on n’essaie de pas comprendre ce qui t’as amené à déraper pour comprendre ton erreur et t’éviter de recommencer. Ben non ça pourrait t’aider toussa, vaux mieux pas. Bien évidemment ceux qui t’infligent cette misère se sentent forts et supérieurs, et eux ils sont si parfaits blablabla, tu les déteste même plus que ta belle-mère, tu déteste le monde, aux chiottes le véganisme c’est de la merde et t’as envie de disparaitre sous un tas de feuilles . Humides. Bref, ca va pas, et alors que t’as besoin de soutien, les gens creusent ta tombe. Et ça, c’est la pire des choses à faire.
Heureusement, de même qu’il existe l’éducation bienveillante, il existe le véganisme bienveillant. Hors, certains, trop nombreux, croient en Marine LePen ou aux martiens, a la théorie du complot mondial ou croient qu’on est allé sur la lune (ou pas) mais l’altruisme non ça, c’est de la philosophie pour les faibles,  et la tolérance pour eux, c’est comme un MacDonald : même en dernier recours on n’y fout pas les pieds (c’est bien un des seul point sur lequel je suis d’accord avec eux).

Donc, assez radoté, voila l’histoire : alors que je suis dans une situation assez inconfortable dans un resto, l’esprit très embrouillé, physiquement épuisée et mentalement à peu près dans le même état qu’un CD des 2be3 (sur une échelle de cassé à brisé en 1000 morceaux je devais me situer à peu près à inutilisable), le menu sous les yeux mon regard se pose sur ce foutu feuilleté épinards-chèvre. Et là, je sais pas ce qui s’est passé mais je me suis dit merde, au diable les animaux, c’est pas la fin du monde si je mange ce truc. Je l’ai mangé, et comble de l’histoire y’avait même pas assez de chèvre pour que ça soit vraiment bon. Et je savais que je ne recommencerais pas de sitôt. Voila. Fin de l’histoire. Bah oui c’est tout. Est-ce qu’il y a de quoi me traiter de bouffonne irrespectueuse ? D’hypocrite ? De mite nuisible à la cause ? De pute, de lavette, de grosse merde…? Je vous passe la longue liste.

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Des fois j’aimerais faire partie de ces végane que la simple odeur de fromage dégoûte, et ça suffit à régler le problème. Mais j’en suis loin. J’ai des moments où certaines choses me dégoûtent comme le saucisson, mais ça ne dure jamais très longtemps. Est-ce que c’est les TCA dûs au trouble borderline, est ce que c’est le trouble directement, est-ce que je suis comme ça naturellement, j’en sais rien, mais c’est comme ça. Malgré les images, les POA ne me dégoûtent pas. Donc face à une envie ou une pulsion, je n’ai que la force mentale et dans quelques rares situations, comme ce soir la au resto, ça ne suffit pas. L’autre soir au resto, ça ne suffisait plus.

Et donc ceci a justifié des insultes, de la moralisation, du jugement, du pointage de doigt, tout ce que vous voulez. Déjà, quand c’est pas à moi que ça arrive je gueule un coup mais là, c’était moi qu’on humiliait pour une erreur dans un contexte difficile où j’aurais plutôt eu besoin de soutien (que j’ai la chance d’avoir eu ensuite, parce que sinon va savoir quelle mouche m’aurait piquée (ALERTE POLICE VEGANE EXPRESSION SPECISTE). Donc forcement, mon clavier doit se taper un énième coup de gueule, et vous aussi. Le clavier je sais pas mais vous, avouez, vous aimez bien, c’est pour ca que vous me suivez sur Twitter, Facebook et Insta (voir les liens tout en bas de la page quoi je peux bien faire ma propre promo dans mon article oui ou bien quoi ?).

