Noita, 30 ans, végane, borderline et fumeuse de weed.

Tant qu’à devoir redémarrer le blog à zéro, autant le faire bien et le faire franchement.
J’en ai un peu marre d’être sans cesse coincée dans moi meme, comme si mon corps était trop serré pour supporter mon âme trop large, et d’avoir constement le cul entre deux chaises c’est fatiguant. Aujourd’hui j’ai 30 piges, il est 9h15 du matin et je suis assise sans un des canapés de la bibliothèque de médecine de l’université de Munich, déjà une bonne dose de weed dans le sang. Je vais vous expliquer pourquoi tout de suite.

BORDERLINE

La vie n’est simple pour personne et en ce qui me concerne, les emmerdes ont commencé bébé. Certaines études récentes disent que l’on nait avec les traumatismes de nos parents, qui sont « mémorisés » ou « gravés » dans l’ADN. Entre les guerres mondiales et autres que ce sont tapés mes ancêtres et l’histoire de ma famille dont la majorité des membres sont dépressifs, bipolaires, alcooliques, pervers narcissiques ou juste cons, je suis quasi sure d’être née avec un joli pet au casque et la suite n’a pas du arranger les choses. D’après un psy qui m’a aidée il y a deux ans, je suis borderline depuis l’âge de 4 ans et émotionnellement coincée à cet âge là. J’ai subi ce truc sans savoir ce que c’était pendant 28 putain d’années. Je sentais bien qu’un truc allait pas avec moi, que j’étais parfois « bizarre ». J’ai jamais vraiment agis ou pensé comme les autres, ou alors je sentais que ça me plaisait pas. Ce trouble mental m’empêche d’avoir une vie sociale normale, de garder un boulot (sauf si c’est moi la patronne), a foutu un peu la merde a tous les plans de ma vie, mais je suis pas loin de le foutre KO. A 10 ans je me disais qu’à 20 ans ça ira mieux, à 20 ans je me disais qu’à 30 ans ça ira mieux et maintenant, à 30 ans, je me suis que c’est à moi, et pas au temps,  de faire en sorte que ça aille mieux. J’ai compris ça il y a un an. Je n’ai pas trouvé de solutions à tout mais grosso modo, il y a du mieux, et même si les prochains mois vont être encore compliqués,les choses vont aller en s’arrangeant. Et au pire, il paraît que vers 40 ans, les symptômes se dissipent.
Un dernier mot sur le trouble de la personnalité limite : ceux qui me suivent depuis un bout de temps ont peut être remarqué des humeurs changeantes. Quelques semaines je vais être calme, joyeuse. Sur Twitter j’encourage les végétariens et milite activement pour le véganisme, j’essaie de raisonner les plus violents véganes en leur expliquant que ça sert à rien. Puis pendant les semaines semaines suivantes, je suis moi même violente dans mes propos, je vais aller chercher le clash chez les carnistes ou les chasseurs. Et parfois je disparais pendant quelques jours. C’est normal. Ca fait maintenant 6 mois que « je me cherche », que je lis plein de choses pour savoir « quel type de végane je suis », et puis, fatiguée d’essayer de me fixer sur un seul « comportement type », j’ai décidé d’accepter les 2 cotés. Tans pis si pour certains du coup, l’image me concernant est un peu trouble. Les « elle sait pas ce qu’elle veut celle là », j’en ai entendu 10 mille, et j’en entendrais encore longtemps. Mais fuck.
VEGANE
On va la faire short parce qu’il n’y a pas grand chose à dire. 2 ans végétarienne, et maintenant végane depuis un an, à la tête d’une équipe de 25 personnes qui se démènent pour sortir Le Tofu Te Parle tous les 3 mois. J’ai découvert et découvre encore chaque jour des pratiques barbares, des traditions ancestrales qui n’ont plus aucun sens ou des violences gratuites, mais la véganie se serre les coudes et j’ai découvert un univers qui, s’il en prend un peu plein la gueule à cause de son image, elle même ruée de coup à cause d’une communication catastrophique, est tout de même chaque jour de plus en plus fort et surtout, est humain. Enfin quand les VVV viennent pas nous casser les couilles.
FUMEUSE DE WEED
L’herbe, et les plantes en général, ce n’est pas du tout ce que vous croyez, mais on en reparlera plus tard. Je voulais juste vous dire que j’ai décidé que cette année, j’allais un peu plus oser vous parler de cannabis, sujet sur lequel en France, y’a (comme pour le véganisme en fait), 20 ans de retard. Ce n’est pas une drogue et je sais que vous allez me dire que vous avez vu ou connaissez quelqu’un qui a vu les ravages de cette plante sur 50 ans. Je vous crois. Mais je vous expliquerais en quoi c’est la faute à la psychologie, pas à l’herbe. Et je vous parlerais un peu plus souvent de plantes et huiles essentielles. Parce que la quand même on est en 2017,  faudrait arrêter d’associer les principes actifs des plantes a de la sorcellerie et se repencher un peu sur ses cours de chimie. C’est pas compliqué de comprendre qu’on nous ment sur tout, de comment on fait du lait aux femmes qui ne peuvent pas allaiter, de l’importance de la libre pensée à la fabrication de l’huile de palme ou d’un meuble Ikea, de maladies qui n’existent pas à celles qu’on nous cache, et surtout sur ce qui pourrait soigner/rendre notre vie meilleure.
Si la weed était dangereuse et que ca pouvait creuser encore un peu plus le trou de la sécu, croyez moi, elle serait aussi légale que cette saloperie de tabac.
TCHAO LES ETIQUETTES (à part sur ma boite aux lettre pour pas recevoir les pubs, j’en veut pas)(rassurez-vous je prend les stickers, quand même, je suis pas une extrémiste hein), je suis pas tout à fait comme tout le monde à cause de ce trouble mental et de part les choix que j’ai fait. Et tant mieux. Si on me proposait une vie plus calme et pleine de l’amour dont j’ai manqué mais que le prix à payer serait de ne plus être moi, je refuserais.
Et donc, me voila ce mercredi matin dans le canapé de la bibli, après 2 mois catastrophiques à tous les niveau,fatiguée physiquement et mentalement, une migraine qui dure depuis hier soir. Mais il faut que je me reprenne en main avant de sombrer totalement. J’ai fumé un peu d’herbe, j’ai allumé l’ordi, et avant de taffer j’écris ce billet.
Voila. Merci d’avoir prit le temps de lire. Merci à tous ceux qui ont été la pendant ces quelques semaines pénibles et/ou qui m’ont laissé des messages de soutiens ou qui le feront  encore plus tard. Vous êtes des amours.
Je vous retrouve plus tard dans la semaine avec le 1er vrai article du blog. Ca parlera de tolérance. Un peu comme faisait Noita avant. J’ai beaucoup changé en deux mois mais ça, ca ne changera pas. La tolérance est vue comme une faiblesse, moi je dis que c’est un peu l’ingrédient magique qu’il manque à notre vie pour qu’elle soit plus belle, et plus légère. J’ai pas l’habitude de m’attaquer à des gens mais les VVV et la police végane vont morfler sévère.
Des kiss et du love,
Noita

.