10 réflexions véganes à propos desquelles j’ai changé avis !

 « Être végane signifie abandonner les produits animaux. Cela ne veut pas dire abandonner la réflexion » Tobias Leenaert

Hello,

Dernièrement je suis allé faire un tour sur le blog de Tobias Leenaert, The Vegan Strategist, activiste végane que j’aime beaucoup et ai passé 2 petites heures à lire tout ce que j’avais en retard. J’ai particulièrement aimé cet article : « 10 réflexions véganes à propos desquelles j’ai changé d’avis », qui m’a mit une petit claque dans la figure. Il est vrai que ces derniers temps, j’ai laissé tomber quelque chose que j’ai beaucoup fait au début de mon veganisme : chercher de nouvelles pistes de reflexions, m’informer, évoluer. Je m’étais posée confortablement dans mes positions, pensant que c’était bon, vous savez le fameux « je sais qui je suis, ce que je vaux, quelles sont mes valeurs et je me bat pour elles »… ah c’était chouette, mais… j’étais à coté de la plaque. Oui, j’avoue, je m’étais reposée sur mes lauriers et je ne suis pas très fière de ca. J’ai donc demandé, encore une fois, à Melvin, auteur du site vegan-life, de bien vouloir me traduire un article, par manque de temps de mon coté.

Je ne suis pas forcement d’accord avec tout le contenu (mais avec une très très grosse partie quand même), je dois encore réfléchir à certaines choses et lire certains des articles cités. Allez j’avoue ce sont les OGM qui me turlupinent.  Je partage d’ailleurs cet article plus parce que j’aimerais rappeller qu’il ne faut jamais cesser de se remettre en question, de reflechir et d’aller de l’avant que par accord avec les opinions de Tobias.

Bref assez tergiversé, voici l’article en question. Bonne lecture à vous 🙂

P.S. : Il est un des fondateurs de l’organisation Belge  EVA (Ethical Vegetarian Alternative), et, avec Melanie Joy, cofondateur de the Center for Effective Vegan Advocacy (CEVA)

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10 réflexions véganes à propos desquelles j’ai changé avis !

De  Tobias Leeneart pour The Vegan Strategist

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Tobia Leeneart, image issue de son site web

Je me suis profondément investi dans la cause animale et au sein du mouvement végane, et ce depuis environ 20 ans maintenant. Vous imaginez bien qu’après tout ce temps, j’ai abouti à des conclusions et je connais deux-trois petites choses sur le sujet.

Eh bien, finalement… j’en sais moins que ce que vous et moi pensions…

En effet, j’ai dernièrement pris connaissance de nouvelles choses, pendant que d’anciennes croyances ou pensées ont été remises en question ou tout simplement balayées. Une fois, cela s’explique par le temps que j’ai passé à écrire et à réfléchir sur mon blog and sur mon prochain livre. Une autre fois, j’ai été influencé par la philosophie – et par beaucoup de gens de The Effective Altruism movement, tout comme par des gens du Animal Charity Evaluators, de Faunalytics, et même de personnes venant du mouvement DxE (Direct Action Everywhere) .

Donc voici quelques conclusions auxquelles je suis parvenu ou auxquelles j’ai commencé à réfléchir récemment…

1. Le bien-être et la souffrance sont importants

Comme beaucoup de personnes impliquées dans le mouvement animaliste luttant en faveur des droits des animaux, je pensais qu’il ne s’agissait que d’une simple question de droits fondamentaux. Aujourd’hui, je pense que ces droits sont plus un moyen pour parvenir à une fin, principalement utile dans le fait qu’ils peuvent aider à empêcher des êtres vivants d’être blessés. Quelque part, le bien-être est devenu quelque chose de péjoratif dans notre mouvement, alors qu’il ne le devrait pas.

2. Les poulets et poissons sont également importants



Les principales victimes de nos habitudes de consommation sont de loin les poulets et les poissons. Ce sont de petits animaux, donc nous pouvons facilement en manger beaucoup, alors qu’ils souffrent tout autant. Ils méritent de fait une plus grande attention de notre part.

3. Au-delà du végétalisme 1 : la souffrance des animaux sauvages devrait également être prise en compte dans nos efforts

Les animaux ne sont pas seulement maltraités et tués par les humains : bien plus d’animaux souffrent de la faim, du froid, des prédateurs, des parasites et des maladies dans la nature. Si nous aimons tant les animaux, nous devrions également nous occuper des animaux sauvages, en étant ouvert d’esprit sur ce que l’on peut ou pourra faire pour eux dans le futur (voir l’article «La vérité dérangeante sur la souffrance des animaux sauvages : The extremely inconvenient truth of wild animal suffering).