J’ai eu plein de messages de merde, mais le pire que j’ai pu lire, ce qui m’a vallu de peter un sacré câble, c’est ça.
« Connasse extrémiste » qui mange du chèvre, tu vas être très très limite niveau crédibilité par contre. Peu importe ce que j’ai vécu et ce que je vivrai à l’avenir, jamais je ne me permettrai un « écart », jamais. On parle pas d’un mec qu’a arrêté le tabac et qui se permet une latte un jour de temps en temps là, on parle d’un écart qui COUTE UNE VIE! Une vie innocente. un écart fait par une « Vegane abolitonniste »???? Putain mais il est beau l’abolitionnisme. Jai la tête en plein dedans en ce moment, dans la souffrance animale, mais directement hein, je ne pourrais t’en dire + surtout ici, mais mangeant ça tous les jours et voyant après des post insta comme le tiens ça me donne juste envie de faire sauter la planète entière en fait, me donne une grosse envie de gerber. « Un moment de faiblesse »….. PUTAIN!!! Mais si seulement tu voyais ce qu’ils vivent de tes propres putains de yeux peut-être que là tu remettrais en question ton petit « moment de faiblesse » et tes hashtags qui sont une honte en dessous d’une photo contenant des produits animaux! Genre j’assume quoi… Pfffffff à vomir. Mais ta raison ooooh grande abolitionniste que tu es, continue de faire payer aux animaux tes problèmes perso, t’as raison. Et affiche le bien sûr internet en mode « miss tolérante ». A GERBER. Quelle blague le veganisme en France putain..

Ce genre de trucs encore quand ça vient d’inconnus, tu peux t’en foutre, ils te connaissent pas et ça te passe vite au dessus de la tête, mais quand ça vient de la part de gens qui savent les nuits blanches que tu passe à taffer sur ton magazine vegane, ou sur le net à discuter avec les gens pour leur ouvrir les yeux, ce manque d’empathie ça détruit le peu de motivation que t’as encore.

« C’est pas aux animaux de payer pour tes problemes persos ». C’est vrai. Mais est ce que quelqu’un s’est demandé si dans cet instant de faiblesse, je ne payais pas moi même pour les autres..?

Apres cette pluie d’injures, au supermarché c’était l’enfer. J’avais envie d’acheter tout le rayon fromage, tout le rayon chorizo et tout le rayon saumon. Les trucs que j’adorais avant. J’avais même des bâtons de surimi en main, l’horreur. Je m sentais hyper mal, coupable, nulle, inutile, hypocrite. Mais Noita, comment tu peux aller dire à des gens d’arrêter de manger de la viande et du fromage si toi une fois tous les 3 ans tu craque, tu vaux pas plus qu’un sac de nouilles chinoises, arrêtes tout ça. J’entendais les injures des gens et j’y croyais presque, je me sentais tellement mal que j’avais envie de tout laisser tomber, ne penser plus qu’à moi. Apres tout pourquoi se battre, se priver, ça ne sert a rien : le combat avance trop peu vite, l’humanité crèvera avant d’avoir libéré les animaux, pis tu te fais insulter par tout le monde.

Et c’est surement à peu près comme ça qu’on se sent tous quand d’une part on fait quelque chose qu’on regrette et qu’en plus on se fait accabler de partout. Est-ce qu’on mérite ça ? Est-ce qu’accabler les gens, ça les aide à ne plu recommencer ou est-ce qu’au contraire ca les pousse à recommencer, les affaibli encore plus, les mène a encore plus d’écarts  ? Si un écart, effectivement, c’est mal, ce n’est pas non plus la fin du monde.

J’ai mis tous ces trucs cités avant dans mon panier et je ne sais par quel miracle, avant d’aller à la caisse j’ai tout reposé, d’un coup j’ai repensé à un truc que j’ai entendu. Le must de l’histoire, c’est que c’est la même personne qui m’a foutu à terre avec son discours puant, qui m’a fait remettre ces saloperies en rayon parce que ce sont ses mots qui sont arrivés jusqu’à mon cerveau cramé. Sur le coup, je l’ai détesté encore plus.

Il y a quelque part une limite entre laisser passer sans rien dire des écarts qui auraient pu ne pas avoir lieu, et accabler violemment des gens qui n’en font quasi jamais. Il y a une différence entre quelqu’un qui se sert de la tolérance comme une excuse pour sauter sur du reblochon dès l’automne installé (alors qu’il est meilleur en été, mais bon, question de gout…) et quelqu’un qui s’en sert pour apaiser les gens qui se sentent mal parce qu’ils regrettent amèrement leur action. Et puis , ce n’est pas pas parce que vous l’acceptez de moi, ou de quelqu’un d’autre,  que vous allez craquer aussi. Ce n’est pas parce que soutenez quelqu’un qui a fait un écart ou qui est encore végétarien que vous êtes faible.

Si je ne m’étais pas autant faite accabler, au supermarché j’aurais fait de gros fuck au saumon au lieu de le foutre dans mon panier. Je me serais sentie forte, soutenue. Si on m’avait rappelé pourquoi je fais tout ça, j’aurais même pas capté le fromage. Moi, j’ai pu le poser mais combien n’ont pas ou plus assez de force mentale et craquent encore, et encore et encore ? Et vous osez les blâmer, alors que c’est un peu de votre faute, ces autres écarts.

A un moment il faut arrêter de ne voir que les animaux et penser aussi à la complexité humaine. Se rappeler qu’on n’st pas des machines et que de toute façon même les machines se plantent.  Depuis le resto, j’ai repensé à ce qui s’est passé, pourquoi j’ai fait ça, mais j’aurais pu le faire beaucoup plus vite et sans verser des litres de larmes. On est déjà si peu, alors pourquoi se tirer dans les pattes à la moindre occasion… ?

Voila. Alors je ne vous cache pas qu’à cause de ma situation personnelle actuelle qui est catastrophique, j’ai pas encore retrouvé le sourire, ni beaucoup de motivation, mais je les ai toujours au bout des lèvres, et quoi qu’il m’arrive, j’espère que je garderais toujours ces mots à la bouche : empathie, altruisme, tolérance.

Des Kiss et du love,

Noita.

 

 

Noita, 30 ans, végane, borderline et fumeuse de weed.

Tant qu’à devoir redémarrer le blog à zéro, autant le faire bien et le faire franchement.
J’en ai un peu marre d’être sans cesse coincée dans moi meme, comme si mon corps était trop serré pour supporter mon âme trop large, et d’avoir constement le cul entre deux chaises c’est fatiguant. Aujourd’hui j’ai 30 piges, il est 9h15 du matin et je suis assise sans un des canapés de la bibliothèque de médecine de l’université de Munich, déjà une bonne dose de weed dans le sang. Je vais vous expliquer pourquoi tout de suite.