 4. Au-delà du végétalisme 2 : il existe une autre souffrance que celle des animaux humains et non-humains

Toujours plus loin dans mes réflexions (grâce à l’ «Effective Altruism»), j’ai commencé à m’intéresser à la terrifiante possibilité qu’il puisse exister une sentience artificielle (oui, oui) dans le futur. Si nous commençons à réfléchir et à agir dès maintenant contre ceci, nous pouvons peut-être empêcher un nombre astronomique de souffrances dans les siècles à venir. Après le spécisme, il y aura… le substratisme : peu importe que tu sois vivant ou non, la seule chose qui importe est la sentience.

5. Il y a des choses bien plus importantes que le simple fait d’être végane

Oui, bien sûr, nous avons un réel impact via ce que nous mettons dans notre bouche. Et, de fait, en étant végane. Mais être un bon porte-parole et militer au quotidien pour les animaux est sûrement bien plus important encore (voir l’article «L’obsession d’être végane » : The fetish of being vegan)

 6. L’argent est l’une de nos ressources cruciales

 Nous sommes tous très véganes, mais combien donnons-nous ? Nous parlons du véganisme, mais si nous faisons des dons, est-ce que l’on encourage notre entourage à faire de même ? Avec notre argent, nous pouvons avoir un impact bien plus important qu’avec notre propre consommation seule. Et gagner de l’argent pour financer d’autres défenseurs des droits des animaux peut être un moyen très efficace de soutenir et de diffuser davantage le mouvement (voir les articles «Il est temps de faire des dons» et «Investir dans notre mouvement» : Time to donate,and Money Money Money in our Movement)

7. Le mouvement végane n’est plus nécessairement le joueur principal

Auparavant, il y avait juste nous, le mouvement végane luttant en faveur des animaux. Mais maintenant, moins directement, il y a une grande influence émanant du secteur du commerce : «Impossible Foods», «Hampton Creeks» et «the Beyond Meats», entre autres, jouent tous un rôle dans la perturbation d’une industrie toute entière et dans la création d’un changement incroyable (voir l’article «Et si les véritables avancées vers un monde végane ne sont pas essentiellement dues aux véganes eux-mêmes ? : What if the real push towards a vegan world did not come from vegans?).

8. La technologie et les OGMs à la rescousse

Les révolutions technologiques peuvent apporter des révolutions morales. Nous avons déjà vu quelques alternatives très prometteuses pour des produits animaux, mais il y a beaucoup d’autres choses à venir. Une chose qui également changé en moi est ma vision des OGMs. J’étais autrefois contre ces derniers, parce que je n’ai jamais réellement examiné le sujet en détails et j’étais consciemment aveuglé par ce que j’en entendais autour de moi. Grâce à quelques amis, et grâce au site vegangmo.com , mon opinion sur le sujet a pas mal évolué, et je peux maintenant apercevoir à quel point ils pourraient être très bénéfiques dans la lutte contre l’exploitation et la souffrance animale. Le terme «naturel» importe finalement peu (voir l’article «Qu’en est-il des OGMs et des alternatives technologiques aux aliments d’origine animale : What about GMO’s and hi-tech animal food alternatives).

9. Nous devrions investir davantage dans la recherche

 Parce que beaucoup de choses sont incertaines, et parce qu’il y a toujours des opportunités de faire de nouvelles découvertes, nous devons investir suffisamment de ressources dans la recherche et ainsi voir ce qui fonctionne vraiment. Nous devons nous y prendre sans suivre de dogmes particuliers, ouverts à tous les résultats que nous pourrions trouver. Ce qui m’amène à mon dernier point…

10. L’ouverture d’esprit est bien plus importante que ce que je croyais

Lorsque je regarde ma liste et que je remarque à quel point je me suis mis à jour dans tel ou tel domaine important, je me dois de conclure que garder un esprit ouvert est bien plus important que ce que j’imaginais. En revanche, je suis clairement allergique aux dogmes. Tandis que l’ouverture d’esprit permet un apprentissage remplit de remises en question, de nouvelles découvertes et d’améliorations, les dogmes empêchent à la fois d’apprendre et de s’améliorer – qui sont pourtant deux principes fondamentaux, surtout lorsque autant de questions et réflexions importantes sont en jeu.

Toutes ces questions sont des ouvertures vers d’autres réflexions. Cette constante évolution, ces doutes et ces incertitudes ne devraient cependant pas nous paralyser. Il y a ici plusieurs théories, stratégies et tactiques qui sont prometteuses. Nous sommes engagés dans cette lutte sur le long terme, et nous pouvons ralentir un peu pour tester celle-ci et faire des recherches, pour ensuite, avec les meilleures preuves et arguments que nous aurons trouvé, nous améliorer et prêter plus ou moins d’attention à telle ou telle stratégie.

Être végane signifie arrêter de manger des produits animaux, cela ne veut pas dire arrêter la réflexion.

 

 

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