BORDERLINE

La vie n’est simple pour personne et en ce qui me concerne, les emmerdes ont commencé bébé. Certaines études récentes disent que l’on nait avec les traumatismes de nos parents, qui sont « mémorisés » ou « gravés » dans l’ADN. Entre les guerres mondiales et autres que ce sont tapés mes ancêtres et l’histoire de ma famille dont la majorité des membres sont dépressifs, bipolaires, alcooliques, pervers narcissiques ou juste cons, je suis quasi sure d’être née avec un joli pet au casque et la suite n’a pas du arranger les choses. D’après un psy qui m’a aidée il y a deux ans, je suis borderline depuis l’âge de 4 ans et émotionnellement coincée à cet âge là. J’ai subi ce truc sans savoir ce que c’était pendant 28 putain d’années. Je sentais bien qu’un truc allait pas avec moi, que j’étais parfois « bizarre ». J’ai jamais vraiment agis ou pensé comme les autres, ou alors je sentais que ça me plaisait pas. Ce trouble mental m’empêche d’avoir une vie sociale normale, de garder un boulot (sauf si c’est moi la patronne), a foutu un peu la merde a tous les plans de ma vie, mais je suis pas loin de le foutre KO. A 10 ans je me disais qu’à 20 ans ça ira mieux, à 20 ans je me disais qu’à 30 ans ça ira mieux et maintenant, à 30 ans, je me suis que c’est à moi, et pas au temps,  de faire en sorte que ça aille mieux. J’ai compris ça il y a un an. Je n’ai pas trouvé de solutions à tout mais grosso modo, il y a du mieux, et même si les prochains mois vont être encore compliqués,les choses vont aller en s’arrangeant. Et au pire, il paraît que vers 40 ans, les symptômes se dissipent.
Un dernier mot sur le trouble de la personnalité limite : ceux qui me suivent depuis un bout de temps ont peut être remarqué des humeurs changeantes. Quelques semaines je vais être calme, joyeuse. Sur Twitter j’encourage les végétariens et milite activement pour le véganisme, j’essaie de raisonner les plus violents véganes en leur expliquant que ça sert à rien. Puis pendant les semaines semaines suivantes, je suis moi même violente dans mes propos, je vais aller chercher le clash chez les carnistes ou les chasseurs. Et parfois je disparais pendant quelques jours. C’est normal. Ca fait maintenant 6 mois que « je me cherche », que je lis plein de choses pour savoir « quel type de végane je suis », et puis, fatiguée d’essayer de me fixer sur un seul « comportement type », j’ai décidé d’accepter les 2 cotés. Tans pis si pour certains du coup, l’image me concernant est un peu trouble. Les « elle sait pas ce qu’elle veut celle là », j’en ai entendu 10 mille, et j’en entendrais encore longtemps. Mais fuck.
VEGANE
On va la faire short parce qu’il n’y a pas grand chose à dire. 2 ans végétarienne, et maintenant végane depuis un an, à la tête d’une équipe de 25 personnes qui se démènent pour sortir Le Tofu Te Parle tous les 3 mois. J’ai découvert et découvre encore chaque jour des pratiques barbares, des traditions ancestrales qui n’ont plus aucun sens ou des violences gratuites, mais la véganie se serre les coudes et j’ai découvert un univers qui, s’il en prend un peu plein la gueule à cause de son image, elle même ruée de coup à cause d’une communication catastrophique, est tout de même chaque jour de plus en plus fort et surtout, est humain. Enfin quand les VVV viennent pas nous casser les couilles.
FUMEUSE DE WEED
L’herbe, et les plantes en général, ce n’est pas du tout ce que vous croyez, mais on en reparlera plus tard. Je voulais juste vous dire que j’ai décidé que cette année, j’allais un peu plus oser vous parler de cannabis, sujet sur lequel en France, y’a (comme pour le véganisme en fait), 20 ans de retard. Ce n’est pas une drogue et je sais que vous allez me dire que vous avez vu ou connaissez quelqu’un qui a vu les ravages de cette plante sur 50 ans. Je vous crois. Mais je vous expliquerais en quoi c’est la faute à la psychologie, pas à l’herbe. Et je vous parlerais un peu plus souvent de plantes et huiles essentielles. Parce que la quand même on est en 2017,  faudrait arrêter d’associer les principes actifs des plantes a de la sorcellerie et se repencher un peu sur ses cours de chimie. C’est pas compliqué de comprendre qu’on nous ment sur tout, de comment on fait du lait aux femmes qui ne peuvent pas allaiter, de l’importance de la libre pensée à la fabrication de l’huile de palme ou d’un meuble Ikea, de maladies qui n’existent pas à celles qu’on nous cache, et surtout sur ce qui pourrait soigner/rendre notre vie meilleure.
Si la weed était dangereuse et que ca pouvait creuser encore un peu plus le trou de la sécu, croyez moi, elle serait aussi légale que cette saloperie de tabac.
TCHAO LES ETIQUETTES (à part sur ma boite aux lettre pour pas recevoir les pubs, j’en veut pas)(rassurez-vous je prend les stickers, quand même, je suis pas une extrémiste hein), je suis pas tout à fait comme tout le monde à cause de ce trouble mental et de part les choix que j’ai fait. Et tant mieux. Si on me proposait une vie plus calme et pleine de l’amour dont j’ai manqué mais que le prix à payer serait de ne plus être moi, je refuserais.
Et donc, me voila ce mercredi matin dans le canapé de la bibli, après 2 mois catastrophiques à tous les niveau,fatiguée physiquement et mentalement, une migraine qui dure depuis hier soir. Mais il faut que je me reprenne en main avant de sombrer totalement. J’ai fumé un peu d’herbe, j’ai allumé l’ordi, et avant de taffer j’écris ce billet.
Voila. Merci d’avoir prit le temps de lire. Merci à tous ceux qui ont été la pendant ces quelques semaines pénibles et/ou qui m’ont laissé des messages de soutiens ou qui le feront  encore plus tard. Vous êtes des amours.
Je vous retrouve plus tard dans la semaine avec le 1er vrai article du blog. Ca parlera de tolérance. Un peu comme faisait Noita avant. J’ai beaucoup changé en deux mois mais ça, ca ne changera pas. La tolérance est vue comme une faiblesse, moi je dis que c’est un peu l’ingrédient magique qu’il manque à notre vie pour qu’elle soit plus belle, et plus légère. J’ai pas l’habitude de m’attaquer à des gens mais les VVV et la police végane vont morfler sévère.
Des kiss et du love,
Noita

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Oui, j’impose le véganisme à mes enfants.

(Voici l’article phare de mon précédent blog. Merci encore pour vos 80.000+ lectures !)

Quand on devient végane, on a le droit à toutes sortes de remarques. Il y a aussi les jugements hâtifs, ceux faisant le plus mal étant ceux qui insinuent que nous n’avons pas été fichus de nous renseigner, comme si nous étions les derniers des cons, qu’on a pris cette décision en voyant une pub dans les prospectus entre ceux de Lidl et de la Scientologie. Mais ça n’est pas le pire. Non, ce qui nous fout le plus des poignards au coeur c’est quand on nous accuse d’être de mauvais parents.

« Mais tu ne peux pas lui imposer ça. C’est dangereux et de toute façon tu n’as pas à faire des choix à sa place » 

– Imposer

– Mettre en danger

– Choisir à sa place

2 reproches en une seule phrase (avec un doublon pour bien en rajouter), qui dit mieux ? Même ma belle-mère n’a pas ce level.

Parlons-en de la question du choix :

A moins d’avoir mal compris, en tant que mère, mon rôle est justement de faire des choix pour mon enfant, non ? Ou est-ce que je suis censé le mettre face au sein remplit du lait maternel de sa mère et un biberon de lait maternel de vache et attendre qu’il me pointe son choix du doigt ? Vous, vous le laissez choisir à quelle heure il doit aller au bain, s’il veut aller à la maternelle ou non, et il a son mot à dire au moment de la vaccination ? Quand il sera plus âgé, s’il décide de rejoindre Daesh, vous le laisserez faire sans vous battre parce que vous n’avez pas à faire de choix pour lui et qu’il est majeur ? Et surtout, est-ce que vous, parents qui consommez des P.O.A. (produits d’origine animale), vous laissez le choix à vos enfants ? Vous leur avez expliqué comment on fait de la viande, d’où ça vient, les risques pour la santé et tout le tralala, puis vous les avez fait réfléchir avant de vous soumettre à leur décision ?

Nous sommes des parents. Notre job est de prendre des décisions pour nos enfants. Nous prenons ces décisions selon nos âmes et consciences, selon ce que nous estimons être le mieux pour eux. Véganes ou non, nous imposons tous nos choix à nos enfants. TOUS.

TOUT LE MONDE A FAIT DES CHOIX POUR MOI, et ça n’est pas normal.

Petite, je n’ai jamais eu mon mot à dire sur rien. Si le lapin me dégoûtait, il fallait le manger quand même. Tant pis si ça me foutait des nausées. Avec le temps, je me suis habituée et j’ai oublié cette sensation désagréable de culpabilité, l’impression de manger quelqu’un. Les discours des grand-mères « c’est qu’un animal » m’est rentré dans le crâne. Plus tard on a eu un lapin nain chez une de mes grand-mères, en cage. Quand je lui ai demandé si on allait le manger, elle m’a regardé de travers : « pas lui voyons ». Je ne comprenais pas la différence avec les autres lapins. L’un est mangeable, l’autre non ? Un jour je l’ai vu déplumer un pigeon. J’ai été punie pour lui avoir dit de laisser cet oiseau tranquille. Évidemment je n’avais le choix de rien, puisque « je n’étais qu’une enfant ». Ado, à moins de pleurs et de disputes interminables, j’ai rarement eu mon mot à dire sur mes envies ou mon avenir. Et une fois maman, ce n’était pas mieux

– À l’hôpital, j’avais dit pas de tétine, pas de biberon et surtout pas de lait de vache. Pas 24h avant sa naissance, mon fils a eu les deux, et ce contre mes consignes claires et strictes. L’équipe avait décidé à ma place que la tétine est indispensable à mon fils et que les bibis de lait de vache c’est mieux que mon lait maternel, donc quand il est parti faire des examens avec les médecins, ils lui ont donné. J’ai lutté 3 mois pour essayer de sauver mon allaitement mais rien à faire : trop fainéant, confondant tétine et sein, il ne tétait pas assez et pas assez bien. Autre chose, on m’a aussi injecté un vaccin sans me demander mon avis. Alors que j’étais à moitié endormie, l’infirmière est arrivée avec la seringue et m’a piquée sans que j’ai eu le temps de réagir. C’est une violation de mes droits.

Cas à part ? Non, en France c’est malheureusement le quotidien. Vous trouvez ça normal, parce que les médecins « savent mieux » ? Pas moi. Ils ont décidé pour moi, et en aucun cas ça n’est normal. Ils auraient dû m’en parler. Médecins ou bon Dieu, celle qui choisi pour moi, ça doit être moi et uniquement moi.

– Une fois né, deux grand-mères se sont senties le droit légitime de me prendre mon fils quand elles le souhaitaient. « Quand il aura quelques mois tu vas partir à l’étranger avec lui, alors on veut en profiter ». L’une des deux a carrément pris mon fils de mes bras alors qu’il dormait parce que « il ne doit pas dormir quand mémé Monique est là ». Premier enfant, logée gratuitement, sentiment de culpabilité, je n’ai pas osé broncher. Je me disais qu’elles savaient peut-être mieux que moi après tout… Les gens ont le don de vous manipuler et de vous faire croire, sur le coup en tout cas, que vous êtes d’accord et si vous ne l’êtes pas, jouent avec vos sentiments. Normal ? Non ! 100 fois non ! C’est comme ça dans toutes les familles ? Ok, mais moi j’ai décidé de briser ce tabou, et ça ne sera pas comme ça chez moi.

Ce ne sont que deux exemples, ceux qui m’ont le plus marqués, mais je pourrais en faire un liste énorme. À quel moment les gens ont-ils respecté mes choix ? Quasi aucun. Normal ? Non.

QUID DE VOS PROPRES CHOIX ?

Et vous, qu’importe la décision à prendre, entre la pression/les moqueries/le manque de soutien des parents, des employeurs, le manque de confiance, les « j’ai pas le choix »  imposés par le système et la manière de vivre d’aujourd’hui etc., combien de fois d’autres ont choisi pour vous, allant clairement contre vos envies, vos valeurs, vos décisions ? Combien de fois avez-vous pensé que c’était votre choix alors que pas du tout, que vous avez été manipulé ? Combien de fois avez-vous changé d’avis parce que vous avez vu 50 fois la pub ou que votre cousine vous a saoulé ?

Ces choix que nous prenons pour nos enfants sont-ils réellement NOS choix ? Quid de la tradition ou de l’avis de notre entourage, ne pèse-t-il pas parfois tellement lourd qu’on va contre sa propre volonté ? (Ex  : votre mère : Moi j’ai fait comme ça et c’était très bien, comment oses-tu remettre en cause l’éducation que je t’ai donné, tu me blesses)

Quant à la viande, avez-vous eu toutes les informations et un temps de réflexion pour faire un choix ?

Là où les uns cachent (inneficacement), j’ai choisi d’expliquer. 

Il ne faut pas prendre les enfants pour des imbéciles. Ils ont du coeur. Ce n’est pas que les adultes n’en ont pas, c’est qu’on leur a appris à ne pas l’écouter. Les enfants comprennent, et surtout nous font confiance. Si on fait un choix pour eux, même s’ils ne comprennent pas sur l’instant, ils comprennent plus tard. Véganisme, déménagements nombreux, vie sans père/mère etc., c’est le même combat.

Tous les enfants passent par la case « je ne veux pas manger le lapin ».

À ce moment-là vous avez le choix entre les forcer à faire ce qu’ils ne veulent pas ou leur proposer une autre alternative. Cette alternative leur évitera de se confronter si jeune à la dissonance cognitive. Elle signifie aussi, si vos enfants ne sont pas véganes depuis toujours, devoir leur expliquer pourquoi ils n’ont pas/plus le droit à la viande. Parlez-leur de santé et d’environnement s’ils sont encore trop petits pour savoir ce qui se passe derrière un abattoir. Chaque chose en son temps, il n’est nul besoin de traumatiser nos enfants, ils le seront bien assez tôt.

Cette même alternative ne signifie pas devoir les affamer. Mon fils raffolait des poissons pannés/nuggets, aujourd’hui il dévore des poissons pannés/nuggets véganes, très faciles à faire à la maison ou qu’on trouve en magasin. Chez nous, il y a du gâteau et des glaces, comme dans toutes les familles. Mes gosses ne sont pas malheureux et ils ont autant d’énergie que ceux qui carburent au sucre et aux protéines animales.

Mon fils de 5 ans pose des questions, j’y répond, et il comprend pourquoi nous ne mangeons pas de P.O.A. Il a plutot du mal à comprendre pourquoi certaines personnes sont aussi « méchantes », comme il dit. Ma fille de 2 ans est végane depuis la naissance, elle se porte super bien !

Les moqueries à l’école ? Si ça n’est pas le véganisme, les  gosses trouveront autre chose. Quand on veut emmerder quelqu’un dont la tête ne nous revient pas, on trouve toujours quelque chose.

Sans les zoos, les aquariums, les cirques… enfance malheureuse? 

Bouh, mauvaise mère, ce n’est pas une enfance si on n’a pas vu un lion. Premièrement, ce que vous montrez à vos enfants ne reflète pas ce que sont les animaux dans leur milieu naturel. Deuxièmement, est-ce que vous voulez vraiment qu’ils voient des animaux malheureux, parfois humiliés, faire des numéros contre-nature et troisièmement, est ce que la vie d’un animal est moins importante que les étoiles dans les yeux de vos enfants, alors qu’en plus ce n’est que mensonge ? Il y a tellement d’autres moyens de les faire rêver !

Pour amuser vos enfants, il y a la piscine, les clubs de sport, les jeux de société, le cinéma ou que sais-je. Ils ne seront pas traumatisés s’ils ne vont jamais au zoo. Au contraire, ne pas voir ces injustices ne leur fera que du bien.

VIANDE OU PAS VIANDE ? Ça n’est de toute façon pas une question de choix personnel. 

Nous sommes en 2016. Croire encore que les P.OA. sont bons pour la santé c’est comme croire au père Noel à 30 ans : c’est se voiler la face sur la réalité. Oui c’est vrai, ça fait chier, on aime la viande, et on ne veut pas perdre du temps à changer les habitudes. Oui, on nous a manipulé et menti toute notre vie, on se sent con, on est en colère, c’est normal. Mais cette colère est-elle à tourner vers les véganes qui essayent de vous faire comprendre qu’une vie plus saine existe (et combien sont ceux qui tiennent des blogs pour vous aider !), ou plutôt vers le système qui se paye votre tronche ??? Voulez-vous à votre tour vraiment imposer ça à vos enfants ?

Qui dit encore que les P.O.A. sont bons ? Lobbyistes, industries, pharma, publicités mensongères, bref ceux qui veulent vendre leur viande qui vous rend malade puis les médocs pour vous soigner. Votre plus grande référence en nutrition a le cul entre deux chaises : la vérité, qu’il connait puisqu’il lui est arrivé de dire du bien du véganisme, et cette grande marque de produits laitiers qui lui file des chèques. Super ! Jean Mich, t’as 10 trains de retard en nutrition.

On ne peut plus non plus croire encore qu’un animal n’a pas de conscience et ne ressent pas la douleur, ou qu’il a été mis là par Dieu pour que nous le traitions comme de la merde afin de le manger. On ne peut plus croire qu’il faut continuer à cause de la tradition. Nous ne vivrions pas dans un monde aussi moderne si les traditions n’avaient jamais changées.

Conclusion

Donc, oui j’impose le véganisme à mes enfants, ils sont heureux quand même. C’est mon rôle de leur offrir ce que j’estime être le mieux pour eux. Mon rôle est de les protéger. Je préfère quelques moqueries à l’école que de les goinfrer de pesticides, O.G.M., excréments et médocs. Pour ma part je pense que c’est ce qu’il y a de mieux pour eux, comme vous faites ce que vous pensez être le mieux pour les vôtres. Il n’y a aucune différence.